Famille de La Châtre

famille française, aujourd'hui éteinte, issue de la noblesse berrichonne d'Ancien Régime
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La famille de La Châtre est une ancienne famille de la noblesse française originaire du Berry (peut-être de la commune de La Châtre), donnée pour éteinte à la fin du XIXe siècle.

Famille de La Châtre
Image illustrative de l’article Famille de La Châtre
Armes de la famille.
Blasonnement De gueules, à la croix ancrée de vair[1].
Cri de guerre « À l'attrait des bons chevaliers ! »[2]
Branches de Leyraud (éteinte)
de La Maisonfort (éteinte)
de Nançay (éteinte)
de Paray (éteinte)
du Plais (éteinte)
du Verny (éteinte)
Période XIe – XIXe siècles
Origine Drapeau du Berry Berry
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Badge de l'Armée des princes Armée des princes
Drapeau de la Grande-Bretagne. Royaume de Grande-Bretagne
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Second Empire
Drapeau français République française
Fiefs tenus La Maisonfort, Nançay, Paray
Titres obtenus seigneurs, vicomte, comtes, barons, marquis, duc
Vassaux seigneurs d'Ars
Demeures château d'Égreville
château du Mont (Sazeray)
château du Plaix (Saint-Hilaire-en-Lignières)
château de Varennes-l'Enfant (Val-du-Maine)
Fonctions militaires maréchal de France
Fonctions ecclésiastiques évêque d'Agde
évêque de Beauvais
Récompenses militaires ordre du Saint-Esprit
ordre de Saint-Lazare de Jérusalem
ordre de Saint-Louis
ordre de Saint-Michel
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1738 à 1787

Il a existé une famille de La Châtre, homonyme et originaire d'Issoudun, éteinte en 1900, qui revendiquait une origine commune avec la famille de La Châtre.

Histoire

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Gaspard Thaumas de la Thaumassière, historien du Berry, La Chesnaye des Bois et d'autres généalogistes anciens, se basant sur une ancienne tradition, ont voulu faire descendre, sans preuves formelles, la maison de la Châtre[3] de celle des anciens sires de Châteauroux, princes de Déols (qui dès la fin du Xe siècle occupaient en Berry un rang considérable[1]) : toutefois, sa filiation prouvée ne commence qu'à Philippe de la Châtre, vivant au début du XIVe siècle[4].

Le généalogiste Nicolas Hyacinthe Beaujon (frère puîné du financier Nicolas), ayant été chargé d'examiner les preuves de noblesse qu'un de ses membres fit sous Louis XV pour être admis aux honneurs de la Cour, écrit en 1770 « La maison de la Châtre est originaire du Berry. Elle tient un rang distingué parmi les illustres maisons du royaume par son ancienneté, par ses alliances et par les charges de la couronne dont elle a été revêtue, ayant donné quatre capitaines des gardes du corps des Rois, un colonel-général des Suisses, deux chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit et deux maréchaux de France. »[1]

Jean-Baptiste Pierre Jullien de Courcelles écrit lui : « La maison de la Châtre, l'une des plus distinguées du royaume, par les grands hommes qu'elle a produits, n'est pas moins illustre par la grandeur et l'antiquité de son origine »[5].

La Maison de La Châtre a été admise aux honneurs de la cour de 1738 à 1787, en vertu de preuves faites au cabinet des ordres du roi.

Branches

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La branche cadette s’éteignit en 1829 avec Louis-Sylvain de La Châtre, évêque de Beauvais, frère de Claude-Louis de La Châtre (1745-1824), ministre d’État et membre du Conseil privé de Louis XVIII, titré duc de la Châtre en 1815. La branche aînée, fixée dans le Poitou, s’éteignit en 1887 avec Raoul-Jean de La Châtre (1811-1887)[6].

Filiation

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Selon la tradition, au XIIIe siècle sous saint Louis, Ebbes de La Châtre, pour payer sa rançon lorsqu'il fut captif lors d'une croisade, dut vendre La Châtre (en fait, il n'est pas absolument certain que la famille de La Châtre tire son nom de la ville de la Châtre). Après lui, au XIVe siècle, Philippe de La Châtre († av. 1360) n'hérita que de Bésigny-en-Gâtinais (en Château-Landon) et n'était qu'un chevalier désargenté, mais son fils Guillaume de La Châtre devint donc seigneur de Nançay par acquisition sur les Li(g)nières en 1371 et par mariage dans cette famille ; il était qualifié de chambellan du comte de Poitiers Charles en 1358. Succédèrent à Nançay ses descendants[7],[8],[9] :

Personnalités

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Claude de La Châtre de La Maisonfort (1536-1614) maréchal de France
Claude-Louis de La Châtre (1745-1824), duc de La Châtre en 1815

Alliances

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Alliances avec les familles d'Amboise, de Barbançois, de Bâtarnay, Barton de Montbas, de Beaumanoir-Lavardin, de Bourdeilles, de Chamborant, de Châtillon, de Cluys, de Crevant d'Humières, de Cugnac-Dampierre, de Crussol d'Uzès, de Dreux-Brézé, d'Étampes, de Graçay, de Fougières, de l'Hôpital, d'Issoudun, de Jouvenel d'Harville des Ursins, de Lauzon, de Linières, de La Grange d'Arquien, Magon, de Menou, de Miolans, de Montmorency, de Nicolay, d'Orléans, Pot de Rhodes, Reggio d'Yaci, Robertet d'Alluye, de Saint-Amadour, de Saint-Nectaire, de Savary-Lancosme, Sobieski, de Sorbiers, de Susini d'Arescia, de Thianges, de Thou, Trousseau, de Valois, de Voysins d'Ambre.

Casimire de la Grange d'Arquien, épouse, en 1665, de Jean Sobieski (élu roi de Pologne en 1674) avait pour parents Henri Albert de La Grange, marquis d'Arquien, et Françoise de La Châtre. Cette alliance donne à la maison de La Châtre des affinités avec plusieurs têtes couronnées et principalement avec la maison d'Autriche.

Châteaux

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Armoiries

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Image Armoiries de la maison de La Châtre
Armes de la maison de La Châtre

De gueules, à la croix ancrée de vair.[11]


Armes du baron de La Maisonfort

Écartelé : aux 1 et 4, de gueules, à la croix ancrée de vair (de La Châtre) ; aux 2 et 3, de gueules, à trois têtes de loup d'argent (Saint-Amadour).[11].

Armes du duc de La Châtre

De gueules, à la croix ancrée de vair.[11],[12],[5]
Supports : deux lions.
Couronne de prince sur l'écu, et couronne ducale sur le manteau.
Cimier : le lion royal d'Angleterre, qui est d'or, ayant le poitrail ceint d'une couronne de laurier de sinople, et portant l'étendard du régiment Loyal-Émigrant, où sont écrits ces mots : « L.E. Fac et spera. »
Devise : « Atavis Et Armis ».

Famille de La Châtre à Issoudun

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Il a existé à Issoudun une famille de La Châtre, réputée éteinte, qui revendiquait une origine commune avec la maison de La Châtre et en portait les armes[13].

Cette famille de La Châtre a toujours été dans une situation de fortune assez modeste et paraît avoir pendant plusieurs générations dérogé à sa noblesse, vivant bourgeoisement et remplissant des offices de terre ou de justice, tout en possédant de petites seigneuries[13].

On admet généralement, mais sans avoir de preuves certaines, qu'elle a eu pour souche un cadet de Jean de la Châtre qui était seigneur de Plais en 1481 et qui avait épousé Marguerite Dorlief[13].

La souche se partagea en plusieurs rameaux. L'un d'eux donna Pierre Denis de La Châtre (1763-1820), colonel d’état-major et baron de l’Empire en 1810 qui eut trois fils dont Claude-Maurice, baron de La Châtre (1814-1900) dit Maurice Lachâtre, écrivain et éditeur. Dernier descendant male de sa famille, il eut une fille qui épousa en 1879 M. Cotton de Bennetot[13].

Notes et références

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  1. 1 2 3 Chaix d'Est-Ange 1911, p. 143.
  2. Gabriel Eysenbach, Histoire du Blason et science des armoiries : Traité d'héraldique appliquée, suivi du Dictionnaire héraldique, Paris, Books on Demand, (ISBN 978-2-322-26699-9, lire en ligne Accès libre), « Les cris d'armes », p. 138.
  3. « Famille de La Châtre, p. 574-576 », sur Grand Dictionnaire historique, t. III, par Louis Moréri, chez les Libraires associés, à Paris, 1759
  4. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, t. II, (lire en ligne Accès libre [PDF]), p. 415.
  5. 1 2 Jullien de Courcelles 1821, p. 143.
  6. Chaix d'Est-Ange 1911, p. 144.
  7. « Maison de La Châtre, p. 851-868 », sur Histoire de Berry, par Gaspard Thaumas de La Thaumassière, chez Jacques Morel à Paris, 1689.
  8. « Maison de La Châtre, p. 364-377 », sur Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, t. VII, par les Pères Anselme, Ange et Simplicien, et Honoré Caille du Fourny, aux Libraires associés à Paris, 1733.
  9. « Maison de La Châtre, p. 161-216 », sur Nouvelle Histoire du Berry, t. III, par Félix Pallet, à Bourges, 1784.
  10. « Les seigneurs de Bridoré, p. 427-428, et le comté de Nançay érigé pour Henri de La Châtre, p. 428 », sur Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de Touraine, par Jacques-Xavier Carré de Busserolle, in Mémoires de la Société archéologique de Touraine, t. XXVII, chez Rouillé-Ladevèze, à Tours, 1878.
  11. 1 2 3 Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 978-2-86377-140-2)
  12. François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org, (consulté le )
  13. 1 2 3 4 Chaix d'Est-Ange 1911, p. 148–149.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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