La lune de Pejeng est un tambour de bronze exposé dans le temple hindou de Pura Penataran Sasih (en), dans le village de Pejeng (en), près d'Ubud, dans l'île indonésienne de Bali. C'est le plus grand tambour de bronze fondu d'une seule traite connu dans le monde.

Lune de Pejeng
Image illustrative de l’article Lune de Pejeng
La lune de Pejeng en position horizontale
Type Tambour de bronze
Matériau bronze
Méthode de fabrication Cire perdue
Fonction rituelle
Période IIIe siècle av. J.-C.
Culture
Lieu de découverte Pejeng (en)
Coordonnées 8° 30′ 50″ sud, 115° 17′ 36″ est
Géolocalisation sur la carte : Indonésie
Géolocalisation sur la carte : Bali

Contexte

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Dans la seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C., par des voies terrestres puis maritimes, les tambours de bronze en forme de champignon (de type Heger 1), inventés dans le bassin du Fleuve Rouge, dans le Yunnan et le nord du Vietnam, atteignirent l'Indonésie et notamment Java et Bali. Leur présence dans des tombes montre qu'ils furent bien accueillis. Les artisans locaux s'en inspirèrent pour inventer un nouveau type de tambours en forme de long « sablier », à l'image des membranophones en bois. Nommés Pejeng, du nom de la localité de Bali où fut trouvé le plus long (la lune de Pejeng - 1,98 m), ces tambours de bronze ne furent jamais exportés. Ils s'éteignirent probablement avec la pénétration des grandes religions venues de l'ouest (Hindouisme, puis Bouddhisme, puis Islam)[1].

Les tambours de Pejeng comportent de nombreuses poignées à mi-corps, pour pouvoir les porter, entremêlées de têtes sculptées, à l'image de sarcophages locaux en pierre. Leur long fuseau de bronze est couronné par un petit tympan orné de fleurs plus que d'étoiles, aux décors et techniques de fonte plutôt rustiques par rapport à leurs prédécesseurs venus du continent.

Description

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La lune de Pejeng mesure 1,60 mètre de diamètre à son sommet et 1,86 mètre de hauteur, et présente la forme d'un sablier. Elle est généralement datée du IIIe siècle av. J.-C.

Le tambour a des rebords moulés. Il est orné sur ses faces d'un bas-relief composé de masques stylisés dotés d'oreilles percées et allongées par de grandes boucles d'oreilles[2].

Légende

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Son nom provient de la légende attachée à sa création. Selon celle-ci, une roue du chariot qui supportait la lune se serait détachée et serait tombée dans un arbre à Pejeng. Un voleur du lieu, effrayé par la lueur qu'elle dégageait, aurait uriné pour essayer de l'éteindre. La lune aurait alors explosé dans un bruit de tonnerre, tuant le voleur et tombant à terre sous sa forme actuelle.

Références

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  1. Guerny 2017.
  2. (en) « Moon of Bali », sur Britannica

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jacques de Guerny, Les tambours de bronze de l'Asie du Sud-Est, Paris, Maisonneuve & Larose Hemisphères, , 228 p. (lire en ligne)
  • (en) Ambra Calo, Trails of Bronze Drums across early South East Asia, Singapour, ISEAS,

Articles connexes

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Liens externes

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