Lycée Victor-Duruy (Paris)

lycée parisien
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Le lycée Victor-Duruy (nommé en l'honneur de Victor Duruy) à Paris est un lycée public du 7e arrondissement. Il comprend également un collège. Cet établissement public a été créé sous le Second Empire. Il accueille principalement les élèves des 7e, 15e et 6e arrondissements.

Lycée Victor-Duruy
Description de cette image, également commentée ci-après
Façade principale du lycée donnant sur le boulevard des Invalides.
Identité
Devise Exigence et bienveillance
Histoire et statut
Fondation
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Administration
Académie Paris
Code UAI 0750662M
Proviseur Christophe Laborde
Études
Population scolaire ~450 élèves au collège
~ 1 200 élèves au lycée
Étudiants 1 005 et 1 051
Formation Collège
Lycée général
CPGE littéraires
Langue(s) des cours Français
Localisation
Ville 7e arrondissement de Paris
Pays France
Site web www.victor-duruy.org
Coordonnées 48° 51′ 09″ nord, 2° 18′ 54″ est
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Lycée Victor-Duruy (Paris)

Situation

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Le collège et lycée Victor-Duruy se situe au 33, boulevard des Invalides, dans le 7e arrondissement.

Ce site est desservi par la station de métro Saint-François-Xavier.

Histoire

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Plaque mentionnant que Joseph Gallieni fit du lycée son quartier général pendant la Première Guerre mondiale.
Ancienne entrée du collège, 72, rue de Babylone, réservée aujourd'hui aux évacuations d'urgence.

Le site du lycée fait à l'origine partie du domaine d'un hôtel particulier du faubourg Saint-Germain construit entre 1728 et 1731, l'hôtel Peyrenc de Moras, plus tard renommé hôtel de Biron. Au niveau de l'actuel lycée se trouve alors un potager.

En 1820, la Société du Sacré-Cœur de Jésus, congrégation religieuse fondée par Madeleine-Sophie Barat, prend possession de l'hôtel particulier et le transforme en une « maison d'éducation » pour les jeunes filles de l'aristocratie de la haute bourgeoisie. Entre 1830 et 1835, une ferme est construite le long de la rue de Babylone.

Un nouveau bâtiment (un couvent) et deux chapelles sont érigés sur le site de l'ancien potager entre 1855 et 1860. Les élèves de la maison d'éducation ont cours dans le nouvel édifice à partir de 1860, alors qu'une « École des pauvres », gratuite, destinée aux enfants du quartier, est ouverte dans la ferme donnant sur la rue de Babylone.

La loi du 7 juillet 1904 supprimant les congrégations enseignantes, la maison d'éducation est fermée et le couvent évacué.

Des artistes s'y installent, avant que l'État n'acquière la propriété en 1911. Au nord de l'ancien domaine, dans l'hôtel de Biron, le sculpteur Auguste Rodin peut toutefois continuer d'habiter. C'est l'actuel siège du musée Rodin, créé en 1919.

Sur la partie sud, l'ancien couvent des années 1855-1860 devint, le , le sixième lycée de jeunes filles de Paris. Il est doté d'un internat. Alors que la plupart des nouveaux lycées de garçons sont construits ex nihilo, donnant naissance à des bâtiments au style monumental, les lycée de jeunes filles, comme le lycée Victor-Duruy, réinvestissent en effet souvent d'anciens édifices[1].

Les bâtiments accueillent jusqu'en 1954 des classes élémentaires, primaires et secondaires, un jardin d'enfants et des classes enfantines mixtes dans les locaux de « la Ferme », des classes secondaires dans le bâtiment principal.

Durant la Première Guerre mondiale, entre le et le , les bâtiments abritent le quartier général du gouverneur militaire de Paris Joseph Gallieni. Une plaque commémorative lui rend hommage. Une autre plaque rappelle le souvenir de Sosthène Mortenol (1859-1930), « polytechnicien, fils d'esclave libéré », qui organisa en 1915 « la première défense antiaérienne de Paris » au sein de l'établissement.

En 1960, les classes enfantines mixtes sont supprimées. L'augmentation du nombre d'élèves et d'enseignements entraîne des aménagements, notamment des adjonctions ceinturant le parc de bâtiments. En 1970, le lycée de filles devient mixte.

À la fin des années 1980, l'ensemble des bâtiments du lycée sont rénovés. Le chantier est achevé en 1996, date à laquelle a lieu un concert de Lenny Kravitz dans l'enceinte de l'établissement, à la suite d'un concours organisé par la radio NRJ et remporté par l'une des élèves du lycée[2].

Le lycée Victor Duruy est situé au milieu d'un parc de plus d'un hectare incluant les cours, les cheminements et 6 500 m2 jardinés. Cet espace vert se trouve dans le même axe que celui de l'hôtel de Biron, qui abrite le musée Rodin. Le parc du lycée Victor-Duruy compte deux labels : le label Arbre remarquable de France attribué en 2017 par l'association A.R.B.R.E.S. pour un grand arbre de Judée et un catalpa couché, et le label Petit patrimoine naturel francilien, décerné par la région Île-de-France en 2023, pour la diversité de la flore et de la faune, et pour la gestion écologique.

De à , le lycée est au cœur du documentaire Les bonnes conditions réalisé par Julie Gavras, qui a suivi plusieurs de ses élèves.

Protection patrimoniale

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Le bâtiment situé au 33 boulevard des Invalides est protégé par le plan de sauvegarde et de mise en valeur du 7e arrondissement de Paris en tant qu'« immeuble ou partie d'immeuble protégé au titre de son intérêt patrimonial de type A » , la cour qui donne sur la rue est également protégée en tant que « cour ou espace minéral d'intérêt patrimonial et/ou historique majeur ». Le bâtiment au 31 boulevard des Invalides est protégé en tant qu'« immeuble ou partie d'immeuble protégé au titre de son intérêt patrimonial de type B » . La cour intérieure et arborée, est protégée en tant que « jardin ou espace vert d'intérêt patrimonial et/ou historique majeur ». De plus, elle contient certains arbres remarquables protégés. Les bâtiments situés au 72 rue de Babylone sont protégés, pour certains pour leur intérêt patrimonial de type A et pour d'autres pour leur intérêt patrimonial de type B. La cour est également protégée. Enfin, certains bâtiment situés sur la parcelle ne sont pas protégés en tant qu'« immeuble ou partie d'immeuble pouvant être conservé, amélioré ou démoli »[3].

Initiatives pédagogiques et technologiques

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Années 1970

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En 1975, dans un objectif novateur d'initiation à l'informatique pour élèves et enseignants intéressés, le lycée Victor-Duruy, à Paris, a fait partie de l'opération ministérielle dite « Expérience des 58 lycées »[4] : utilisation de logiciels, enseignement du langage de programmation LSE[5] et conception de programmes[6] en club informatique de lycée[7],[8], pour 58 établissements de l’enseignement secondaire[9]. À cet effet, dans une première phase, quelques professeurs du lycée, enseignants de diverses disciplines, furent préalablement formés de manière lourde à la programmation informatique. L'établissement fut alors doté, dans une seconde phase, d'un ensemble informatique en temps partagé comprenant : un mini-ordinateur français Télémécanique T1600[10] avec disque dur, un lecteur de disquettes 8 pouces, plusieurs terminaux écrans claviers Sintra TTE, un téléimprimeur Teletype ASR-33 (en) et le langage LSE implémenté[11] ; tous ces moyens ayant permis de mettre en œuvre cette démarche expérimentale sur le terrain, avec du matériel informatique ultra-moderne pour l'époque.

Structure pédagogique

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Collège

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Le collège compte 4 divisions par niveau, une section ULIS et une section UPE2A. Une section bilangue permet aux élèves d'étudier l'allemand et l'anglais dès la classe de 6e. Le latin est introduit (obligatoire pendant un trimestre) en classe de 5e. Le taux de réussite au DNB est, en 2026, de 95.7%, 92.8% des diplômés l'étant avec une mention.

Les deux tiers des élèves de 3ème du collège Victor-Duruy parviennent à rester en classe de 2nde GT au lycée Victor-Duruy[12].

Au lycée, on compte onze classe de seconde, dix premières et dix terminales. Si de très nombreux élèves choisissent l'enseignement de spécialité mathématique en cycle terminale (80 %), les enseignements artistiques (spécialité Histoires des Arts, options danse ou arts plastiques, atelier théâtre) et l'enseignement des langues anciennes n'en restent pas moins très prisés.

Classement du lycée

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Le lycée se classe 13e sur 112 au niveau départemental en matière de la qualité d'enseignement, et 55e sur 2277 au niveau national[13]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[14]. Lors de la session 2026 du baccalauréat, le taux de réussite des élèves de l'établissement est de 99,12 %. 87 % des bacheliers obtiennent une mention.

Résultats dans Parcoursup session 2026 :

- 26% des bacheliers poursuivent en CPGE

- 35% des bacheliers poursuivent en licences sélectives parisiennes (doubles licences, Dauphine, ...) , PACES, Droit

- 22 % en licences non sélectives

- 15 % en Ecoles ( IEP, écoles de commerce ou d'ingénieurs post-bac)

Classes préparatoires

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Il y a deux classes hypokhâgnes et une seule khâgne. Les spécialités de la deuxième année offertes sont l'anglais, l'histoire, les lettres modernes et la philosophie.

Classement 2026 des prépas LSH de L'Etudiant : Panier large écoles littéraires ( ENS, Ecole des Chartes, CELSA, Ecole du Louvre, Saint Cyr, IEP, masters et diplômes ENS) : la CPGE de Victor-Duruy est classée 6ème au rang national et 4ème parisienne[15].

(https://www.letudiant.fr/classements/classement-des-prepas-lsh-lettres-et-sciences-humaines/vous-visez-panier-large-ecoles-litteraires.html)

Administration

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Liste des proviseurs

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  • 1983-1988 : Robert Monboisse
  • 1991-2002 : Claude Chanut
  • 2002-2012 : Jacques Frizon
  • 2012-2023 : Philippe Tournier[16]
  • depuis 2023 : Christophe Laborde (Proviseure adjointe : Garance Yahi - Principale adjointe : Dalila Luce)

Association des anciens élèves

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Il existe une Association des anciens élèves du lycée Victor Duruy, dont le siège est dans l'établissement.

Personnalités liées au lycée

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Enseignants

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Élèves

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Plaque sur la façade du lycée, rendant hommage à la philosophe Simone Weil.
Par ordre alphabétique :

Notes et références

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  1. ↑ Marc Le Cœur, « Les lycées dans la ville : l’exemple parisien (1802-1914) », Histoire de l'éducation, 90 | 2001, p. 131-167.
  2. ↑ « Concert de Lenny Kravitz dans un lycée parisien » [vidéo], sur ina.fr (consulté le ).
  3. ↑ « PLAN DE SAUVEGARDE ET DE MISE EN VALEUR DU 7ème arrondissement : DOCUMENT GRAPHIQUE », Plan de synthèse, sur regles-urbanisme.paris.fr (consulté le )
  4. ↑ Jacques Baudé, « L’expérience des « 58 lycées » », « 1024 » : bulletin de la Société informatique de France, Société informatique de France, no 4,‎ , p. 105-115 (DOI 10.48556/SIF.1024.4.105)
  5. ↑ Jacques Baudé, « Le système LSE », « 1024 » : bulletin de la Société informatique de France, Société informatique de France, no 7,‎ , p. 41-56 (DOI 10.48556/SIF.1024.7.41)
  6. ↑ Jacques Baudé, « Concours de programmes AFCET - 1981 : Travaux des lauréats présentés par l'EPI », « 1024 » : bulletin de la Société informatique de France, Société informatique de France, no 18,‎ , p. 117-128 (DOI 10.48556/SIF.1024.18.117)
  7. ↑ « Témoignage d'un ancien élève sur l'ambiance d'un club informatique « 58 lycées » des années 1975 », sur epi.asso.fr, (consulté le ).
  8. ↑ Jean-Daniel Dodin (Enseignant retraité - ancien professeur de construction et mécanique industrielle au lycée Rive Gauche à Toulouse, années 1980), « Galerie photos salles informatiques de deux établissements toulousains "Expérience des 58 lycées", années 1980 (lycée Rive Gauche et lycée Saint-Sernin) : Ordinateurs T1600 et Mitra 15, périphériques, supports et ambiance club » (Galerie photos, crédit Jean-Daniel Dodin), sur dodin.org, (consulté le ).
  9. ↑ « Liste des 58 lycées », sur epi.asso.fr, (consulté le ).
  10. ↑ Association pour un conservatoire de l'informatique et de la télématique, « Collection ACONIT, les mini-ordinateurs français Télémécanique T1600 et CII Mitra 15 », sur db.aconit.org (consulté le ).
  11. ↑ Daniel Caous et Jacques Baudé, « Les mini-ordinateurs « Éducation nationale » de la décennie 1970 », Bulletin « 1024 » - Société informatique de France, Société informatique de France, no 19,‎ (DOI 10.48556/SIF.1024.19.41, lire en ligne [PDF], consulté le )
  12. ↑ « Victor Duruy »
  13. ↑ Classement départemental et national du lycée
  14. ↑ Méthodologie du classement national des lycées français
  15. ↑ « Classement 2026 des prépas LSH : Panier large écoles littéraires »
  16. ↑ Philippe Tournier est secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale, cf. entretien sur Europe 1.
  17. ↑ Mohammed Aïssaoui, « Dominique Bona, immortelle », dans Le Figaro, vendredi 19 avril 2013, p. 34.
  18. 1 2 Laurent Carpentier, « Un apéro avec Sébastien Thoen et Julien Cazarre : "La liberté, c’est d'être nulle part" », sur Le Monde, .
  19. ↑ Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau, « Moi, Jean-François Copé, gentleman cambrioleur », in UMP - un univers impitoyable, page 17, 2011.
  20. ↑ Caroline Pigozzi, « John Elkann - À Paris, je me sens Français » in Paris Match du 29 mars au 4 avril 2012, n° 3280, p. 76-79.
  21. ↑ « Les petits arrangements de Laurent Wauquiez avec sa propre histoire », Le Lab Europe 1, 21 mai 2015.

Voir aussi

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