Lyes Hammadouche
Lyes Hammadouche, né en 1987, est un artiste et chercheur français, actif entre Paris et Pékin, où il enseigne à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine[1][source secondaire nécessaire],[2][source secondaire nécessaire].
| Naissance | Alger |
|---|---|
| Nationalité |
Française |
| Formation |
Master à l'ENSAD (2013); Doctorat PSL-SACRe (2019) |
| Domaine |
Art visuel, design, recherche |
|---|---|
| Site web |
Biographie
modifierLyes Hammadouche grandit en France où il effectue l'ensemble de sa scolarité et de sa formation[3][source secondaire nécessaire],[4][réf. à confirmer].
Il intègre l'École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) en section photo/vidéo sous la direction de Christian Courrège, puis rejoint la section art et espace, où il a pour professeurs Michel Blazy et Jan Kopp[5][source secondaire nécessaire]. Il y obtient son master en 2013.
En 2019, il soutient une thèse de doctorat dans le programme PSL-SACRe, dirigée par Jérôme Sackur (EHESS) et Emmanuel Mahé (ENSAD)[6][source secondaire nécessaire].
Carrière
modifierEnseignement et recherche
modifierDepuis son doctorat, il enseigne l'art et le design à la CAFA à Pékin[7][source secondaire nécessaire],[8][source secondaire nécessaire].
Il est également affilié à EnsadLab (programme Reflective Interaction) en tant que doctorant-chercheur[9][source secondaire nécessaire].
Œuvres et expositions
modifierParmi ses œuvres, on compte « Black Sun » (2022), une installation motorisée composée d'un bras mécatronique et d'un miroir, produisant un disque qui change de taille en fonction de la distance du spectateur[10][source secondaire nécessaire].
En 2024, il conçoit Ecartemps, une œuvre permanente pour la gare de Thiais-Orly du Grand Paris Express, en collaboration avec l'architecte Denis Valode. L'installation se compose de quatre sculptures satellitaires suspendues dans le hall principal, reprenant et transformant le motif de l'horloge. Chaque forme décrit des rotations par minute, heure et jour, suivant le mouvement des astres[11],[12],[13][Pas dans la source].
Il a participé à plusieurs expositions, notamment :
- « Sentience Loop-Sphere » (灵悉环域), exposition personnelle, Beijing International Exhibition Center, Pékin, mai-juin 2026[14].
- Exposition collective au Musée d'Art national de Chine (NAMOC), Pékin, dans le cadre du dixième anniversaire de Yishu 8, 2024[15][Pas dans la source].
- « The Bright Side » au Today Art Museum de Pékin, avec d'autres lauréats du Prix Yishu 8, 2021[16],[17].
- Exposition personnelle « Temps Ductiles » lors de sa soutenance de thèse à l'ENSAD en 2019[7][source secondaire nécessaire].
- Exposition personnelle « Time » au musée de l'automobile de Pékin, de janvier à mars 2019[7][source secondaire nécessaire].
- « L'éclipse de Lune Bleue », résidence et exposition à la Maison des Arts Yishu 8, Pékin, 2018[7][source secondaire nécessaire].
- « Art Quake », Zona Maco, Mexico, 2018. Invité par le collectionneur et expert en photographie Serge Plantureux, l'installation présente des tirages argentiques d'un séisme précédent, tandis qu'un traceur numérique dessine en temps réel sur les murs à partir des vibrations des pas des visiteurs[7],[18].
- « La belle Vie numérique », Fondation EDF, Paris, 2018[7][source secondaire nécessaire].
- Prix Yishu 8 (France Prize) suivi d'une résidence à Pékin en 2017[19],[20].
- « L'acier de la corde sciera le décor », exposition personnelle, Galerie Jérôme Pauchant, Paris, 2016[7][source secondaire nécessaire].
- « La redite en somme ne s'amuse pas de sa répétition singulière », exposition collective au Palais de Tokyo, Paris, 2016[21],[7][source secondaire nécessaire].
- YIA Art Fair, Musée des Arts et Métiers, hors-les-murs, 2016[7][source secondaire nécessaire].
- « Révélations Emerige », villa Emerige, Paris, 2014[7][source secondaire nécessaire].
Thèmes et pratiques artistiques
modifierLyes Hammadouche explore les frontières entre conscience, technologies persuasives (captologie), art et design. Formé à l'hypnose, il conçoit des œuvres qui mettent en jeu « la conscience délocalisée et l'illusion du soi », à travers des lunettes, bijoux et sculptures quasi-fonctionnelles, souvent teintées d'un humour ludique[5][source secondaire nécessaire].
Autodidacte en électromécanique, modélisation tridimensionnelle et sculpture, il développe lui-même les dispositifs techniques de ses installations, de la conception à la réalisation[7][source secondaire nécessaire].
Œuvres sélectionnées
modifier- Ecartemps (2024), installation permanente, gare de Thiais-Orly, Grand Paris Express, en collaboration avec Denis Valode[22][source secondaire nécessaire].
- Black Sun (2022), installation motorisée avec miroir mécatronique[23][source secondaire nécessaire].
- KaiWu 开悟 (2021), série d'installations interactives explorant la conscience délocalisée[24][source secondaire nécessaire].
- HeartBeatClock, horloge pulsant au rythme cardiaque[25][source secondaire nécessaire].
- EarthMoonMirror, dispositif optique reflétant le mouvement Terre-Lune[26][source secondaire nécessaire].
Récompenses et distinctions
modifierLiens externes
modifierRéférences
modifier- ↑ Site officiel de Lyes Hammadouche
- ↑ Page personnelle sur le site de la CAFA
- ↑ Page de Lyes Hammadouche sur le site d'EnsadLab
- ↑ Portrait sur le site Carré sur Seine
- 1 2 Biographie sur le site officiel
- ↑ Article de PSL sur la soutenance de doctorat
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Site officiel
- ↑ PSL, 30e doctorat SACRe
- ↑ EnsadLab - Reflective Interaction
- ↑ Présentation de Black Sun sur le site officiel
- ↑ « Gare Thiais-Orly » sur le site de l'Art du Grand Paris
- ↑ Fiche artiste sur le site de l'Art du Grand Paris
- ↑ « Grand Paris Express: when art meets infrastructure », Ardian
- ↑ « Western lens, Eastern wisdom », CGTN, 2 juin 2026
- ↑ « Histoire d'YISHU 8 », Institut français de Chine
- ↑ « 'The Bright Side' brings warmth and light to Beijing », Global Times
- ↑ « Art exhibition stages a theater of the magic of luminosity », China Daily
- ↑ « Zona Maco sister fairs return », The Art Newspaper
- 1 2 Article dans China Daily
- 1 2 Article dans China Daily Hong Kong
- ↑ Page de l'exposition sur le site du Palais de Tokyo
- ↑ Ecartemps sur le site officiel
- ↑ Black Sun sur le site officiel
- ↑ KaiWu sur le site officiel
- ↑ HeartBeatClock sur le site officiel
- ↑ EarthMoonMirror sur le site officiel
