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La léthargie désigne un état biologique ainsi qu'une variable mathématique de physique nucléaire.

L'état de léthargie est une forme de vie où les fonctions vitales sont fortement ralenties. Chez les animaux, il apparaît généralement de façon périodique afin de surmonter des conditions de température hivernales (hibernation) ou estivales (estivation).

En neutronique, la léthargie est une variable correspondant au logarithme du rapport entre l'énergie d'un neutron et une énergie de référence choisie.

Biologie

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La léthargie est une forme de vie ralentie (hibernation, estivation) qui permet à certains animaux (invertébrés et vertébrés) de surmonter des conditions ambiantes défavorables.

Fonctions vitales

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Les animaux en léthargie ont des fonctions vitales extrêmement réduites (la température du corps baisse, les battements cardiaques et les mouvements respiratoires deviennent moins fréquents). Toutefois, une certaine quantité d'énergie est nécessaire à l'animal pour accomplir ses fonctions vitales, même si elles sont réduites au minimum. Pour cela, avant de tomber en léthargie, il accumule des réserves de graisses et de sucres destinées à être métabolisées au cours de cette période.

Périodes

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oiseau pris en photo au flash immobile la nuit, sur le bord d'un réservoir de nourriture pour oiseaux
Colibri d'Anna en état de torpeur, en 2022.

La léthargie correspond à un état de dormance chez les animaux, le plus souvent périodique (cyclique).

Pour les cycles longs (rythme annuel), ces périodes sont celles des températures estivales maximales (estivation), ou des températures hivernales minimales (hibernation). Pour les cycles courts (rythme journalier), ce sont celles des températures maximales diurnes et minimales nocturnes ; cette dormance de courte durée est appelée torpeur[1]. La torpeur peut désigner aussi une léthargie non périodique qui se produit occasionnellement pour surmonter des difficultés ambiantes particulières.

Médecine

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En médecine, le terme léthargie est plutôt historique, diversement utilisé selon les époques.

Dans le Corpus hippocratique, le terme lethargus désigne une fièvre rémittente (variable le matin et le soir) avec assoupissement[2].

Luke Demaitre avance dans son texte Medieval Medicine. The Art of Healing, from Head to Toe que la léthargie était reconnue au Moyen Âge comme pouvant être provoquée par une complexion excessivement froide portée au cerveau. Le refroidissement du corps, et donc le ralentissement des vapeurs dans la tête, favoriserait l’amnésie ou la léthargie de l’individu[3].

Au XIXe siècle, Émile Littré définit la léthargie comme « un sommeil profond et continuel, dans lequel le malade parle quand on le réveille, mais ne sait ce qu'il dit, oublie ce qu'il a dit et retombe promptement dans son premier état »[4].

La léthargie peut désigner des états d'hypersomnie pouvant se rencontrer dans des atteintes cérébrales infectieuses (encéphalite) ou tumorales (tumeurs de l'hypophyse). Par exemple, la « léthargie d'Afrique » a pu désigner la maladie du sommeil[2].

Au XXe siècle, le terme léthargie peut s'appliquer aux états de mort apparente sans arrêt des fonctions vitales, et au sommeil provoqué par suggestion hypnotique (sommeil hystérique ou coma hystérique)[4],[2].

Physique nucléaire

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En physique nucléaire, et plus particulièrement en neutronique, la léthargie est une variable correspondant à un rapport d'énergies, entre l'énergie d'un neutron et une énergie de référence arbitraire.

Cette variable est utilisée pour des raisons à la fois pratiques et théoriques (la loi du choc élastique mettant en jeu des rapports d'énergie). Elle permet notamment de faciliter la compréhension de phénomènes comme la modération de neutrons, via le gain de léthargie (équivalent à une perte d'énergie)[5].

La léthargie est définie comme suit :

avec :

  • u la léthargie (sans unité) ;
  • Er l'énergie de référence (arbitraire, souvent prise à 10 MeV) ;
  • E l'énergie du neutron considérée.

Notes et références

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  1. ↑ (en) Sherwood, Physiologie animale, De Boeck, , 904 p. (ISBN 978-2-8073-0286-0, lire en ligne), p. 750-752.
  2. 1 2 3 A. Manuila, Dictionnaire français de médecine et de biologie, t. II, Masson, , p. 601.
  3. ↑ (en) Luke Demaitre, Medieval Medicine. The Art of Healing, from Head to Toe, Santa Barbara, Praeger, , p. 130
  4. 1 2 Garnier et Delamare, Dictionnaire illustré des termes de médecine, Paris, Maloine, , 1094 p. (ISBN 978-2-224-03434-4), p. 545
  5. ↑ Reuss, Paul, 1940-, Précis de neutronique, EDP Science, (ISBN 978-2-7598-0162-6 et 2-7598-0162-4, OCLC 173240735, lire en ligne)

Liens externes

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