Luigi Bienaimé
Luigi Bienaimé, né à Carrare le et mort à Rome le , est un sculpteur néoclassique italien d'origine belge.
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italienne (à partir du ) |
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Biographie
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Famille
modifierFormation
modifierLuigi Bienaimé étudie à l'Académie des beaux-arts de Carrare et, grâce à ses dons, il obtient, en 1818, une pension pour parfaire sa formation à Rome. Il parvient à intégrer l'atelier renommé du sculpteur danois Bertel Thorvaldsen qui le charge de collaborer à diverses œuvres[1].
Carrière
modifierReconnu par le maître pour ses talents de copiste, Luigi Bienaimé accomplit d'autres tâches pour lui. Il est nommé comptable de l'atelier romain en 1827. Grâce à son travail administratif et aux documents produits, les historiens de l'art et les biographes ont pu reconstituer la chronologie des œuvres de Thorvaldsen, dont certaines sont achevées de sa main[1].
Luigi Bienaimé commence à se faire connaître en Europe. Au Salon de Bruxelles de 1836, il obtient une médaille de bronze pour ses sculptures Jeune fille et Ganymède[2].
Il est nommé pour ses mérites comme professeur dans la section de sculpture de l'Accademia di San Luca le . L'artiste meurt à Rome le et est inhumé au Campo Verano[1].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierIl expose sa Vénus Victrix à Florence : une œuvre qui, tout en restant originale, ne perd jamais de vue l'Antiquité. Cette statue, modelée avec amour et goût, révèle la fierté satisfaite de la déesse de l'amour. Le prince de Carignan en reconnaît les mérites et l'acquiert[1].
Les œuvres qu'il réalise pour la cour impériale de Russie sont louées pour leur effet, pour l'excellence de leurs contours et pour la précision de leur exécution. Il exprime avec grâce, dans un groupe, L'Amour conjugal pour le tsar et Une bacchante dansante pour l'impératrice. Les mêmes qualités s'appliquent à une Diane indignée, surprise d'être baignée, et une Psyché abandonnée par l'Amour. Ses compositions lui assurent la gloire et la fortune[1].
Il sculpte également une statue plus grande que nature pour l'empereur des Russies, Télémaque, qui témoigne de son étude attentive du mouvement des passions, de sa profonde compréhension de la texture du corps humain. Il réalise pour le roi des Belges, L'Amour arrosant les colombes[1]. En 1836, le critique belge Louis Alvin juge son ciseau délicat et estime que sa Jeune fille a une pose naturelle et grâcieuse, sa tête étant agréablement portée en arrière, ses proportions sont belles et ses formes d'un beau choix[2].
Sélection
modifier- Saint Jean-Baptiste (1820), Metropolitan Museum of Art, New York.
- Une sculpture en plâtre, conservée à l'Académie de Carrare.
- Plusieurs reproductions d'une Allégorie de l'innocence, situées à la Villa Carlotta à Cadenabbia (Griante), à l'Académie de Carrare (1821) et au palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg.
- Un buste en plâtre du cardinal Giovanni Francesco Albani, Académie de Carrare (1831).
- Autres commandes réalisées pour le palais d'hiver en 1839 : entre les deux statues du héros grec Télémaque ; une Andromède ; une Andromaque ; une Diane surprise ; un Zéphyr ; une Bacchante dansant ; Psyché abandonnée par Cupidon et un groupe représentant les noces.
- Vénus du duc Alessandro Torlonia (1842), au palais Corsini à Rome.
- Mercure, palais Corsini.
- Vénus (1844), Galerie nationale d'Art moderne et contemporain.
- David (1819), Académie de Carrare.
- L'Amour à la colombe.
- Deux bas-reliefs inspirés des mythes grecs : Jason et la quête de la Toison d'or et Mithridate tuant Datames.
- Un buste de George Washington.
Distinction
modifierRéférences
modifier- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Luigi Bienaimé » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 Gaetano Giucci 1871, p. 33-34.
- 1 2 Alvin 1836, p. 467-468.
- ↑ Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 99.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- (it) Gaetano Giucci, « Biografia di Luigi Bienaimé », Roma Artistica, vol. 1, no 5, , p. 33-34 (lire en ligne, consulté le ).
- Louis Alvin, Compte-rendu du salon d'exposition de Bruxelles, Bruxelles, JP Meline, , 517 p. (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :