Lytta Basset

philosophe et théologienne protestante suisse

Lytta Basset, née le à Raiatea ou Tahiti, en Polynésie française, est une philosophe et théologienne protestante franco-suisse.

Lytta Basset
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Lytta JacotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Mère
Madeleine Verdeil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Elle est pasteur de l'Église réformée à Genève de 1984 à 2001 et professeure de théologie pratique, à l'Université de Lausanne à partir de 1998 puis à celle de Neuchâtel de 2004 à 2014.

Biographie

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Origines et famille

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Lytta Jacot naît le [1] à Raiatea[2] ou Tahiti[1], en Polynésie française, où elle passe les dix premières années de sa vie[2].

Elle est la fille du pasteur missionnaire Albert Jacot, originaire du Locle dans le canton de Neuchâtel, et de son épouse, la poétesse Madeleine Jacot-Verdeil, de Montpellier (1919-2015)[3],[4],[5]. Elle possède les nationalités française et suisse[2].

Elle épouse en Jean-Claude Basset[6], rencontré lors de ses études à Strasbourg[5]. Ils ont trois enfants[7].

Elle vit à Préverenges, dans le canton de Vaud, depuis 2004, après avoir habité à Genève[8].

Études et parcours pastoral et universitaire

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Lytta Basset fait à partir de 1967[9] des études de philosophie à l'université de Montpellier, où elle obtient une licence d'enseignement en 1970, puis de théologie à la faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg, où elle obtient également une licence, en 1974[10], et durant une année à l'United Theological College de Bangalore (en Inde)[11].

Elle enseigne une année à Téhéran, deux à Djibouti[8] et à Genève, puis fait des stages pastoraux à Boston, pendant une année[8], et Genève, et elle est consacrée pasteur en 1986[11]. Elle est assistante à la faculté de théologie de l'Université de Genève en 1985 et soutient en 1993 une thèse en théologie pratique, intitulée « De l'abîme du mal au pouvoir de pardonner. Une mise en perspective de la culpabilité » et publiée sous le titre Le pardon originel. De l'abîme du mal au pouvoir de pardonner[11]. Ce livre est un succès éditorial[n 1],[5]. Elle est la première femme à décrocher à doctorat en théologie à l'Université de Genève[12].

Également aumônière des hôpitaux[11], elle est nommée professeure de théologie pratique à l'Université de Lausanne en [2], puis à celle de Neuchâtel en 2004, où elle est également doyenne de la faculté de théologie[6]. Elle y crée en 2011 un certificat d'études avancées en accompagnement spirituel[9]. Elle prend sa retraite en 2014[9].

Domaines de recherche

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Lytta Basset s'intéresse particulièrement au domaine de l’accompagnement spirituel, de la relation d’aide, de l’articulation entre spiritualité et sciences humaines[13],[14],[15]. Dans un article paru dans Le Temps en 2026, Lucas Vuilleumier décrit l’apport de Lytta Basset : « elle a progressivement déplacé le discours religieux des réponses toutes faites vers une parole incarnée, attentive aux fragilités et aux cheminements singuliers »[7].

Autres activités

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Lytta Basset crée en 2005[9] et dirige la revue internationale de théologie de l'Université de Neuchâtel La chair et le souffle[16].

Notes et références

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  1. ↑ 4 500 exemplaires vendus et trois rééditions au [2].
  2. ↑ Ce livre développe la thèse, à travers les figures de Jacob, Job et Jésus, que c'est par la colère que se construit une foi adulte et personnelle[18].
  3. ↑ Livre écrit à la suite du suicide de son fils de 24 ans en 2001.
  4. ↑ « Valeur cardinale de bien des religions, la compassion est aujourd'hui mal comprise. En quoi se différencie-t-elle de l'amour et de la charité ? Comment ne pas la confondre avec l'empathie passive envers ceux qui sont touchés par le malheur du monde qui s'étale sur nos écrans ? La compassion avec les plus fragiles n'est-elle pas un obstacle à la justice sociale ? Réunissant théologiens et penseurs chrétiens, mais aussi juifs et bouddhistes, Lytta Basset nous invite à découvrir une compassion non pas innée, mais acquise de haute lutte ; non pas passive, mais active et, pour tout dire, militante. »

Références

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  1. 1 2 Anne-Sylvie Sprenger, « Lytta Basset : « Aucun amour humain n'est suffisant » », Le Matin Dimanche,‎ , p. 71 (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 Patricia Briel, « Gens : Lytta Basset, nommée professeure de théologie pratique à l'Université de Lausanne », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ Patrick Cabanel, « Madeleine Jacot-Verdeil », dans André Encrevé et Patrick Cabanel (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours : H-L, t. III, Paris, Max Chaleil, (ISBN 9782846213332), p. 239.
  4. ↑ Claire Lesegrétain, « Lytta Basset, guérir du malheur », La Croix,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  5. 1 2 3 Patricia Briel, « De Tahiti à Genève, via Strasbourg », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 Patricia Briel, « Lytta Basset, professeure à l'Université de Neuchâtel : « J'ai découvert un autre Dieu » », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 Lucas Vuilleumier, « Lytta Basset, théologienne: «On ne peut supporter l’horreur que si elle est aussi portée par d’autres» », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ), dans le contexte de la tragédie de Crans-Montana.
  8. 1 2 3 Anne-Catherine Renaud, « Lytta Basset a donné à chaque pièce la couleur d'un pays où elle a vécu », Le Matin Dimanche,‎ , p. 81 (lire en ligne)
  9. 1 2 3 4 Isabelle Falconnier, « Il faut réhabiliter la nature humaine », L'Hebdo,‎ , p. 34 à 37 (lire en ligne)
  10. ↑ « Basset-Jacot, Lytta », sur Base de données des élites suisses (consulté le )
  11. 1 2 3 4 André Encrevé, « Lytta Madeleine Moerai Basset (née Jacot) », dans André Encrevé et Patrick Cabanel (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours : A-C, t. II, Paris, Max Chaleil, (ISBN 9782846211901), p. 186.
  12. ↑ C. G., « Lytta Basset, théologienne : « Prenons-nous en charge » », La Tribune de Genève,‎ , p. 35 (lire en ligne)
  13. ↑ « CV de Lytta Basset ».
  14. ↑ Henri Tincq, « Lytta Basset, compagne des affligés », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. ↑ Lytta Basset, professeure à l'Université de Neuchâtel: « J'ai découvert un autre Dieu ».
  16. ↑ nouvelle revue "La Chair et le Souffle"
  17. ↑ « Le prix de littérature religieuse » sur le site du Syndicat des libraires de littérature religieuse (SLLR) (consulté le 30 mars 2017)
  18. ↑ Nicole Metral, « Rien n'est plus toxique qu'une colère censurée », Courrier de Genève,‎ , p. 19 (lire en ligne)
  19. ↑ Nicole Métral, « La paix intérieure, pas à pas avec Lytta Passet », Courrier de Genève,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  20. ↑ Isabelle Falconnier, « Le monde est rempli de croyants qui s'ignorent ! », L'Hebdo,‎ , p. 68 à 70 (lire en ligne)
  21. ↑ Patricia Briel, « Lytta Basset : « Le suicide fait peur aux humains, pas à Dieu » », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  22. ↑ Julien Baumann, « Un livre pour apprivoiser l'amour », Courrier de Genève,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  23. ↑ Isabelle Falconnier, « Lytta Basset. L'art d'aimer », L'Hebdo,‎ , p. 88 et 89 (lire en ligne)
  24. ↑ Gérard Tinguely, « Lytta Basset propose l'abandon du dogme du péché originel », La Liberté,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  25. ↑ Marie-Pierre Genecand, « Lytta Basset : « La vie après la mort existe. Mon fils Samuel m’est apparu et m’a réconfortée » », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès payant, consulté le )

Voir aussi

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