M'semrir

localité située au Maroc

M'semrir (arabe : امسمرير) est une commune rurale ⴰⵎⴰⵣⵉⵖ de la haute vallée du Dadès dans la province de Tinghir[1], région Sous-Massa-Drâa, dans le Sud du Maroc, qui compte 23 107 habitants (2004).

M'semrir
M'semrir
Gorge du Dadès près de M'semrir
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Drâa-Tafilalet
Province Tinghir
Géographie
Coordonnées 31° 42′ 10″ nord, 5° 48′ 45″ ouest
Divers
Site(s) touristique(s) grotte secrète de Aissa n'marghad
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Maroc
Voir sur la carte administrative du Maroc
M'semrir

Économie

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La commune est un point de ralliement de tous les nomades de la région avec un paysage pittoresque. Elle est un lieu de commerce d'ovins et caprins.

Manifestations

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Le , des manifestations ont lieu à Boumalne[2], protestant contre ce qu'ils considèrent comme un abandon de la part des autorités, plusieurs villages des environs de M’semrir étant restés plusieurs jours bloqués par la neige en , et l'absence de reconnaissance de leur identité amazighe, ont dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, donnant lieu à 42 arrestations[3], 10 manifestants dont des lycéens ayant été condamnés à plusieurs mois de prison[4].

Histoire de la tribu Aït Marghad

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Aïssa de Marghad (tribu) Aït Aïssa de Marghad (en [berbère] : ⴰⵢⵜ ⵄⵉⵙⴰ ⵏ ⵎⴰⵔⵖⴰⴷ) est une confédération tribale [amazighe] historique, originaire des régions montagneuses de l'Est du [Haut Atlas]. La tribu doit son nom et son unification à Aïssa de Marghad, un chef de guerre et figure légendaire du XVe siècle (période estimée), célèbre pour avoir unifié les populations locales et repoussé les invasions de coalitions berbères et nomades rivales.

1. Origines et Contexte Historique Au cours de la période médiévale tardive, la vallée fertile de Marghad, stratégiquement située à la croisée des routes transsahariennes et des hauts pâturages de l'Atlas, fait l'objet de tensions géopolitiques majeures. Plusieurs tribus nomades et coalitions rivales tentent d'annexer ces terres pour s'emparer de leurs ressources hydriques et agricoles.

Face à la désorganisation des clans sédentaires locaux, menacés d'expulsion, un guerrier autochtone nommé Aïssa se distingue en entreprenant l'unification des différents douars (villages) de la région pour organiser une défense commune.

2. La Résistance et la Grotte d'Aïssa n'Marghad Pour échapper aux réseaux d'espionnage des envahisseurs, Aïssa de Marghad choisit une vaste cavité naturelle, dissimulée à flanc de falaise dans une zone escarpée, pour y établir son quartier général. Ce site est historiquement connu sous le nom d'Ifri n'Aïssa n'Marghad (la Grotte d'Aïssa de Marghad).

Cette grotte devient le centre névralgique de la résistance atlasique :

Logistique et armement : Les outils agropastoraux y sont clandestinement transformés en armes de guerre (lances, sabres).

Planification stratégique : C'est sur le sol de cette cavité qu'Aïssa élabore les plans de défense en exploitant la topographie accidentée de la région.

Fédération politique : Les chefs de clans locaux y prêtent un serment d'alliance sacrée, scellant la naissance d'une identité politique commune.

3. La Bataille des Trois Gorges L'affrontement décisif, consigné dans la tradition orale, se déroule au niveau du défilé stratégique des Trois Gorges, unique point d'accès aux plaines de Marghad.

Bien qu'en infériorité numérique numérique (estimée à un contre trois), les forces d'Aïssa de Marghad appliquent une stratégie de guérilla apprise et répétée dans la grotte. En postant des archers sur les crêtes et en simulant une retraite, Aïssa attire l'avant-garde ennemie dans un goulet d'étranglement avant de lancer une contre-offensive de cavalerie lourde.

La défaite de la coalition ennemie met définitivement fin aux tentatives d'invasion de la vallée.

4. Fondation de la Tribu et Postérité Au lendemain de la victoire, les assemblées de notables (Infaoun ou sages de la tribu) décident de s'unir sous une seule et même entité politique et familiale pour pérenniser cette alliance défensive. En hommage à leur leader, la confédération adopte le nom de Aït Aïssa de Marghad (littéralement « Les Enfants/Fils d'Aïssa de Marghad »).

Aïssa de Marghad est considéré comme le patriarche fondateur de la lignée. La grotte d'Aïssa n'Marghad demeure aujourd'hui un site patrimonial et symbolique fort dans la mémoire collective locale, illustrant les structures de résistance des populations de la haute montagne marocaine.

Notes et références

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