La main, en imprimerie est une quantité de 25 feuilles de papier.

Terminologie

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Ce nom vient d'un procédé de comptage. Les ouvrières qui occupaient le poste de comptage laissaient tomber les cinq feuilles les plus basses d'une pile sur la table, puis intercalaient le petit doigt, avant de laisser tomber cinq autres feuilles, d'intercaler le doigt suivant, et ainsi de suite. Quand cinq feuilles sont tombées sur l'index, on a compté vingt-cinq feuilles[1].

L'industrie papetière emploie le terme main pour désigner le bouffant (bulk en anglais)[réf. souhaitée].

Bouffant

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Par extension, un papier qui « a de la main » a une certaine tenue à la manipulation, une certaine raideur, qui ne dépend pas seulement du grammage, c'est-à-dire de sa masse par unité de surface. Le bouffant donne une mesure correspondant à cette perception[2] ; c'est le volume massique d'une pile de papier.

On mesure l'épaisseur sur au moins cinq feuilles ; le rapport entre l'épaisseur moyenne et le grammage donne le bouffant.

Comparer les papiers :
  • une pile de 250 feuilles de papier dont le grammage est 200 g/m2 mesure 62,5 mm. L'épaisseur moyenne en micromètres est 62500 ÷ 250 = 250, le bouffant est de 250 ÷ 200 (micromètres par gramme par mètre carré), soit 1,25.
  • un autre papier, de grammage 180 g/m2, a une épaisseur de 1,8 mm sur 5 feuilles, son bouffant est de 1350 ÷ 5 ÷ 180, soit 1.5.

Le second papier, bien que plus léger, a plus de main.

Le rapport entre l'épaisseur moyenne d'une feuille exprimée en micromètres et sa masse surfacique en grammes par mètre carré exprime cette grandeur en dm3 par kilo. La formule donnerait 1 pour un volume d'eau, le bouffant du papier est toujours supérieur.

Notes et références

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  1. Lucien Xavier Polastron, Le papier : 2000 ans d'histoire et de savoir-faire, Imprimerie nationale, , 221 p. (ISBN 978-2-7433-0316-7, présentation en ligne), p. 130-131.
  2. Polastron 1999, p. 164, 207.

Voir aussi

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