Léon Jost
Léon Jost, né le [1] et mort le à Nantes, est un des 48 otages fusillés par l'Armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, en représailles de l'exécution du Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz, le .
| Président Union nationale des mutilés et réformés anciens combattants de la Loire-Inférieure (d) | |
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| Vice-président Union nationale des mutilés, réformés et anciens combattants (d) | |
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Michel Jost (d) |
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Union nationale des mutilés et réformés anciens combattants de la Loire-Inférieure (d) () |
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Biographie
modifierLéon Jost est le fils d'un responsable de la biscuiterie Lefèvre-Utile. Il est élève du Lycée Georges Clemenceau, de la 8e au baccalauréat (section Moderne). Il entre à la biscuiterie dont il devient lui-même un cadre important : en 1940, il est à la fois directeur de la fabrication et chef du personnel.
Il épouse Yvonne Meynieu[2] le , à Nantes[3]. Ils ont un fils, Michel, né à Nantes (5e canton) le [4],[5], et une fille, Simone[6], née à Nantes (5e canton), le .
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé en 1915 et subit l'amputation de la jambe gauche.
Léon Jost est ensuite responsable aux niveaux local, départemental et national d'associations d'Anciens Combattants, notamment de l'Union nationale des mutilés et réformés.
Après l'armistice de , il entre dans le Comité d'aide aux prisonniers qui intervient pour adoucir le sort des soldats français prisonniers, détenus dans la prison des Rochettes, quartier Richemont à Nantes et dans les camps de Château-Bougon à Bouguenais et de Châteaubriant. Près de 70 tonnes de nourriture sont collectées et de nombreux camions citernes alimentent les camps en eau potable.
Mais, sous le couvert de cette activité humanitaire, se cache une filière d'évasion, le réseau Georges-France 31[7], qui permet à 2 248 prisonniers de guerre de gagner la zone libre et l'Angleterre. Le , Léon Jost est arrêté pour ces activités à Nantes, jugé et condamné à une peine de prison. Soutenu par l'avocat Alexandre Fourny (qui est par ailleurs chef régional du réseau Georges-France 31), il est libéré le et à nouveau arrêté le , il fut mis au secret puis condamné le à trois ans de forteresse. Il fut interné successivement à la prison des Rochettes (Nantes) et à la prison Lafayette (Nantes). Son fils Michel était prisonnier de guerre en Allemagne[8].
Le , le Feldkommandant Karl Hotz est abattu à Nantes par un groupe de résistants. Les Allemands décident que 50 otages seront fusillés immédiatement. Léon Jost est inclus dans la liste des otages, sous le numéro 35 avec la mention : "action en faveur de l'ennemi". Il est fusillé le au champ de tir du Bêle à Nantes avec 15 autres otages, tandis que 27 le sont à Châteaubriant et cinq à Paris[9].
Léon Jost est inhumé au cimetière Miséricorde à Nantes le [10], le même jour que Marcel Hévin[11], Jean-Pierre Glou[12], Paul Birien[13], Frédéric Creusé[14], fusillés également le , à la Carrière des fusillés de Châteaubriant[10] , ainsi qu'Alexandre Fourny, exécuté au champ de tir du Bêle.
Publication
modifierPendant sa détention en prison, Léon Jost a écrit des souvenirs qui ont été édités[15] :
- Un dernier tour en ville : un Nantais, de la Belle Epoque aux cinquante otages, Thonon-les-Bains, Haute-Savoie, Editions de l'Albaron, , 302 p. (ISBN 978-2-908-52827-5, OCLC 231428535).
Distinctions
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Commandeur de la Légion d'honneur (1939)[16]
Médaille militaire (1936)
Croix de guerre - avec palme
Croix de guerre - avec palme
Insigne des blessés de guerre (au titre de la première Guerre mondiale)
Médaille commémorative de la guerre -
Médaille commémorative interalliée « médaille de la Victoire » (1914-1918)
Médaille commémorative française de la guerre - avec agrafe "Libération" (à titre posthume)
Hommages
modifier- La rue des Fraises à Nantes a été renommée rue Léon-Jost en 1946.
- À Paris, dans le 17e arrondissement, la rue Roussel a été renommée rue Léon-Jost.
- Il existe une rue Léon-Jost, également à Bouguenais (Loire-Atlantique).
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Ministère de la culture - Base Léonore », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « La dernière lettre de Léon Jost », sur Château des Ducs de Bretagne (consulté le )
- ↑ « Registre des mariages, Nantes 5e canton », sur Archives municipales de Nantes (consulté le )
- ↑ « Registre des naissances, de la ville de Nantes, 5e canton », sur Archives de Nantes (consulté le )
- ↑ Jean Guiffan, Nantes : le lycée Clemenceau : 200 ans d'histoire, Nantes, Coiffard Edition, , 491 p. (ISBN 978-2-910366-85-8), p. 412
- ↑ « Registre des naissances, ville de Nantes », sur Archives de Nantes (consulté le )
- ↑ « Liste des réseaux de la France combattante ayant eu une activité en Bretagne » (consulté le )
- ↑ « JOST, Léon Louis Marie », sur Le Maitron (consulté le )
- ↑ Deux otages ont échappé à l'exécution, ce qui porte le nombre des fusillés à 48, bien que le nombre retenu soit celui de 50 : d'où le nom donné au Cours des 50-Otages à Nantes.
- 1 2 « Registre des inhumations », sur Archives de Nantes (consulté le )
- ↑ « Maitron des fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés en 1940-1944 », sur Le Maitron (consulté le )
- ↑ « Maitron des fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés en 1940-1944 », sur Le Maitron (consulté le )
- ↑ « Maitron des fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés en 1940-1944 », sur Maitron (consulté le )
- ↑ « Maitron », sur Le Maitron (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Besse, Delphine Leneveu, « JOST Léon, Louis, Marie », sur fusilles-40-44.maitron.fr.
- ↑ « Ministère de la culture - Base Léonore », sur culture.gouv.fr (consulté le ).