Lycée Édouard-Herriot

établissement d'enseignement secondaire public de Lyon

Le lycée Édouard-Herriot est un lycée du 6e arrondissement de Lyon en France. Il était lors de sa création en 1882 le premier lycée de jeunes filles de Lyon, alors que le lycée Ampère était un lycée de garçons. Il accueille des classes préparatoires littéraires.

Lycée Édouard-Herriot
Description de cette image, également commentée ci-après
Entrée du lycée.
Histoire et statut
Fondation 1882
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Administration
Académie Lyon
Code UAI 0690027E
Proviseur Damien COURSODON
Proviseur adjoint Mme Mabru
Études
Population scolaire 1 070(2008)
Étudiants 808 et 792
Langue(s) des cours anglais, allemand, espagnol, italien, chinois, norvégien, portugais
Localisation
Ville 6e arrondissement de Lyon et Lyon
Pays Drapeau de la France France
Site web https://lycee-eherriot.etab.ac-lyon.fr/
Coordonnées 45° 45′ 56″ nord, 4° 50′ 41″ est
Géolocalisation sur la carte : Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Lycée Édouard-Herriot
Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon
(Voir situation sur carte : métropole de Lyon)
Lycée Édouard-Herriot
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Lycée Édouard-Herriot

Historique

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L'établissement est créé en 1882, sous l'influence de Jeanne Desparmet-Ruello, première directrice qui dirigera le lycée jusqu'en 1908. Il accueille les jeunes filles de la bourgeoisie lyonnaise. Le lycée est alors situé quai des Brotteaux (actuel quai Sarrail), à proximité du collège-lycée Ampère. Mais, dès la rentrée 1884, les effectifs des élèves atteignent la limite des capacités du bâtiment. Aussi les recteurs de l'académie successifs écrivent-ils à la mairie de Lyon, lui demandant de trouver un nouveau bâtiment pour le lycée de jeunes filles. En , après avoir acquis un terrain place Saint-Pothin (aujourd'hui place Edgar-Quinet), le conseil municipal de Lyon vote l'organisation d'un concours d'architecte. Celui-ci est remporté le par Barthélémy Delorme et les travaux ne tardent ensuite pas à démarrer[1]. Le , l'édifice actuel, qui donne sur un jardin public et l'église Saint-Pothin[2], est inauguré ; il est alors baptisé en l'honneur d'Edgar Quinet. Durant les travaux, le lycée s'installe dans le palais Saint-Pierre[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, le lycée est transformé en hôpital militaire et l'établissement est déplacé dans la mairie du 6e arrondissement de Lyon et dans l'annexe du lycée Ampère.

En 1957, à la mort du maire de la ville et ancien professeur Édouard Herriot, le lycée prend son nom en hommage.

Le lycée est marqué par une ambiance fortement politisée durant la guerre d'Algérie du fait de l'engagement anticolonial. De nombreuses affiches sont ainsi collées sur les murs en faveur de l'indépendance de l'Algérie[3]. Jeannette Colombelle et Renée Dufourt, membres du Comité de défense des droits et libertés, y enseignent toutes les deux en philosophie. Elles pensent notamment qu'il faut former un front antifasciste dans le monde universitaire. Par ailleurs, certains étudiants se politisent et débutent un engagement anticolonialiste durant leurs années d'études : c'est le cas de Claude Touili[4]. Cette dernière, en hypokhâgne à partir de 1957, fait partie d'un réseau de soutien lyonnais au FLN : elle participe à des manifestations, devient porteuse de valise et doit s'enfuir en Suisse en 1961.

Enseignement

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Le lycée accueille des élèves qui préparent le baccalauréat général (S, ES, L) ainsi que des élèves en filière technologique (STMG). Cet établissement accueille également des CPGE littéraires (Khâgnes A/L et LSH). Enfin, des élèves norvégiens y sont également admis pour passer le baccalauréat français.

Classement du lycée

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En 2015, le lycée se classe 30e sur 67 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et 1385e au niveau national[5]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[6].

Classements des CPGE

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Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles. En 2018, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2017 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
Khâgne A/L [7] 3 / 31 élèves 9,7 % 4,5 % 3e

sur 36

en augmentation 3
Khâgne LSH [8] 6 / 80 élèves 7,5 % 6,5 % 8e ex æquo
sur 73
en augmentation 4
Source : Classement 2018 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2017).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En khâgne, ce sont 5 écoles de commerce
(HEC, ESSEC, ESCP Europe, EM Lyon, EDHEC), l'ENSAE, l'ENC et 3 ENS qui ont été retenus par L'Étudiant.

Liste des proviseurs

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  • De 1883 à 1908 : Jeanne Desparmet-Ruello
  • 1990 : M. Varin
  • 2003-2015 : Mme Oudot
  • Jusqu'à fin 2015 : M. Bougault
  • Début 2016 : Mme Tirand (faisant fonction par intérim)
  • Jusqu'à fin 2023 : M. Vazquez
  • Depuis la rentrée 2023 : M. Coursodon

Personnalités liées au lycée

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Ce site, situé au 6, place Edgar-Quinet, est desservi par la station de métro Foch. Bus en mode C Ligne C5 et Bus TCL Ligne 27 arrêt Edgar-Quinet.

Homonymie

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Il existe également d'autres lycées Édouard-Herriot en France dont :

Lycée Édouard-Herriot à Voiron (Isère).

Lycée polyvalent (LPO) Édouard-Herriot à Sainte-Savine (10362 - Aube, Grand Est).

Notes et références

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  1. 1 2 Claire Paul, Jeanne Desparmet-Ruello : Pionnière de l'éducation féminine, , 259 p. (ISBN 978-2-9570999-4-8), p. 159-165
  2. 1 2 Nicolas Bastuck, Romain Gubert, Julie Malaure, Violaine de Montclos, Alice Pairo-Vasseur et Aziz Zemouri, « Samuel Paty, 1973-2000 », Le Point n°2413, 22 octobre 2020, p. 32-42.
  3. ↑ Aux archives municipales de Lyon: côte 259II/12
  4. ↑ Témoignage de Claude Touili. Archives municipales de Lyon 259II/12
  5. ↑ Classement départemental et national du lycée
  6. ↑ Méthodologie du classement national des lycées français
  7. ↑ Classement 2015 des prépas A/L
  8. ↑ Classement 2015 des prépas LSH
  9. ↑ Jessica Gourdon et Marine Miller, « Salomé Saqué, une météorite… », (consulté le )
  10. ↑ « Lucie Aubrac, capitale Lyonnaise », sur 20 Minutes, (consulté le )
  11. ↑ « Jeannette Colombel (1/5) », sur France Culture, (consulté le )
  12. ↑ « Anne Boquel et Etienne Kern : parcours sans fautes », sur Livres Hebdo (consulté le )

Voir aussi

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