Léa Cousineau
Léa Cousineau, née le à Montréal, est une enseignante, syndicaliste et femme politique québécoise et militante féministe. En 1974, elle est présidente du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal. De 1986 à 1994, elle est conseillère municipale à la Ville de Montréal et présidente du Comité exécutif de Montréal de 1990 à 1994.
| Léa Cousineau | |
Léa Cousineau lors du 50e anniversaire du RCM en novembre 2024. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente du Comité exécutif de Montréal | |
| – (4 ans) |
|
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Montréal (Québec, Canada) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal |
| Diplômée de | Université de Montréal |
| Profession | Enseignante Syndicaliste |
| modifier |
|
Biographie
modifierAînée d'une famille de sept enfants[1], elle grandit rue Christophe-Colomb à Montréal. En 1962, elle obtient un baccalauréat en pédagogie de l'Université de Montréal.
Parcours professionnel
modifierElle commence sa carrière comme enseignante à la Commission des écoles catholiques de Montréal. Elle s'implique ensuite au sein de la Jeunesse étudiante catholique (JEC), dont elle devient secrétaire générale au niveau canadien jusqu'en 1968.
À partir de 1969, elle occupe des fonctions au sein de l'Alliance des professeurs de Montréal, notamment comme secrétaire générale puis vice-présidente jusqu’en 1973.
En 1972, elle devient directrice générale de Tourbec, Bureau du tourisme jeunesse, poste qu'elle occupe jusqu'en 1974.
En 1974, elle participe à la fondation du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM), dont elle devient présidente jusqu'en 1977. Elle devient ainsi la première femme à présider un parti politique au Canada[2].

Elle travaille ensuite comme attachée politique au cabinet de la ministre Lise Payette, où elle contribue à des dossiers liés à la condition féminine, notamment à l'adoption d'une politique d'ensemble sur la condition féminine Pour les Québécoises : égalité et indépendance. Conseil du statut de la femme[3].
De 1979 à 1986, elle poursuit sa carrière dans le milieu de l'éducation, notamment au Cégep de Rosemont et à l'Université du Québec à Montréal.
Pendant cette période, elle est élue à la vice-présidence de la Confédération des loisirs du Québec, puis à la présidence du conseil d'administration de l'Institut canadien d'éducation des adultes (ICEA)[4]. Elle fait partie de différents comités, notamment à Centraide Montréal et au comité logement Rosemont. Elle est membre du Conseil du statut de la femme de 1980 à 1985.
Carrière politique municipale
modifierEn 1986, Léa Cousineau est élue conseillère municipale dans le district d'Étienne-Desmarteau dans le quartier de Rosemont sous la bannière du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, dirigé par Jean Doré.
Elle est nommée au comité exécutif de la Ville de Montréal, où elle est responsable notamment des dossiers liés à la condition féminine, aux loisirs et au développement communautaire. Elle siège également au comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et occupe la vice-présidence de la Commission de la sécurité publique, responsable du Service de la police.
Au cours de son premier mandat, elle participe à la mise en œuvre de politiques municipales portant notamment sur l'égalité entre les femmes et les hommes et la sécurité urbaine. Elle fait également adopter une règlementation sur l'affichage pornographique.
En collaboration avec son collègue le conseiller municipal Raymond Blain, elle pilote une politique municipale relative au VIH/sida qui sera adoptée en 1988[5].
Réélue en 1990, elle devient la première femme au poste de présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, fonction qu'elle occupe jusqu'en 1994.
Elle est responsable de la gestion budgétaire de la Ville et participe à la mise en œuvre de projets d'aménagement urbain, de développement d'équipements et de logement social, notamment dans le redéveloppement du site de l'aréna Paul-Sauvé[6].
Carrière après la politique
modifierAprès 1994, elle occupe différents postes à l'Université du Québec à Montréal, notamment comme conseillère en gestion des ressources humaines, directrice de l'Institut de recherches et d'études féministes et attachée d'administration au Bureau de la coopération internationale. En 1994, elle est aussi nommée par le gouvernement du Québec, membre du conseil d'administration de la Société immobilière du Québec.
En 1996, elle est nommée sous-ministre associée au Secrétariat à la condition féminine du gouvernement du Québec, fonction qu'elle occupe jusqu'en 2001. Elle contribue notamment à la mise en œuvre du programme « À égalité pour décider »[7] et à la publication du document « Un avenir à partager… La politique en matière de condition féminine : Programme d'action 2000-2003». L'égalité pour toutes les Québécoises. »[8] Elle porte à maintes reprises les positions du Québec en matière de condition féminine dans plusieurs forums internationaux, dont une séance spéciale de l'ONU à New-York.
De 2001 à 2004, elle est présidente de la Commission des partenaires du marché du travail.
À partir de 2005, elle agit comme formatrice et conférencière dans les domaines de l'éducation et de la participation citoyenne, notamment auprès d'élus montréalais et au service de l'Association internationale des maires francophones.
De 2008 à 2014, elle fait un retour à titre de présidente du conseil d'administration de l'Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICEA).
Pendant cette période et pour une dizaine d'années, elle sera présidente du conseil d'administration du Théâtre d'Aujourd’hui.
Au début des années 2010, elle siège au Conseil de l'Université de Montréal jusqu'en 2020.
Distinctions
modifierDistinctions principales
modifier- 2013 :
Chevalière de l'Ordre national du Québec (2013)[9]. - 2025 : commandeure de l'Ordre de Montréal[10].
- 2004 : prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne »[11].
Autres distinctions
modifierNotes et références
modifier- ↑ La Presse, 25 novembre 1990.
- ↑ https://archivesdemontreal.com/2015/03/11/batisseuses-de-la-cite-2015-lea-cousineau/
- ↑ Pour les Québécoises : égalité et indépendance. Québec, Éditeur officiel du Québec, 1978, 335 p.
- ↑ https//icea.qc.ca/a-propos
- ↑ Archives de Montréal, « Bâtisseuses de la cité – Léa Cousineau », https://archivesdemontreal.com/2015/03/11/batisseuses-de-la-cite-2015-lea-cousineau/
- ↑ « Démolition du centre paul-sauvé : 30 ans déjà », sur Est média montréal, (consulté le ).
- ↑ Gouvernement du Québec, 2000.
- ↑ https://bibliotheque.cecile-rouleau.gouv.qc.ca/notice?id=p%3A%3Ausmarcdef_0000610808&locale=fr .
- ↑ « Léa Cousineau », sur Ordre national du Québec (consulté le )
- ↑ « Léa Cousineau », sur Ordre de Montréal, (consulté le ).
- ↑ https://www.gg.ca/fr/honneurs/prix-du-gouverneur-general-affaire-personne
- ↑ « Bâtisseuses de la Cité 2015 : Léa Cousineau », sur archivesdemontreal.com (consulté le ).
- ↑ « %%sitename%% », sur Y des femmes de Montréal (consulté le ).
