Maison Charbonnier

maison à Caen (Calvados)

La maison Charbonnier est un édifice situé à Caen, dans le département français du Calvados, en France. Elle est inscrite au titre des monuments historiques.

Maison Charbonnier
Façade
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Localisation

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Le monument est situé au no 1bis et no 1ter de la rue Pémagnie[1], dans le centre-ville ancien de Caen.

Historique

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L'opération d'alignement et d'élargissement de la rue Pémagnie, commencée à la fin du XVIIe siècle[note 1], est relancée dans les années 1880 afin de relier la place Saint-Sauveur à la gare Saint-Martin[note 2]. Après de longues procédures, plusieurs maisons sont détruites en 1894[note 3],[A 1]. En bas de la rue, les maisons, dont l'ancien manoir d'Olivier de Brunville[3], appartenaient à Sylvain Charbonnier, pharmacien et ancien conseiller municipal. À leur emplacement, il se fait construire en 1896 un hôtel particulier par un architecte célèbre à Caen, Auguste Nicolas[4],[A 2].

Sylvain Charbonnier meurt dans son hôtel le [5]. Vers 1910, l'architecte Charles Postel achète l'hôtel. À l'origine, le bâtiment fait l'angle sur un petit jardin clos d'une clôture donnant sur la place Saint-Sauveur[1]. À l'angle, se trouve également un jardin d'hiver surplombant ce jardin[1]. En 1912, Charles Postel construit un immeuble sur l'ancien jardin qui vient cacher la façade sur la place Saint-Sauveur[A 2].

Protection

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La façade et la toiture sur rue, y compris le retour sur cour, ainsi que le décor de la pièce du deuxième étage sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le [1].

Architecture

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L'édifice est bâti sur des caves datant probablement du XVIIe siècle[1].

La maison est un « exemple achevé de l'expression éclectique en vogue au tournant du siècle »[1], et « très ostentatoire »[4].

Au premier étage, se trouve une pièce ornée de boiseries[1].

Notes et références

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  1. ↑ Les bâtiments situés entre le no 2 et le no 10 datent de cet époque.
  2. ↑ Terminus de l'ancienne ligne de Caen à la mer, la gare est ouverte en 1875. L'avenue de Courseulles est tracée pour la desservir[2] .
  3. ↑ L'ancien alignement est encore visible au no 15.

Références

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  • Philippe Lenglart, Le nouveau siècle à Caen, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 9-782854-802047), p. 95
  1. ↑ Lenglart 1989, p. 101-104.
  2. 1 2 Lenglart 1989, p. 185.
  • Autres références :
  1. 1 2 3 4 5 6 7 « Maison », notice no PA14000079, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. ↑ « Cote S/2848 » Accès libre, sur Archives départementales du Calvados (consulté le ).
  3. ↑ « Séance du 4 mai 1894 », Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, vol. XVII,‎ , p. 202-203 (lire en ligne Accès libre)
  4. 1 2 Le patrimoine des communes du Calvados, Flohic Éditions, 2001 (ISBN 2-84234-111-2), p. 454
  5. ↑ « Acte de décès » Accès libre, sur Archives départementales du Calvados

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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  • Le patrimoine des communes du Calvados, Flohic Éditions, 2001 (ISBN 2-84234-111-2) p. 454