Machaire de Sainte-Menehould

chevalier croisé français

Machaire de Sainte-Menehould, ou Macaire de Sainte-Menehould, est un chevalier français, originaire de Sainte-Menehould dans le comté de Champagne, à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle. Il participe à la quatrième croisade, à l'issue de laquelle il s'installe dans le nouvel empire latin de Constantinople.

Machaire de Sainte-Menehould
Biographie
Naissance fin XIIe siècle
Décès
Poimanenon (Mysie)
Père Aubert de Sainte-Menehould
Mère ?
Conjoint ?
Enfants au moins une fille

Origines

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Il est originaire de Sainte-Menehould dans le comté de Champagne.

Il est le fils d'Aubert de Sainte-Menehould[1] et possède deux frères, Raoul et Bertrant, ainsi qu'une sœur, Ermangarde, avec qui il confirme en 1191 une donation de leur père à l'abbaye de Monthiers-en-Argonne[2]. Aubert de Sainte-Menehould serait lui-même le fils d'un prénommé Raoul, qui aurait été seigneur de Sainte-Menehould[3].

Biographie

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En 1199, il est présent au tournoi d'Écry donné par le comte de Champagne Thibaud III et au cours duquel le prédicateur Foulques de Neuilly prêche la croisade réclamée un an plus tôt par le pape Innocent III. À l'instar de nombreux seigneurs champenois, il décide de prendre la croix[4],[5].

Il participe alors à la quasi-totalité des batailles de la campagne : la prise de Constantinople en 1204 et la bataille d'Andrinople en 1205 lors de laquelle les troupes latines sont totalement défaites par le tsar bulgare Kaloyan et dont il réchappe miraculeusement.

Par la suite, sous le commandement de l'empereur Henri Ier, il prend part aux combats contre Théodore Lascaris en Asie Mineure ainsi qu'à l'expédition visant à délivrer Rénier de Trit dans les monts Rhodopes.

À l'été 1206, il commande, aux côtés de Geoffroi de Villehardouin, une armée latine qui fait lever le siège de Didymotique imposé par le tsar bulgare Kaloyan. La même année, il est envoyé en Bithynie avec Pierre de Bracheux (bg), où il fait bâtir le château de Charax, sur les rives du golfe de Nicomédie.

À une date indéterminée, il est nommé grand-échanson d'Achaïe[6].

Il trouve la mort en 1224 lors de la bataille de Poimanenon, au sud de Cyzique en Asie Mineure, où l'armée latine est défaite par les troupes de Jean III Doukas Vatatzès.

Mariage et enfants

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Le nom de son épouse est inconnu, mais il a au moins une fille — dont le prénom ne nous est pas parvenu — qui épouse Angelo Sanudo, deuxième duc de Naxos, avec qui elle a trois enfants :

Notes et références

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  1. ↑ Henri d'Arbois de Jubainville et Auguste Longnon, Histoire des ducs et comtes de Champagne : Livre des vassaux du comté de Champagne et de Brie, 1172 - 1222, vol. 7, Paris, Librairie Auguste Durand, (lire en ligne).
  2. ↑ Henri d'Arbois de Jubainville et Auguste Longnon 1869, p. 257.
  3. ↑ Henri d'Arbois de Jubainville et Auguste Longnon 1869, p. 255.
  4. ↑ Natalis de Wailly 1882, p. 7.
  5. ↑ Henri d'Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et comtes de Champagne : 1181 - 1285 (1ère et 2ème parties), vol. 4a et 4B, Paris, Librairie Auguste Durand, (lire en ligne), p. 82-83.
  6. ↑ anonyme 1879, p. 198.

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Natalis de Wailly, Geoffroi de Villehardouin, La Conquête de Constantinople, avec la continuation de Henri de Valenciennes, Histoire de l'empereur Henri de Constantinople : texte original, accompagné d'une traduction, Paris, Firmin-Didot, , 616 p. (lire en ligne).
  • anonyme, La croisade de Constantinople et son influence sur le développement du commerce de l'Europe dans le Levant, Paris, Berche et Tralin, , 300 p. (lire en ligne).