Lycée Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)

lycée situé à Fontenay-le-Comte, en Vendée, en France

Le lycée Notre-Dame est un établissement d'enseignement privé catholique d'enseignement général et secondaire sous contrat avec l'État, situé à Fontenay-le-Comte, en Vendée.

Lycée Notre-Dame
Description de l'image Lycée Notre-Dame de Fontenay.jpg.
Identité
Devise S'épanouir pour devenir
Histoire et statut
Nom original Institution Jeanne d'Arc
Fondation 1844
par les Ursulines de Jésus
Type Lycée général technologique et professionnel privé catholique
Administration
Académie Académie de Nantes
Proviseure Céline Germouty
Proviseur adjoint Cyril Brianceau
Études
Population scolaire 887 élèves
Étudiants 163 étudiants
Enseignants 150 enseignants
Diplômes requis Bac + 3
Diplômes délivrés Baccalauréat
CAP
Niveaux délivrés Enseignement secondaire
Options Anglais, espagnol, allemand
Localisation
Ville Fontenay-le-Comte
Pays Drapeau de la France France
Site web https://www.lycee-ndfontenay.com
Coordonnées 46° 28′ 04,3″ nord, 0° 48′ 50,4″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
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Lycée Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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Lycée Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)
Géolocalisation sur la carte : Vendée
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Lycée Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)

Histoire

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Couvent des cordeliers

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Les Cordeliers de Fontenay-le-Comte implantent leur premier couvent aux abords du faubourg du Puits-Saint-Martin vers 1320. Cet établissement conventuel primitif subit de graves dévastations durant les guerres de Religion, en particulier lors des épisodes de 1562 et de 1568, ce qui conduit la communauté franciscaine à rechercher un nouveau lieu d’implantation. En 1614, les religieux acquièrent une parcelle située au sud de l’actuelle rue Rabelais afin d’y édifier un nouvel ensemble conventuel[1]. L’année 1618 constitue une phase décisive de cette translation : les Cordeliers aliènent alors leur ancien couvent à des particuliers et entreprennent simultanément la construction des nouveaux bâtiments. Le 14 mars 1618, un acte est passé entre Claude Porcher de Laumondière et Michel Paistre, maître tailleur de pierre établi à Fontenay, en vue de l’édification de la chapelle Porcher au sein de la nouvelle église conventuelle[1]. L’érudit et historien Benjamin Fillon attribue cette réalisation à Michel Paistre ainsi qu’aux maîtres maçons fontenaisiens Jean Janaud et Jean Mairang, et avance l’année 1623 comme date vraisemblable de consécration de la chapelle[1].

Du complexe conventuel initial, il ne demeure de nos jours que de maigres vestiges, constitués essentiellement du soubassement sis sous l'édifice principal et d'un pan du cloître[1]. Une exégèse stylistique des éléments subsistants permet néanmoins d'établir qu'une vaste campagne de remaniement survient aux alentours de 1780, soit peu de temps avant les soubresauts de la période révolutionnaire[1]. Il appert, dès lors, que le corps de logis à double niveau, rehaussé d'un escalier d'apparat, ainsi qu'une bâtisse plus exiguë localisée en occident, procèdent principalement de cette entreprise de reconstruction[1].

Lors de la Révolution française, le couvent, désormais désaffecté et affecté à des usages pluriels, fait l’objet d’une aliénation au titre des biens nationaux au profit de deux particuliers. Les procès-verbaux d’expertise rédigés en 1792 signalent l’existence d’un plan exécuté par l’ingénieur Champion de la Bretonnière, aujourd’hui perdu, circonstance qui obère toute identification exacte des structures mentionnées[1]. De surcroît, un acte de cession partielle daté de 1799 évoque des « masures du ballet de la ci-devant église », un « grand bâtiment » contigu ainsi qu’un « bâtiment neuf » disposé au sud de l’entrée, sans que ces indications autorisent toutefois une localisation topographique rigoureuse de ces édifices[1].

Arrivée des Ursulines de Jésus

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En juillet 1808, les Ursulines de Jésus prennent établissement dans la cité à l’instigation du desservant de l’église Notre-Dame, M. Brochard, lequel sollicite la fondation d’un pensionnat assorti d’une école destinée aux enfants indigents[2]. L’institution connaît d’emblée une affluence notable et reçoit un contingent croissant d’élèves[2]. À l’origine, l’enseignement est dispensé dans l’ancien prieuré Notre-Dame, édifice dont la vétusté et les carences structurelles se révèlent rapidement inadaptées à cet usage. En 1843, la congrégation fait l’acquisition d’une nouvelle propriété, qu’elle investit de manière pérenne dès 1844[2].

Développement et transformations au XIXe siècle

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L'édification de la chapelle s'échelonne entre 1847 et 1849, tandis que sa dédicace survient le 2 février 1848. Le site connaît, en 1975, une restructuration majeure visant à aménager, au sein de l'édifice, une salle de projection ainsi qu'un espace liturgique rénové[2]. Parallèlement, des travaux d'extension, diligentés aux alentours de 1845, induisent une majoration substantielle de la valeur cadastrale du bien, dont la contribution foncière croît de 480 à 540 francs. Cette progression se précise avec acuité en 1857, date à laquelle le prélèvement fiscal atteint 800 francs. Il est légitime de postuler que ce dernier cycle de remaniements a occasionné une réfection intégrale du chevet de la structure maîtresse[1].

De la Première Guerre mondiale à la Seconde Guerre mondiale

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Au cours de la Première Guerre mondiale, l’établissement fait l’objet d’une conversion fonctionnelle et sert d’hôpital destiné à la prise en charge des militaires blessés. En 1926, une école primaire est instituée au 10 rue Barnabé-Brisson sous l’appellation de Notre-Dame de la Foi[2]. L’Institution Jeanne d’Arc acquiert alors une notoriété croissante dans le domaine de l’instruction, en dispensant notamment un enseignement à vocation commerciale assorti de formations en sténographie, dactylographie, comptabilité et secrétariat. Durant la Seconde Guerre mondiale, une fraction de l’édifice fait l’objet d’une réquisition par les forces allemandes. En octobre 1942, des classes de l’enseignement secondaire sont établies au 6 rue Barnabé-Brisson[2].

Réorganisations et fusions après 1948

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En août 1948, la congrégation des Ursulines de Jésus délaisse la commune de Fontenay-le-Comte et concède la jouissance de ses biens à l’Union Chrétienne, par l’entremise d’un bail emphytéotique[2]. Cette convention juridique pérennise la vocation éducative du site, autorisant l’institution bénéficiaire à y déployer ses activités propres. Corrélativement, en septembre de la même année, l’Institution Notre-Dame opère sa fusion avec l’Institution Jeanne d’Arc[2]. Ultérieurement, l’école Notre-Dame de la Foi voit le jour, avant d’être agrégé à l’école La Trinité en 2017, consécutivement à la coalescence de cette dernière avec les structures Saint-Vincent-du-Sacré-Cœur et Saint-Jean[3].

La section technique est instituée en octobre 1950. En 1962, l’unique classe élémentaire est supprimée de l’organisation pédagogique de l’établissement[2]. À compter de 1976, celui-ci adopte la mixité scolaire et porte progressivement ses effectifs à plus de 1 000 élèves. En 1982, l’institution prend l’appellation de LEGTP Notre-Dame, acronyme de « Lycée d’enseignement général et technique privé »[2].

En 2009, le lycée a l’honneur d’accueillir la comédienne Marion Houssin, qui y termina sa scolarité[4].

Classement

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En 2023, le lycée se classe 8e sur 20 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et 969e sur 2311 au niveau national. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au baccalauréat).

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Couvent de cordeliers, puis école Notre-Dame », notice no IA85000504, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Robert Aujard, Fontenay-le-Comte Capitale du Bas-Poitou, Ville Millénaire, Robert Aujard, R. Aujard, (OCLC 462955351)
  3. ↑ « Écoles : La Foi et Sacré-Coeur deviennent Ste-Trinité », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ Floriana Bardoneschi, « Hugues Plaideux (dir.), Cheval et Normandie. Histoire, patrimoine et héritages , Colloque de la Société d’archéologie et d’histoire du département de la Manche, Saint-Lô, 4-6 septembre 2014, Saint-Lô, Société d’archéologie et d’histoire du département de la Manche, 2016, 192 p. », Annales de Normandie, vol. 67e année, no 1,‎ , p. 149l–175l (ISSN 0003-4134, DOI 10.3917/annor.671.0149l, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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