Maison Valon
Les chimères, comme dirait Saint-Simon, de la maison Valon font remonter les origines de la famille à Régnier Walon, gouverneur d'Arleux en 1282. La filiation authentique, tout aussi ancienne, remonte aux frères Henri, Odon et Jean Walon, écuyers à Boux-sous-Salmaise, en 1394. Les Valon sont associés avec Genlis depuis au moins le quand Nicolas Valon, seigneur de Barain, achète de Marie de Machecot un quart par indivis de plusieurs héritages en cens situés à Janly[2.1]. En 1576 le même Nicolas achète les trois autres quarts dont la moitié par indivis de plusieurs héritages et cens que possède Guillemette de Senevoy, veuve de Philibert de Janly, seigneur de Montilles, à Janly. Il acquiert le reste de Laurent de Janly, seigneur de Dracy-les-Vitteaux[2.2]. Le restant de la seigneurie de Janly appartient à la maison de Nagu, et les Valon l'achètent de Joseph-Alexandre de Nagu en 1670 : "délivrance par décret aux requetes du Palais le de la terre et seigneurie de Janly et Uchey au profit de dame Anne Arviset, ve de Jaque Vallon, Tresorier de France à Dijon, et de Marie Arviset, ve de Nicolas Valon, coner au Parlement (qui était auparavant seigr dud. Janly) Pour et moyennant la somme de 77 mille livres"[2.3]. Les Valon vont se partager la seigneurie et vont désormais s'intituler seigneurs de Genlis et Uchey en partie.

Maison Valon (1670-1719)
modifierGénéalogie
modifier- Nicolas Valon (fils de Philippe Valon)
- Artus Valon
- Jacques Valon (seigneur de Clémencey)
- Anne Valon
- Jacques Valon (seigneur de Clémencey)
- Bénigne Valon
- Isaac Valon
- Claude Valon (seigneur de Barain-en-Auxois)
- Jean Valon (conseiller au bailliage de Dijon)
- Jacques Valon (seigneur de Mimeure en 1582)
- Nicolas Valon (seigneur de Belleroche)
- Richard Valon (filiation incertaine)
- Jacques Valon (seigneur de Mimeure, mort en 1668)
- Nicolas-Richard Valon
- Jacques-Louis Valon
- Anne-Philippines (ou Philippe) Valon
- Marguerite Valon
- Émilien (ou Émilan[d]) Valon
- Claude Valon (ecclésiastique)
- Prudent-Éléonor Valon
- Jean Valon (capitaine au régiment de Navarre)
- Claude-Bernard Valon
- Marc-Antoine Valon
- Claude Valon (épouse de Jean-Baptiste Jules de Ricard)
- Marie Valon
- Jeanne Valon
- Catherine Valon
- Nicolas-Richard Valon
- Nicolas Valon (seigneur de Belleroche)
- Artus Valon
Nicolas Valon (fils de Philippe Valon)
modifierNicolas Valon est le fils de Philippe Valon, écuyer, originaire de Boux-sous-Salmaise. En 1554, il est nommé par le Roi conseiller laïc au Parlement de Bourgogne. Il conservera cet office jusqu'en 1574[1.2]. Nicolas commence une politique d'achat de terres qui l'amène à jeter ses vues sur Janly. Il achète le , de Marie Macheco, tout ce qu'elle possède en cens sur le territoire de Janly. Il arrondit son pécule en 1576 en acquérant, par l'intermédiaire de Nicolas de Loron, les possessions genlissiennes de Guillemette de Senevoy, et celles de Laurent de Janly. En 1572, Nicolas avait aussi acquis, de Hervie (Hervé) de Cléron, seigneur de Barain, Saffre et Posanges, les trois quarts de la seigneurie de Barain-en-Auxois pour 1 000 livres. Il est aussi capitaine de Flavigny-sur-Ozerain[2.2]. De Jacqueline Languet, il est père d'au moins six enfants : Artus, Jacques, Bénigne, Claude, Jean et Isaac. Artus fondent la branche des seigneurs de Clémencey, et Jacques celle des seigneurs de Janly et de Mimeure.
Artus Valon
modifierArtus Valon est seigneur de Clémencey et conseiller et maître en la Chambre des Comptes de Bourgogne. Il épouse en 1585 Elisabeth Morin dont il a au moins un fils : Jacques.[réf. nécessaire]
Jacques Valon (seigneur de Clémencey)
modifierJacques Valon est seigneur de Clémencey et conseiller laïc au Parlement de Bourgogne. Il est l'époux de Catherine Bretagne, issue d'une grande famille parlementaire bourguignonne. Il en a au moins une fille, Anne, dernière de cette branche.[réf. nécessaire]
Anne Valon
modifierAnne Valon est dame de Clémencey et elle s'allie le à Jean Fyot de La Marche, président à mortier au Parlement de Bourgogne et baron de Montpont et seigneur de Montjay. Née en 1636, elle meurt en 1675.[réf. nécessaire]
Bénigne Valon
modifierBénigne Valon est l'épouse de Claude Ier de Pontoux, seigneur de Grange[2.2].
Isaac Valon
modifierIsaac Valon est avocat en Parlement de Bourgogne et propriétaire de la chevance et des terres de Janly. Il meurt en 1598 et ses frères et sœur se partagent sa succession le [2.2].
Claude Valon (seigneur de Barain-en-Auxois)
modifierClaude Valon est écuyer, seigneur de Barain-en-Auxois et capitaine de Flavigny[2.2].
Jean Valon (conseiller au bailliage de Dijon)
modifierJean Valon est conseiller au bailliage de Dijon[2.2].
Jacques Valon (seigneur de Mimeure en 1582)
modifierJacques Valon est conseiller laïc au Parlement de Bourgogne de 1574 à 1589[1.3], et hérite de la chevance et des terres de Janly à la mort de son frère, Isaac, en 1598. Il devient seigneur de Mimeure en 1582 par héritage de sa femme, Marie Comeau, qui devient dame de Mimeure en 1582[3]. Ils ont au moins deux fils: Nicolas et Jacques.
Nicolas Valon (seigneur de Belleroche)
modifierNicolas Valon est seigneur de Belleroche et conseiller laïc au Parlement de Bourgogne en 1631[1.4]. Il épouse Marie Arviset, fille d'Émilan Arviset, seigneur de la Cosme, Colonges et de Marcilly-les-Mont-Saint-Jean, avocat du Roi à la chambre des comptes (1600), puis conseiller au parlement (1606), et de Marie Fyot.
Richard Valon (filiation incertaine)
modifierRichard Valon (filiation incertaine) devient chevalier de Malte, du Grand Prieuré de Champagne avec son cousin germain Emilien Valon de Mimeure, en 1664. Ils sont dits "tous deux nés à Dijon"[4].
Jacques Valon (seigneur de Mimeure, mort en 1668)
modifierJacques Valon est conseiller clerc au Parlement de Bourgogne, puis conseiller laïc (1616). Il devient président au bureau des trésoriers de France. Il est seigneur de Mimeure, de Clémencey, en partie, de Rosey, de La Grande Vérouze et de La Cuillière. Il meurt en 1668[5.1]. Il épouse en 1623 Anne Arviset, fille d'Émilan Arviset et de Marie Fyot. Sa sœur, Marie, épouse le frère de son mari. Cette dernière obtient aux requêtes du Palais, à son profit et celui de sa belle-sœur Marie, le , une délivrance par décret de la terre et seigneurie de Janly et Uchey pour soixante-dix-sept mille livres, comme nous l'avons écrit précédemment. Ceci pose la question du rôle joué par Joseph-Alexandre de Nagu... Jacques et Anne sont les parents de Nicolas-Richard, Marguerite, Émilien, Claude, Prudent-Éléonor, Jean, Claude-Bernard, Marie, Jeanne et Catherine.
Nicolas-Richard Valon
modifierNicolas-Richard Valon, né en 1630 au château de Genlis, est seigneur de Genlis et d'Uchey (Huchey, à Genlis) en partie et co-seigneur de Couchey avec sa cousine Anne Valon. Il est conseiller au parlement de Bourgogne, charge dont il démissionne en 1672, car il ne l'aimait pas. François Kerlouégan en trace un portrait haut en couleur : « c'était un ami de Chapelle et de Despréaux, qui fréquentait vers 1660 les libertins et les cabarets. Il aimait écrire des chansons et des poésies légères sans vulgarité »[6.1]. Il est le constructeur du rez-de-chaussée de l'actuel château de Genlis. Nicolas-Richard meurt vers 1709. Il épouse le à Pontailler Jeanne de Vill(i)ers, fille de Philippe de Vill(i)ers, conseiller du roi et de Gilette Lobelin. Ils ont deux enfants : Jacques-Louis et Anne-Philippine (ou Philippe).
Jacques-Louis Valon
modifierJacques-Louis Valon : né à Dijon en 1658, il commence sa longue carrière comme page d'honneur du Grand Dauphin en 1668, et « fut inclus dans le Scandale des Princes en 1682. Embrassant alors la carrière militaire [...] ». Il se bat dans les guerres de la Ligue d'Ausbourg et de Succession d'Espagne. Il se trouve aux sièges de Brisach et de Landau en 1703, et est présent à la bataille de Malplaquet en 1709. À la mort du Grand Dauphin en 1711, son fils, le duc de Bourgogne, le garde à son service. Jacques-Louis manque aussi de peu l'ambassade auprès de la Sublime Porte. Il monte en grade et termine lieutenant-général en 1718. Il meurt d'apoplexie le , alors gouverneur d'Auxonne. En 1697, la terre de Mimeure est érigée en marquisat. Il est aussi, comme son père, co-seigneur de Couchey. Jacques-Louis est aussi connu pour ses talents de versificateur. Ceux-ci lui valent un fauteuil d'académicien en 1707, et épouse l'année d'après Charlotte-Madeleine de Carmoisin d'Achy, issue d'une famille de bonne noblesse picarde. Madame de Mimeure entretient une correspondance suivie avec Voltaire et d'autres esprits distingués de l'époque. Elle meurt en 1739 à 74 ans[6.2]. Ils n'eurent pas de postérité.
Anne-Philippines (ou Philippe) Valon
modifierAnne-Philippines (ou Philippe) Valon : elle devient l'unique héritière de son frère en 1719. Elle épouse le , en la paroisse de Saint-Médard à Dijon, Anselme-Bernard Fyot, seigneur de Vaugimois, à qui elle apporte les terres et les titres des Valon. Ils sont les parents de Richard Fyot qui héritera de la seigneurie de Genlis.[réf. nécessaire]
Marguerite Valon
modifierMarguerite Valon épouse en 1663 Jacques III de Mucie.[réf. nécessaire]
Émilien (ou Émilan[d]) Valon
modifierÉmilien (ou Émilan[d]) Valon est né en 1639. A-t-il été chevalier de Malte en 1664 avant de se marier[7]? Il est conseiller au Parlement de Bourgogne en 1663. Il épouse en 1668 Jeanne-Bénigne de Macheco, née en 1649. Il meurt, d'après Yves Pirat, le , et son cœur est enterré dans l'ancienne église de Genlis.
Prudent-Éléonor Valon
modifierPrudent-Éléonor Valon fait carrière dans l’Église.[réf. nécessaire]
Claude-Bernard Valon
modifierClaude-Bernard Valon est écuyer et seigneur de Montmain, de Grosbois et de Maizerotte. Il est aussi seigneur en partie de Genlis et Huchey. Le , il fait une reprise de fief des seigneuries précitées, acquéreur par décret fait au parlement de Dijon le sur les enfants et héritiers de Charles de Tenarre pour les trois quarts, et pour l'autre quart sur Aimée-Louise du Refuge, femme de Claude d'Achey, baron de Cormaise et de Maillot, pour le prix de 89 400 livres[2.4]. Il épouse , en la paroisse Saint-Pierre de Dijon, Philiberte Bourée de Corberon (1651-1704). Il meurt à Genlis le , et il fut inhumé dans la chapelle Saint-Claude de l'ancienne église de Genlis[5.2].
Marc-Antoine Valon
modifierMarc-Antoine Valon est titré marquis de Montmain et seigneur de Grosbois et Maizerotte (à Corgengoux), et de Genlis et Huchey en partie. Il s'allie en premières noces à Marie-Madeleine Fouquet de Belle-Isle, et en secondes avec Marie-Françoise-Almodie de Livron. Il n'a pas de postérité de ses deux unions.[réf. nécessaire]
Claude Valon (épouse de Jean-Baptiste Jules de Ricard)
modifierClaude Valon épouse le , en la paroisse de Saint-Pierre à Dijon, Jean-Baptiste Jules de Ricard.[réf. nécessaire]
Notes et références
modifier- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Seigneurs de Janly » (voir la liste des auteurs).
- Pierre Palliot, Le Parlement de Bourgongne ; son origine, son établissement et son progrès, Dijon, Palliot, .
- Peincedé
- ↑ « villagedemimeure.voila.net/cha… »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?).
- ↑ Abbé Devertot, Histoire des Chevaliers Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, appelés depuis Chevaliers de Rhodes et depuis Chevaliers de Malthe, vol. 7, Paris, Aux dépens de la Compagnie des Libraires Associés, , p. 393.
- Yves Pirat
- François Kergouélan, « L'Ode à Vénus imitée d'Horace par Jacques-Louis Valon, marquis de Mimeure (1658-1719) », dans Autour de Lactance : hommages à Pierre Monat, Besançon, P.U. de Franche Comté, , 348 p. (ISBN 2-84867-029-0, lire en ligne).
- ↑ Abbé de Vertot, Histoire de l'Ordre de Malte, vol. 7, Paris, Janet, , 386 p..