Maison Bergeret
La maison Bergeret, aussi appelée hôtel Bergeret, immeuble Bergeret ou villa Bergeret, est un hôtel particulier dessiné dans le style École de Nancy par l'architecte Lucien Weissenburger.
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Construits entre et pour l'imprimeur Albert Bergeret, les murs accueillent aujourd’hui des services de l'Université de Lorraine.
Situation
modifierLe bâtiment est situé 24 rue Lionnois à Nancy, dans le sud-est de la ville[1].
Description
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La maison Bergeret présente une façade animée. Une structure métallique novatrice renforce les planchers. L'union des arts est ici pleinement réalisée, puisque Louis Majorelle, Eugène Vallin, Victor Prouvé, Joseph Janin et Jacques Gruber participent à la finition de l'édifice. Louis Majorelle réalise les grilles du portail, aujourd'hui disparues, la porte d'entrée, la rampe d'escalier et les balcons. Le portail, aujourd'hui détruit, présentait une décoration stylisée, à la symétrie marquée, portant des monnaies-du-pape. Le reste de la clôture, déplacé à Ménil-Flin[2], permet de s'en faire une idée. La ferronnerie architecturale, encore en place, présente aussi une structure décorative portant des pièces de tôle découpées[3].
La monnaie-du-pape constitue le thème décoratif rassembleur. La décoration végétale de la ferronnerie est moins exubérante qu'à la villa Majorelle, plus structurée. Grâce à une restauration, l'intérieur de l'édifice et les ferronneries sont en excellent état.
L'ébéniste et ferronnier Louis Majorelle fournit l'ensemble des ferronneries et la cheminée du salon. L'ébéniste Eugène Vallin réalise la cheminée du cabinet de travail, le plafond et la cheminée de la salle à manger. Le peintre verrier Jacques Gruber réalise cinq verrières :
- au rez-de-chaussée pour le petit salon ;
- dans le cabinet de travail ;
- pour le jardin d'hiver le vitrail en plafond ;
- dans le hall ;
- au premier étage celui garnissant la baie sur la terrasse.
Le peintre verrier Joseph Janin exécute trois ensembles de verrières : au rez-de-chaussée celles du jardin d'hiver, aux premier et deuxième étages, celles des impostes des portes, la verrière en imposte dans la cloison vitrée du jardin d'hiver provient de l'usine. Enfin le peintre Victor Prouvé exécute la grande toile du plafond du hall, déposée pendant la guerre (stockée au sous-sol du musée des Beaux-Arts, en prévision de l'occupation allemande) et reposée en à son emplacement d'origine.
Les ferronneries extérieures sont réalisées par Eugène Soutif[4].
Classement
modifierLa maison Bergeret a été inscrite aux monuments historiques le pour ses façades et toitures, puis le dans son intégralité, avant d'être classée le [3].
Au cinéma
modifierEn , plusieurs scènes du film L'Étrange Couleur des larmes de ton corps y ont été tournées, ainsi qu'à la villa Majorelle[5].
Références
modifier- ↑ « Nancy, capitale de l'Art nouveau », Dossier de l'art, no 56, , p. 30.
- ↑ « Fabrique, Maison d'Industriel dite Maison Bergeret », notice no IA54000059, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 « Immeuble Bergeret », notice no PA00106234, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Bruno, « Maison Bergeret », sur stanislasurbietorbi.com (consulté le ).
- ↑ Xavier Frère, « Majorelle, la villa de l'angoisse »
, L'Est républicain, .
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierSources centrées :
- Vincent Bertaud du Chazaud (photogr. Manuel Bougot), « Hôtel Bergeret (Nancy) », dans Art nouveau : Cinq villas et hôtels particuliers, Antony, Le Moniteur, , 176 p. (ISBN 978-2-281-14576-2 et 978-2-281-14577-9, lire en ligne
), p. 138–163. - Roselyne Bouvier et Francis Roussel, Maison Bergeret, Nancy, Meurthe-et-Moselle, Nancy, Service régional de l'Inventaire général de Lorraine, et Metz, Serpenoise, coll. « Itinéraires du patrimoine » (no 199), , 18 p. (ISBN 2-913411-06-1).
- Marie-Claire Brunner et Véronique Lercher, Il était une fois la maison Bergeret, Paris, Messene, coll. « Art nouveau / Architecture », , 29 p. (ISBN 2-911043-90-1).
- Frédéric Descouturelle (préf. Michel Boulangé), La maison Bergeret, - : Histoire et visite d'une maison exemplaire de l'École de Nancy, Nancy, Presses universitaires de Nancy, coll. « Immeubles, demeures, édifices », , 95 p. (ISBN 2-86480-553-7).
- Frédéric Descouturelles, « La Maison Bergeret », Le Pays lorrain, vol. 73, no 1, , p. 51–56 (lire en ligne).
- Frédéric Descouturelle et Denise Bloch, Zoom sur la Maison Bergeret : Un autre regard sur le génie créatif des artisans de l'École de Nancy, Nancy, Association d'idées, coll. « Zoom », , 107 p. (ISBN 978-2-9522757-7-4).
- Olivier Romac, La maison Bergeret et les artistes de l'École de Nancy, Dombasle-sur-Meurthe, Brindille, , 47 p. (ISBN 978-2-9564481-2-9).
Autres sources :
- Francis Roussel, « Le fer dans l'architecture Art Nouveau », dans Annette Laumon, Albert France-Lanord et Francis Roussel, Les arts du fer en Lorraine (exposition à l'Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson, - ), Pont-à-Mousson, Centre culturel des Prémontrés, , 79 p. (BNF 34678911, SUDOC 000492361).
- Francis Roussel, Nancy : Architecture , Metz, Serpenoise, coll. « Itinéraires du patrimoine » (no 23), , 26 p. (ISBN 2-87692-134-0), p. 16.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à l'architecture :
- « Maison Bergeret », galerie de photos, sur jcb1.pagesperso-orange.fr (version du sur archive.org).
- « Maison Bergeret », sur stanislasurbietorbi.com.
- « Maison Bergeret », sur art.nouveau.world.
- « Ecole maternelle publique Jean Jaurès », sur nancy.fr via Wikiwix (consulté le ).
