Maison de Grailly

famille noble

La maison de Grailly, parfois écrite sous les formes Grilly ou Grelier (en latin Greilleis), est une famille subsistante de la noblesse française, attestée dès 1120, originaire de la localité de Grilly située dans le pays de Gex.

Maison de Grailly
Image illustrative de l’article Maison de Grailly
Armes de la famille.
Blasonnement D’or, à une croix de sable chargée de cinq coquilles d’argent.
Devise « Qui m’aimera je l’aimerai »
(Gaston de Foix)[1]
Branches G.-Villagrand (Genevois) ; G. Foix-Béarn ; G.-Lavagnac (Languedoc) ; G.-Mayne (Languedoc)
Période XIe au XVIe siècle
Origine Pays de Gex, Savoie,
Gascogne, Foix, Béarn, Navarre
Allégeance Maison de Savoie
Pays Royaume de France et royaume de Navarre
Demeures Château de Rolle
Charges Captal de Buch, Comte de Foix, Vicomte de Béarn, Prince d’Andorre
Fonctions ecclésiastiques Abbé, prieurs, chanoine

La branche de Gascogne obtient les titres de Captal de Buch, puis de comte de Foix, de vicomte de Béarn et de prince d'Andorre (par mariage) avant d'obtenir en 1479 le royaume de Navarre par le mariage de Gaston de Grailly avec l'infante Éléonore, future reine de Navarre.

Histoire

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Origines

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Originaires du village de Grilly (dont on trouve également les formes de Greyli, Greli, Greely, etc.[Note 1]), situé au pays de Gex (dans l'actuel département de l'Ain), dans le comté de Genève, les seigneurs portent la forme Grailly[3],[1]. Ils sont attestés dans une charte de 1120[3].

Deux chevaliers, Anselme et Humbert, sont mentionnés dans une donation faite à l'abbaye de Bonmont, à Chéserex, dans le canton de Vaud, en 1204[3].

Vassaux des Savoie

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Les Grailly sont vassaux, au XIIIe siècle, des Cossonay-seigneurs de Prangins (ou Pringins)[3]. Dès 1281[4], ils entrent dans la mouvance savoyarde pour leurs biens situés à Ville-la-Grand[4], ainsi que leurs terres, à partir de 1295, en pays de Vaud, notamment Grilly, Commugny, Founex, Arnex-sur-Nyon ainsi que pour le château de Rolle[3].

Leurs terres du Pays de Gex entrent dans le giron des comtes de Savoie en 1353[5],[6].

Implantations en Foix-Béarn

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Lorsque le futur comte Pierre de Savoie se rend en Angleterre pour soutenir son neveu le roi Henri III, il est accompagné par de nombreux seigneurs savoyards et du pays de Vaud, parmi eux on retrouve Jean Ier de Grailly[3]. Ce dernier est fait sénéchal de Gascogne par le roi Édouard Ier[3].

La famille a prospéré en Gascogne et en Guyenne après que Jean Ier de Grailly soit devenu en 1266 sénéchal de Gascogne[7], province appartenant alors à l'Angleterre.

Pierre II de Grailly (1285-1356) épouse Assalide de Bordeaux[8].

Les descendants ont joué un rôle distingué en France au Moyen Âge. Parmi eux on compte Jean IV de Grilly, sénéchal de Guyenne, en 1307, pour Édouard, roi d'Angleterre ; Jean V, mari de Blanche de Foix, fille de Gui, comte de Foix, et de Jeanne d'Artois ; Pierre II, captal de Buch, chevalier de l'ordre de la Jarretière, père de Rogère, femme d'Aimeri de la Rochefoucauld ; Archambaud, époux d'Isabelle de Foix, etc.

Vente des seigneuries

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La seigneurie de Grailly est vendue le à Louis Bonivard, conseiller et chambellan du duc de Savoie[8]. La famille Bonivard a repris dès lors les armes des Grailly[8]. Amédée de Foras indiquait que l'« on croit très généralement que les Bonivard ont pris ce blason (...) en achetant le fief de ce nom au pays de Gex. »[9]

La même année, la seigneurie de Rolle, possession familiale depuis 1295, est vendue aux Viry[8].

Extinctions et subsistance

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La branche établie en Gascogne s'éteint au XVIe siècle[8]. Faute de descendance mâle directe, la plupart de leurs possessions passèrent en 1517 à la maison d'Albret, en la personne du roi Henri II de Navarre. Cependant, une branche cadette de la famille reste dans l'ouest de la France[réf. nécessaire]. Le marquis Henri de Grailly se marie dans les années 1780 avec Anne-Marie de Saint-Dizant (fille du baron Jacques-Barthélémy Michel de Saint-Dizant), qui hérite du château de Panloy (Port-d'Envaux) de sa mère, Marie Sarit De La Chaume. Henri de Grailly fuit en Angleterre pendant la Révolution puis revient en France au début du XIXe siècle, récupérant terres et titres. Les Grailly conservent alors le château et le domaine de Panloy[10],[11][source insuffisante].

La branche des seigneurs de Villelagrand s'éteint en 1817[8].

Deux rameaux implantés en Languedoc, les Lavagniac et les du Mayne, sont subsistants[8].

Subsistante[12], la famille est adhérente à l'Association d'entraide de la noblesse française, à partir du [13].

Héraldique

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Maison de Grailly

Les armes des seigneurs de Grailly se blasonnent ainsi : D’or, à une croix de sable chargée de cinq coquilles d’argent.[2],[14],[8]

Cimier : « Un col d’autruche d’argent » (pour les Grailly, barons de Rolle, selon l'ancien Armorial de Gex)[1]

Devise : Qui m’aimera je l’aimerai (devise de Gaston 1er de Foix-Grailly, Captal de Buch)[1].

Jean de Grailly (Salles des Croisades)

Les armes de Jean Ier de Grailly figurant aux salles des Croisades, sont : D’argent, à la croix de sable, chargée de cinq coquilles d’argent.[15]

Amédée de Foras indiquait que les « Grailly de Veigy ont brisé, peut-être sans le vouloir, d'argent à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'or. »[2]

Galbreath indiquait que la branche de Villelagrand portait écartelé un blason non identifiable bandé d'or et de gueules, au franc-canton de sable (ou d'azur), que l'on trouve notamment chez le prieur Jean de Grailly (XVe siècle)[8].

Généalogie simplifiée

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Famille genevoise

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  • Gérard de Grailly (ca 1070-1120/), seigneur de Grilly et de Rolle[16]
    • Jean de Grailly (ca 1100-1150/), seigneur de Grilly et de Rolle[17]
      • Gérard de Grailly (ca 1130-?)
      • Jeannin de Grailly (ca 1130-?), seigneur de Grilly et de Rolle
        • Jean de Grailly (ca 1165-1195), seigneur de Grilly et de Rolle x Rubea d'Astarac
          • Pierre de Grailly (/1195-1255), seigneur de Grilly et de Rolle x Beatrix de Mont

Branche de Gascogne

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Personnalités

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Titres et possessions

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Comté de Genève - Savoie - Pays de Vaud

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Liste non exhaustive des possessions tenues en nom propre ou en fief :

Gascogne

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La branche des Grailly de Gascogne acquit successivement :

Sénéchal de Gascogne en 1266[7]

Autres possessions tenues en nom propre ou en fief :

Entre-Deux-Mers, Saintonge et Angoumois

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Notes et références

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  1. Foras anotait « Le nom de Grailly est écrit très diversement : de Graillei, de Gralleio, Gralie, Graley, Grasley, Grallie, Greillie, Greilly, Grelly, et très souvent Grilly, Grillier ou Grilliez. »[2]

Références

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  1. 1 2 3 4 Seigneurs de Grailly & Captals de Buch sur le site racineshistoire.free.fr.
  2. 1 2 3 Foras 1863-1966, t.3 (lire en ligne), p. 126.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Bernard Andenmatten, « Grailly (Grilly), de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. 1 2 Guy Gavard, Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-84206-342-9, présentation en ligne).
  5. M. Béatrix, Histoire du Pays de Gex, (lire en ligne).
  6. Joseph Brossard, Histoire politique et religieuse du Pays de Gex, Bourg-en-Bresse, Milliet-Bottier, (lire en ligne).
  7. 1 2 3 Guy Gavard, Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-84206-342-9, présentation en ligne).
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, t. I : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 296-297.
  9. Foras 1863-1966, t.1 (lire en ligne), p. 247-252, « Bonivard ».
  10. Arbre généalogique de la maison de Grailly, commandé par Archambaud de Grailly (XXe siècle), Domaine de Panloy, Port d'Envaux (visible dans la Galerie de chasse et l'Office).
  11. 1 2 3 Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p. (OCLC 908251975, présentation en ligne), p. 768
  12. Benoît de Diesbach Belleroche, « Notices familiales », sur diesbach.com - Dictionnaire des familles nobles subsistantes de Suisse, .
  13. Page « La table des familles - G », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne).
  14. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France, t. 4, Société du Grand armorial de France, 1934-1952, p. 223, no 18096, « De Grailly », no 18097, comtes de Foix.
  15. Ch. Gavard, Galeries historiques du palais de Versailles, t. VI, (lire en ligne), p. 519
  16. Henri Buathier, Jean Ier de Grailly, un chevalier européen du XIIIe siècle, Mex (Valais), , p. 25-28
  17. Samuel Guichenon, Bibliotheca sebusiana, Lyon,
  18. « Ville la Grand - Château de Grailly », sur iAlpes.com (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 3, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966 (lire en ligne), p. 126-133 « Grailly ».

Articles connexes

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Liens externes

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