Maharero (de son vrai nom Maharero ua Tjamuaha, également connu sous le nom de Kamaharero) né en 1820, mort le 7 octobre 1890 à Okahandja, dans le Sud-Ouest africain allemand, était un chef traditionnel du peuple Héréro de 1861 à 1890. Maharero est le père du chef Samuel Maharero, et le grand-père de Frederick Maharero[1],[2].

Maharero
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
Tjamuaha (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Jeunesse

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Maharero kaTjamuaha naît vers 1820 à Okahandja. En 1843, il se rend à Windhoek avec son père, Tjamuaha, pour séjourner auprès de Jonker Afrikaner, chef des Oorlam Afrikaners. Tjamuaha fut un allié de Jonker Afrikaner jusqu'à sa mort en 1861, bien qu'il occupât une position subordonnée[3].

Hostilités entre Héréros et Orlams

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À la mort de Jonker Afrikaner en 1861, Christian Afrikaner lui succède. Maharero en profite pour se soulever contre les Afrikaners. Ces derniers attaquent ensuite les hommes de Maharero à Otjimbingwe le 15 juin 1863 ; au cours de cette bataille, Christian Afrikaner trouve la mort[4].

Le successeur de Christian, Jan Jonker Afrikaner, refuse de laisser les Héréros s'affranchir de sa domination ; les hostilités se poursuivirent donc pendant plusieurs années.

Certains commerçants d'Otjimbingwe, notamment Charles John Andersson et Frederick Thomas Green, estimant que la guerre nuisait au commerce, prirent part à l'organisation et au commandement de l'armée Héréro. Green dirige une troupe qui s'empara de la majeure partie du bétail des Orlams ; le 22 juin 1864, une bataille décisive aboutit à la défaite des forces de Jan Jonker Afrikaner.

Se passant des services des commerçants, Maharero remporta d'autres batailles, prit le contrôle du Damaraland et envoya même ses troupes au Namaqualand. Finalement, en 1870, la paix fut négociée par le missionnaire Carl Hugo Hahn, de la Société des missions du Rhin[5].

Une pression coloniale croissante

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Au cours de la décennie suivante, un nombre croissant de commerçants blancs s'installent au Damaraland, venus pour la plupart de la colonie du Cap. Plus graves encore, des incursions boers sur les terres des Héréros ont lieu en provenance des républiques boers situées à l'est. Maharero se plaignit auprès du gouverneur de la colonie du Cap de la présence de Boers dans la partie orientale du territoire. Le gouvernement du Cap dépêche alors la commission Palgrave, puis annexe Walvis Bay en 1878, bien que cette localité ne faisait pas réellement partie du territoire de Maharero[5].

Le massacre d'Okahandja

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Le 23 août 1880, les hostilités reprennent entre Maharero et Jan Jonker Afrikaner. Ce qui n'était au départ qu'un différend concernant des pâturages dégénère en un massacre visant tous les Namas vivant sur le territoire de Maharero, faisant plus de 200 morts, connut désormais sous le nom de "massacre d'Okahandja"[6]. Hendrik Witbooi, figurant parmi les survivants, prit par la suite la tête de l'opposition à Maharero.

Les Héréros dans la « course à l'Afrique »

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Également confronté aux attaques répétées des ǀKhowesin — une sous-tribu des Khoïkhoïs dirigée par Hendrik Witbooi —, Maharero signe un traité de protection avec le gouverneur colonial allemand Heinrich Ernst Göring le 21 octobre 1885, sans toutefois céder les terres des Héréros. Faute de soutien allemand face à Witbooi, Maharero dénonça ce traité en 1888 et rouvre des négociations avec le gouvernement de la colonie du Cap. Toutefois, la « course à l'Afrique » bat alors son plein et le gouvernement de la colonie du Cap se trouve dans l'impossibilité d'intervenir, même s'il l'avait souhaité, les puissances européennes ayant reconnu le Sud-Ouest africain comme une zone d'influence allemande. Maharero réaffirme le traité avec les Allemands en mai 1890[4].

Maharero meurt le 7 octobre 1890 à Okahandja. Son fils aîné, Samuel Maharero, lui succède à la tête des Héréros[5].

Références

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  1. « BIOGRAPHIES OF NAMIBIAN PERSONALITIESin alphabetical order », sur klausdierks.com (consulté le )
  2. Heinrich von Vedder, « Das alte Südwestafrika. Südwestafrikas Geschichte bis zum Tode Mahareros 1890. Nach den besten schriftlichen und mündlichen Quellen erzählt. », sur www.zvab.com, (consulté le )
  3. « BIOGRAPHIES OF NAMIBIAN PERSONALITIESin alphabetical order », sur klausdierks.com (consulté le )
  4. 1 2 « BIOGRAPHIES OF NAMIBIAN PERSONALITIESin alphabetical order », sur klausdierks.com (consulté le )
  5. 1 2 3 Heinrich Vedder et Vita von Schwind, Das alte Südwestafrika: Südwestafrikas Geschichte bis zum Tode Mahareros 1890, Namibia Wiss. Ges, (ISBN 978-0-949995-33-9)
  6. (en) Matthias Goldmann, « The ambiguity of colonial international law: Three approaches to the Namibian Genocide », Leiden Journal of International Law, vol. 37, no 3, , p. 580–607 (ISSN 0922-1565 et 1478-9698, DOI 10.1017/S0922156523000742, lire en ligne, consulté le )