Lontra longicaudis

espèce d'animaux
(Redirigé depuis Lutra longicaudis)

Loutre à longue queue, Loutre d’Amérique du Sud

Lontra longicaudis
Description de cette image, également commentée ci-après
Loutre à longue queue ingérent une cuillère en plastique prise au zoo de Corrientes en Argentine.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Lutrinae
Genre Lontra

Espèce

Lontra longicaudis
Olfers, 1818

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT  : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

Répartition géographique

Description de l'image Neotropical Otter area.png.

Synonymes

La Loutre à longue queue (Lontra longicaudis) également connue sous le nom de Loutre d’Amérique du Sud, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Mustélidés. Cette loutre (sous-famille des Lutrinés) du genre Lontra, bien que largement répandue sur une grande partie de l'Amérique du Sud, reste considérée comme quasi menacée [2].

On la trouve dans les réseaux d'eau douce depuis le Mexique et l'Amérique centrale jusqu'au continent sud-américain, ainsi que sur l'île de Trinité. Physiquement, elle ressemble à la Loutre du Canada (L. canadensis) et à la Loutre du Chili (L. provocax), qui occupent respectivement les zones situées directement au nord et au sud de son aire de répartition. La longueur de son corps (tête comprise) varie de 36 à 66 cm, auxquels s'ajoute une queue de 37 à 84 cm. Son poids oscille entre 5 et 15 kg[3]. Elle fréquente de nombreux habitats fluviaux et zones riveraines, notamment dans les forêts tropicales et tempérées, qu'elles soient caduques ou persistantes, les savanes, les Llanos (en Colombie et au Venezuela) ainsi que le Pantanal (en Bolivie, au Brésil et au Paraguay). Elle préfère les rivières et les ruisseaux clairs au débit rapide, de préférence à l'écart de la concurrence de la Loutre géante (Pteronura brasiliensis), plus imposante. Contrairement à d'autres loutres qui vivent en groupes sociaux-familiaux soudés, la Loutre à longue queue est un animal relativement solitaire qui se nourrit principalement de poissons et de crustacés.

Dénominations

modifier

Taxonomie

modifier
Illustration de Lutra longicaudis par Alcide Dessalines d'Orbigny dans Voyage dans l'Amérique méridionale, en 1847.

L'espèce a été décrite pour la première fois en 1818 par le naturaliste allemand Ignaz von Olfers. Cette description, très succincte, a été titrée sous le nom scientifique de Lutra longicaudis dans un ouvrage intitulé Journal von Brasilien (plus précisément dans le mémoire « Bemerkungen zu Illiger’s Ueberblick der Säugthiere... »), au sein de la collection Neue Bibliothek der wichtigsten Reisebeschreibungen dirigée par Friedrich Justin Bertuch[8].

Longtemps classée dans le genre Lutra, la loutre à longue queue est formellement transférée vers le genre Lontra suite aux travaux de Cornelis G. van Zyll de Jong en 1972. Cette reclassification, fondée sur des critères morphologiques comme la structure du crâne et du baculum, a été confirmée en 1987 par une analyse phylogénétique démontrant que les loutres américaines forment un groupe monophylétique distinct des lignées eurasiennes[9].

Les relations de parenté au sein du genre sont illustrées par le cladogramme suivant, fondé sur les données génomiques de 2024[10] :

Lontra

Loutre du Canada (L. canadensis)




Loutre méso-américaine (L. annectens)





Loutre du Chili (L. provocax)



Loutre féline (L. felina)




Loutre à longue queue (L. longicaudis)






Sous-espèces

modifier

Dans une étude portant sur une zone de 4 140 km2 dans le sud du Brésil, les loutres ont montré une faible variation nucléotidique, mais une diversité haplotypique élevée par rapport aux autres espèces de loutres et d'autres carnivores. L'étude a conclu que les loutres pourraient connaître une augmentation récente de leur diversité. Les résultats montrent également une parenté entre les loutres de proximité et justifient la séparation de l'espèce en sous-espèces[11].

Une étude de 2024 a révélé que la sous-espèce septentrionale, L. l. annectens, possédait un génome très différent des autres sous-espèces et a proposé de la reconnaître comme une espèce distincte (Lontra annectens). Trois sous-espèces sont reconnues par l'UICN [2] et L. l. annectens soustraite par l’étude de 2024[10]:

  • Loutre de la Guyane (Loutre de la Guianne[12]) (Lontra longicaudis enudris) (F. Cuvier, 1823)

Description

modifier

La Loutre à longue queue est couverte d'un pelage court, de couleur brun grisâtre foncé. La couleur de la fourrure est plus claire autour du museau et de la gorge[13]. Elle possède une longue et large queue, ainsi que des pattes courtes et robustes avec des doigts entièrement palmés. L'espèce présente un dimorphisme sexuel, les mâles étant environ 25 % plus grands que les femelles[14]. La longueur tête-corps peut varier de 36 à 66 cm, auxquels s'ajoute une queue de 37 à 84 cm[3]. La masse corporelle de cette loutre varie généralement de 5 à 15 cm. Les loutres à longue queue communiquent avec leurs congénères par marquage odorant ; la communication peut également passer par des sifflements, des bourdonnements et des cris[14].

La formule dentaire varie rarement de celle de la Loutre d'Europe (Lutra lutra), sauf dans les rares cas d'individus présentant des anomalies dentaires[15]. Les femelles et les mâles possèdent la même formule. La formule dentaire (pour une demi-mâchoire) est la suivante[16] :

  • Mâchoire supérieure : 3 incisives, 1 canine, 4 prémolaires et 1 molaire.
  • Mâchoire inférieure : 3 incisives, 1 canine, 3 prémolaires et 2 molaires.

Distribution et habitat

modifier

La Loutre à longue queue possède la distribution la plus vaste de toutes les espèces du genre Lontra. Son habitat s'étend du Nord-Ouest du Mexique jusqu'au centre de l'Argentine. Elle préfère les rivières limpides au débit rapide et s'établit rarement dans les eaux stagnantes et chargées de sédiments des plaines ou dans les zones marécageuses. Bien qu'elle soit principalement présente entre 300 et 1 500 m d'altitude, on a trouvé des populations établies jusqu'à 3 000 m[17]. Elle nécessite une végétation riveraine dense et de nombreux sites de terrier mais, au-delà de ces besoins, la Loutre à longue queue est très polyvalente et tolérante aux changements environnementaux. Ces loutres préfèrent les terriers solides, hauts, secs et à proximité d'eaux profondes[18].

La Loutre à longue queue est la plus généraliste de toutes les espèces de loutres. En plus des rivières et des ruisseaux, elle peut s'installer et exploiter des habitats assez atypiques, tels que des stations d'épuration, des rizières, des plantations de canne à sucre, des estuaires, des deltas, des fossés de drainage et parfois des marécages. Elle peut habiter les lacs et les ruisseaux glaciaires froids des Andes de l'Équateur et de la Colombie[19]. Les loutres à longue queue s'aventurent également sur le littoral et les plages (maintenant un mode de vie presque « saumâtre »), chassant des créatures marines et jouant dans l'eau très salée[20].

Écologie et comportement

modifier

Régime alimentaire

modifier

Le régime alimentaire de la Loutre à longue queue se compose principalement de poissons et de crustacés, qui représentent respectivement 67 % et 28 % de son alimentation totale. Elle se nourrit occasionnellement de mollusques et de petits mammifères, ainsi que d'oiseaux, de gros insectes et de fruits[21],[22]. Dans les zones où les poissons et les crustacés sont rares, les insectes aquatiques, tels que les larves de corydales, peuvent devenir sa proie principale[23]. Cette loutre est connue pour attaquer occasionnellement les filets de pêche, ce qui nuit à la productivité des pêcheurs[20]. Les individus vivant près de la mer peuvent présenter une proportion de crustacés beaucoup plus élevée dans leur régime.

La saisonnalité affecte également considérablement le choix de la nourriture. Durant la saison sèche, lorsque les poissons et les crustacés sont moins disponibles, une étude a révélé une proportion plus élevée de grenouilles. Cependant, durant cette période, les anoures et les reptiles ne représentent toujours qu'un très faible pourcentage du régime total. Globalement, la répartition des espèces de proies disponibles dans une zone donnée est corrélée au pourcentage de chaque espèce trouvé dans le régime alimentaire de la loutre[24].

Reproduction

modifier

La reproduction a lieu principalement au printemps. La gestation dure 56 jours et donne naissance à une portée de 1 à 5 loutrons[13]. Les petits naissent aveugles mais déjà couverts de fourrure. Ils sortent du nid maternel vers l'âge de 52 jours et commencent à nager à 74 jours. Ils sont élevés exclusivement par leur mère, car les mâles n'apportent aucun soin parental[18]. Le mâle ne passe qu'une seule journée avec la femelle pendant la saison des amours. La femelle doit protéger ses petits de la prédation par d'autres loutres de la même espèce. Dans un cas de reproduction en captivité, un possible acte de cannibalisme par la mère a été suspecté[25].

Dans un écosystème sain, les abris potentiels sont nombreux. Cependant, des études montrent que tous les abris possibles ne sont pas occupés et qu'ils ne sont pas tous utilisés de la même manière. Un facteur d'influence majeur est le niveau de l'eau, surtout pendant la saison des crues ; un terrier peut être situé au niveau de l'eau, près de la rive, ou à plus de 1,5 m au-dessus du niveau de l'eau[26].

D'autres facteurs influencent le choix de l'abri : les loutres préfèrent les gîtes à proximité d'eau douce, de nourriture abondante et dans des zones où l'eau est relativement profonde et large[26]. Certaines études montrent que les loutres délaisseront un abri disponible mais moins favorable, comme une rive boueuse, pour passer plus de temps dans un meilleur gîte, comme une rive rocheuse[27].

Les femelles élèvent leurs petits seules. Un mâle suivi par télémétrie pendant 35 jours a utilisé trois abris différents sans communication entre eux, se déplaçant même entre deux îles séparées par un estuaire d'un kilomètre de large[28].

Les terriers peuvent avoir plusieurs entrées. Les cavités entre les rochers ou sous les racines des arbres sont privilégiées. Le couvert végétal est crucial : contrairement à d'autres espèces de loutres, les gîtes de la Loutre à longue queue n'ont pas d'entrée directe dans l'eau et n'utilisent pas de végétaux comme litière. La déforestation pour l'agriculture réduit drastiquement les habitats disponibles[26].

Communication

modifier

Comme les autres loutres, elles marquent leur territoire par des griffures ou des épreintes (excréments) sur des endroits bien visibles comme des rochers ou sous des ponts[29]. Le marquage est souvent concentré autour des gîtes. Dans les grottes où l'eau ruisselle sur les parois et risque d'effacer les odeurs, les loutres peuvent marquer l'intérieur même de l'abri[26].

Compétition

modifier

Les niches écologiques et les aires de répartition de la Loutre géante et de la Loutre à longue queue se chevauchent largement. La loutre géante étant beaucoup plus grande et chassant en groupe, elle peut capturer des proies plus imposantes. Dans certaines régions comme le Pantanal, la productivité est suffisante pour que les deux espèces coexistent grâce au partage des niches. De plus, les loutres à longue queue préfèrent des cours d'eau plus profonds et plus larges que les loutres géantes[19].

Relations avec l'Homme

modifier
Une loutre à longue queue au zoo de Sāo Paolo, au Brésil.

Conservation

modifier

La Loutre à longue queue est classée comme quasi menacée par l'UICN [2]. L'espèce est actuellement protégée en Argentine et dans de nombreux autres pays d'Amérique du Sud. Une chasse intensive pour sa fourrure entre les années 1950 et 1970 a entraîné de nombreuses extinctions locales sur l'ensemble de son aire de répartition. La chasse illégale, la destruction de l'habitat par l'exploitation minière et l'élevage, ainsi que la pollution de l'eau affectent encore aujourd'hui les populations de cette espèces[30]. Bien que des tentatives de reproduction en captivité aient eu lieu, elles se sont largement soldées par des échecs[13].

La plupart des sentiments négatifs à l'égard de ces loutres proviennent des pêcheurs qui entrent en compétition avec elles pour le poisson. La concurrence la plus forte entre les loutres et les pêcheurs survient lors des périodes de sécheresse, lorsque les pêcheurs se déplacent hors de leurs zones habituelles vers des bassins plus profonds où la loutre chasse normalement. Une étude sur l'attitude des pêcheurs locaux a révélé que leurs connaissances concordaient avec les données scientifiques concernant le comportement et la morphologie de l'animal. Les pêcheurs ont rapporté que les loutres endommagent leurs filets de pêche, mais n'attaquent pas les filets à crabes et à crevettes. Des propositions visant à subventionner les pertes de profits dues aux loutres ont été avancées, mais il pourrait être plus bénéfique de rémunérer les pêcheurs pour collecter des données sur l'espèce afin d'améliorer à la fois leur situation économique et les connaissances scientifiques actuelles. Les loutres sont rarement prises dans les filets maillants et, lorsqu'elles le sont, elles meurent très rarement[31].

L'espèce est menacée par la dégradation de l'habitat liée à l'agriculture, au tassement des sols, à la pollution et au développement routier. Lorsque les forêts sont défrichées pour le pâturage du bétail, la végétation dense près des cours d'eau est souvent piétinée ou supprimée. Cette espèce constitue un indicateur écologique très important car elle privilégie les habitats aquatiques riches et possède un faible potentiel reproducteur[27].

En captivité

modifier

Un mâle et une femelle ont été capturés près de Caucasia, en Colombie, et transférés au zoo de Santa Fe respectivement en 1994 et 1996 . Le personnel du zoo a observé l'accouplement dans l'eau avant de séparer les animaux. La femelle a eu trois portées, dont une seule a survécu. La mort des petits pourrait avoir été causée involontairement par la mère, peut-être en raison d'un enclos trop étroit et d'un manque d'accès à l'eau par rapport à l'état sauvage. La période de gestation enregistrée dans ce zoo a été de 86 jours pour deux événements distincts, ce qui est bien plus long que l'estimation généralement acceptée d'environ 60 jours. Plusieurs explications sont possibles : des différences entre les sous-espèces, une copulation tardive non observée, ou encore une variation naturelle de la durée de gestation chez cette espèce[25].

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. 1 2 3 UICN, consulté le .
  3. 1 2 (en) Berry, K., « Lontra longicaudis », sur Animal Diversity Web,
  4. 1 2 3 (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0-444-51877-0), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  5. Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  6. (pt) Lívia de Almeida Rodrigues, « Avaliação do risco de extinção da Lontra neotropical - Lontra longicaudis (Olfers, 1818) no Brasil », Biodiversidade Brasileira, vol. 3, no 1, , p. 216-227 (lire en ligne, consulté le )
  7. Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, consulté le .
  8. (de) Ignaz Franz von Olfers, Bemerkungen zu Illiger’s Ueberblick der Säugthiere nach ihrer Vertheilung über die Welttheile, rücksichtich der Südamericanischen Arten (Species), t. 15, Weimar, F. Bertuch, (lire en ligne), chap. 2, p. 233.
  9. (en) C. G. van Zyll de Jong, « A phylogenetic study of the Lutrinae (Carnivora; Mustelidae) using morphological data », Canadian Journal of Zoology, vol. 65, no 10, , p. 2536-2544 (DOI 10.1139/z87-383)
  10. 1 2 (en) Vera de Ferran, Henrique Figueiró et Cristine Silveira Trinca, « Genome-wide data support recognition of an additional species of Neotropical river otter (Mammalia, Mustelidae, Lutrinae) », Journal of Mammalogy, vol. 105, no 3, , p. 534–542 (DOI 10.1093/jmammal/gyae009).
  11. (en) C. S. Trinca, H. F. Waldemarin et E. Eizirik, « Genetic diversity of the Neotropical otter (Lontra longicaudis Olfers, 1818) in Southern and Southeastern Brazil », Brazilian Journal of Biology, vol. 67, no 4, , p. 813–818 (ISSN 1519-6984, PMID 18278347, DOI 10.1590/S1984-6702007000500003, lire en ligne Accès libre)
  12. Frédéric Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles... : Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes, Strasbourg & Paris, F. G. Levrault ; Le Normant, 1816-1830 (OCLC 4345179, DOI 10.5962/bhl.title.42219, lire en ligne)
  13. 1 2 3 (es) C. Bertonatti et A. Parera, « Lobito de rio », Revista Vida Silvestre. Nuestro libro rojo, Fundacion Vida Silvestre Argentina, no 34,
  14. 1 2 (en) Louise H. Emmons et François Feer, Neotropical rainforest mammals. A field guide, Chicago, University of Chicago Press, , 161–162 p. (ISBN 978-0-226-20721-6, lire en ligne)
  15. (en) Peters, F. B., Coelho, E. L., Vasconcelos, B. C. E., Roth, P. R. O. et Christoff, A. U., « Dental anomalies in Lontra longicaudis (carnivora: mustelidae) collected in southern Brazil », IUCN Otter Specialist Group Bulletin, vol. 30, no 1, , p. 31–36 (lire en ligne)
  16. (en) Melissen, A., « Husbandry guidelines for Lutra lutra », Otterspecialistgroup.org,
  17. (en) John F. Eisenberg, Mammals of the neotropics, Chicago, The University of Chicago Press,
  18. 1 2 (en) Parera, A., « The Neotropical river otter Lutra longicaudis in Ibera Lagoon, Argentina », IUCN Otter Specialist Group Bulletin, no 8, , p. 13–16 (lire en ligne)
  19. 1 2 (en) M. C. Munis et L. F. B. Oliveira, « Habitat use and food niche overlap by neotropical otter, Lontra longicaudis, and giant otter, Pteronura brasiliensis, in the Pantanal wetland, Brazil », The IUCN/SSC Otter Specialist Group Bulletin, vol. 28A, , p. 76–85 (lire en ligne)
  20. 1 2 (en) Alarcon, G. G. et Simões-Lopes, P. C., « The Neotropical otter Lontra longicaudis feeding habits in a marine coastal area, southern Brazil », IUCN Otter Specialist Group Bulletin, vol. 21, no 1, , p. 24–30 (lire en ligne)
  21. (en) « Lontra longicaudis (Neotropical River Otter) », sur The Online Guide to the Animals of Trinidad and Tobago
  22. (en) « Lontra longicaudis (Neotropical river otter) », sur Animal Diversity Web
  23. (en) Luis Ángel Pozos-López, Noé González-Ruiz et José Ramírez-Pulido, « Unusual importance of insectivory in the diet of the Neotropical otter, Lontra annectens (Major, 1897) (Mammalia, Carnivora) », Neotropical Biology and Conservation, vol. 19, no 4, , p. 505–516 (DOI 10.3897/neotropical.19.e131700)
  24. (en) M. L. Rheingantz, H. F. Waldemarin, L. V. Rodrigues et T. P. Moulton, « Seasonal and spatial differences in feeding habits of the Neotropical otter Lontra longicaudis (Carnivora: Mustelidae) in a coastal catchment of southeastern Brazil », Zoologia (Curitiba, Impresso), vol. 28, , p. 37–44 (DOI 10.1590/S1984-46702011000100006)
  25. 1 2 (en) D. A. Arcila et M. Ramirez, « Captive reproduction of the Neotropical otter in the Santa Fe Zoological Park in Medellin, Colombia », The IUCN/SSC Otter Specialist Group Bulletin, vol. 21, no 1, , p. 16–18 (lire en ligne)
  26. 1 2 3 4 (en) Pardini, R., « Use of shelters by the neotropical river otter (Lontra longicaudis) in an Atlantic forest stream, southeastern Brazil », Journal of Mammalogy, vol. 80, no 2, , p. 600–610 (DOI 10.2307/1383304)
  27. 1 2 (en) E. Carrillo-Rubio et A. Lafon, « Neotropical river otter mico-habitat preference in west-central Chihuahua, Mexico », The IUCN/SSC Otter Specialist Group Bulletin, vol. 21, no 1, , p. 10–15 (lire en ligne)
  28. (en) E. Nakano-Oliveira, R. Fusco, E. A. V. Dos Santos et E. L. A. Monteiro-Filho, « New information about the behavior of Lontra longicaudis (carnivora: Mustelidae) by radio-telemetry », The IUCN/SSC Otter Specialist Group Bulletin, vol. 21, no 1, , p. 31–35 (lire en ligne)
  29. (en) M. L. Rheingantz, H. F. Waldemarin et C. B. Kasper, « Survey of Neotropical otters: testing methods to access distribution », The IUCN/SSC Otter Specialist Group Bulletin, vol. 21A, , p. 1 (lire en ligne)
  30. (en) Pat Foster-Turley, S. M. Macdonald, Chris Mason et C. Chehebar, Otters: an action plan for their conservation, IUCN/SSC Otter Specialist Group, , 63–74 p. (lire en ligne), « Action plan for Latin American Otters »
  31. (en) F. Barbieri, R. Machado, C. A. Zappes et L. R. D. Oliveira, « Interactions between the Neotropical otter (Lontra longicaudis) and gillnet fishery in the southern Brazilian coast », Ocean & Coastal Management, vol. 63, , p. 16–23 (DOI 10.1016/j.ocecoaman.2012.03.007, Bibcode 2012OCM....63...16B)

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

modifier