Léa Doumta

personnalité politique centrafricain

Léa Koyassoum Doumta, née le à Bouca, est une femme politique centrafricaine, membre du Parti de l'unité nationale (PUN).

Léa Koyassoum Doumta
Fonctions
Ministre centrafricaine du Commerce et de l'Industrie

(2 ans, 6 mois et 12 jours)
Président Faustin-Archange Touadéra
Premier ministre Henri-Marie Dondra
Félix Moloua
Gouvernement Dondra
Moloua I
Prédécesseur Mahamat Taib Yacoub
Successeur Thierry Patrick Akoloza
Ministre de la Santé publique

(7 mois et 12 jours)
Président François Bozizé
Premier ministre Élie Doté
Gouvernement Doté I
Prédécesseur Nestor Mamadou-Nali
Successeur Bernard Lala Konamna
Ministre de la Justice, garde des Sceaux

(4 mois et 8 jours)
Président François Bozizé
Premier ministre Célestin Gaombalet
Gouvernement Gaombalet II
Prédécesseur Yacinthe Wodobodé
Successeur Paul Otto
Ministre de la Famille, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale

(1 an, 5 mois et 2 jours)
Président François Bozizé
Premier ministre Abel Goumba
Célestin Gaombalet
Gouvernement Goumba
Gaombalet I
Prédécesseur Françoise Ibrahim
Successeur Marie Solange Pagonendji-Ndakala
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Bouca (Ouham, République centrafricaine)
Nationalité Centrafricaine
Parti politique PUN
Diplômée de Université de Bangui

Elle est ministre de la Famille, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de 2003 à 2004, ministre de la Justice de 2004 à 2005, ministre de la Santé publique de 2005 à 2006 et ministre du Commerce et de l'Industrie de 2021 à 2024.

Carrière politique

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Léa Doumta est démise de ses fonctions de ministre de la Justice par le président François Bozizé en , moins de six mois après sa nomination, sans raison officielle[1]. Cela fait suite aux troubles politiques de , lorsque la Cour constitutionnelle de transition décide d'invalider les dossiers de tous les candidats opposés à Bozizé dans la course à la présidentielle[1]. Avant ça, elle occupe le poste de ministre des Affaires sociales[1].

En 2015, elle est victime d'un bref kidnapping. Vice-présidente du Conseil national de transition, elle est enlevée le à 90 km de Bangui alors qu'elle revient d'un enterrement, par des hommes armés. Ces anti-balaka la gardent pendant près de deux heures avant de la relâcher avec une liste de revendications à remettre au gouvernement[2].

En , elle prend publiquement parti contre le projet de nouvelle Constitution proposée par le président Faustin-Archange Touadéra, projet qu'elle considère comme illégal et controversé[3]. Malgré ses réticences, la nouvelle Constitution est adoptée par référendum fin juillet, qui fait passer le pays à 7e République et autorise le président Moloua de bringuer un troisième mandat en 2025[4]. Elle n'est finalement pas reconduite dans ses fonctions lors du remaniement de [4].

En , Léa Doumta est réélue coordinatrice nationale de Awln Centrafrique pour un mandat de 5 ans[5]. Awln est une association féminine qui mène des campagnes de sensibilisation pour pousser les communautés à voter lors des élections[6].

Références

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  1. 1 2 3 « Bozizé limoge son ministre de la justice », The New Humanitarian, (lire en ligne)
  2. « RCA: des anti-balaka enlèvent puis relâchent la vice-présidente du CNT », Radio France International, (lire en ligne)
  3. « Le Courage Politique de Madame Léa Koyassoum Doumta Applaudi par les centrafricain », CNC, (lire en ligne)
  4. 1 2 « Centrafrique: le président Faustin-Archange Touadéra a remanié son gouvernement », Radio France International, (lire en ligne)
  5. « Léa Koyassoum Doumta, coordonnatrice nationale de Awlyn Centrafrique », Radio Guira, (lire en ligne)
  6. Judicael Yongo, « Centrafrique : L’organisation AWLN prépare des jeunes aux prochaines échéances électorales locales », RJDH Centrafrique, (lire en ligne)

Liens externes

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