Maison de Pierre Loti à Rochefort
La maison de Pierre Loti à Rochefort est un musée municipal installé dans la maison où vécut l'écrivain dans le cœur historique de Rochefort. Fermé depuis 2012, il a rouvert ses portes le mardi . L'aménagement intérieur reflète les goûts excentriques de Pierre Loti, et l'édifice héberge de nombreux souvenirs de ses voyages, en particulier en orient.
| Nom local |
Maison de Pierre Loti |
|---|---|
| Type | |
| Ouverture |
date de fermeture temporaire : 1er octobre 2012 |
| Surface |
200 m2 |
| Visiteurs par an |
26 000 |
| Site web |
| Collections |
Maison de l'écrivain |
|---|---|
| Nombre d'objets |
Dix mille objets de collection |
| Label |
| Protection |
|---|
| Pays |
France |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
141, rue Pierre-Loti 17300 Rochefort |
| Coordonnées |
Présentation
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La Maison de Pierre Loti à Rochefort, aujourd'hui musée municipal, est en fait la maison d'enfance de l'écrivain Julien Viaud, plus connu sous le pseudonyme de Pierre Loti, auteur des romans à succès Aziyadé, Pêcheur d'Islande, Le Roman d'un enfant et Ramuntcho.
Jusqu'à sa fermeture pour travaux, en 2012, c'est l'un des musées les plus fréquentés de la ville avec environ 26 000 visiteurs par an (malgré une politique de réduction du nombre de visiteurs), dont beaucoup sont des touristes lors de la saison estivale[1].
Le musée de la Maison de Pierre Loti bénéficie du label musée de France, « Maison des Illustres » (depuis 2011) et est inscrit sur la Route historique des trésors des Charentes, circuit de découverte des monuments de la Saintonge[2].
De 1891 à 1923 (date de sa mort), l'écrivain a occupé par intermittence une autre maison, dite « la maison de Pierre Loti à Hendaye » (Pyrénées-Atlantiques), devenue monument historique en 2010.
Historique de la maison
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L’officier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en littérature Pierre Loti, naît le à Rochefort, dans la maison de ses parents, 141 rue Saint-Pierre (devenue depuis 1895 rue Antoine-Chanzy). Cette partie ayant par la suite été rebaptisée rue Pierre-Loti. Il appartient à une famille d'origine protestante qui compte de nombreux marins[3].
Il acquiert en 1895 la maison mitoyenne au n° 139 rue Antoine-Chanzy et passe une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale et la maison voisine en un lieu théâtral où il se met en scène lors de fêtes mémorables, invitant beaucoup de célébrités de l’époque, dont la célèbre « Sarah Bernhardt, qui y est régulièrement conviée »[1].
À sa mort, l'écrivain n'a pas souhaité que sa maison soit livrée au public. « Il avait laissé une lettre à son fils Samuel l'autorisant à tout vendre. Sauf certains objets de famille et son musée personnel : "Tu les gardes ou tu les brûles" »[1].
En 1969, la famille du romancier cède la maison à la commune de Rochefort[3] qui la transforme en musée municipal et l'ouvre au public en 1973[4].
En 1990, la Maison de Pierre Loti est classée Monument historique[5]. En 2011, elle est labellisée Maison des illustres[6].
Le musée est fermé au public de 2012 à 2025, car il nécessite de lourds travaux de réhabilitation. Notamment, les fondations doivent être consolidées[7] et les collections restaurées.
L’opération de rénovation globale s'élève a 13,5 millions d'euros[7], dont 6 millions pris en charge par l’État. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la ville de Rochefort et la maîtrise d’œuvre par Elsa Ricaud, architecte du patrimoine (agence Sunmetron)[8].
La maison de Pierre Loti rouvre ses portes le [7],[9],[10].
- Pierre Loti chez lui dans sa pagode par Dornac (Coll. BNF)
- Pierre Loti chez lui dans son salon turc par Dornac
- Pierre Loti dans sa chambre arabe par Dornac
Muséographie
modifierLes décors dont Pierre Loti fut le maître d'œuvre et l'architecte, émanent des nombreux voyages de l'auteur dans les pays lointains d’Orient et d’Extrême-Orient, qu’il connut lors de ses missions[4]. La scénographie est celle que le romancier a mise en place : les travaux de restauration (2012-2025) ont eu pour but de restituer les lieux tels qu'ils étaient en 1923, au moment du décès de Pierre Loti[11].
La maison comprend un rez-de-chaussée et 2 étages dont la majorité des pièces ont été conservés selon leur agencement de 1923. Plusieurs salles ont cependant disparu au fil du temps[3].
Les pièces conservées et restaurées
modifier- La salle Renaissance avec sa tapisserie flamande du XVIIe siècle[12], son plafond à caissons, sa cheminée monumentale et sa tribune des musiciens fut le cadre des soirées célèbres.
- Les jardins peuplés de tortues, de chats et de plantes exotiques[13].
- La cuisine et la salle à manger[3].
- La chambre de Pierre Loti enfant[3].
- La chambre du deuxième étage, le grenier et les bureaux[3].
- La salle gothique, qui correspondait à l'ancien atelier de peinture de la sœur du romancier, a subi une des transformations les plus surprenantes. Elle est composée d'une cheminée, d'un plafond à poutres apparentes, d'armures et de fenêtres gothiques provenant du clocher alors en travaux de l'église de Marennes. Dans cette salle eut lieu en 1888 le « dîner Louis XI » où tous les conviés étaient déguisés en costumes d'époque et devaient se parler en vieux français.[source insuffisante]
- La mosquée a pu être reconstituée à partir d'authentiques matériaux et objets datant du XVIe siècle provenant d'une riche maison Damas[5] même si le romancier aimait à faire croire qu'il s'agissait là des vestiges de la Mosquée des Omeyyades incendiée à la même époque... Mais tous ces objets ne proviennent pas de cette maison. Ainsi en est-il du bassin en marbre et des colonnes en marbre que le romancier avait commandé à un artisan local. En fait, ce décor a été reconstruit selon l'imaginaire du romancier et non dans un réel souci d'authenticité.[source insuffisante]
- Le salon turc, première pièce élaborée par Loti en 1877[4] a été ornementé d'un sofa d'origine, de coussins, de tentures et d'un plafond en stuc[12].
- La chambre arabe s'illustre par des émaux et d'un moucharabieh[source insuffisante].
- La chambre de tante Clarisse[3].
- La chambre de Pierre Loti[3].
- La salle chinoise était, à l'origine, fournie de « huit tonnes d'objets que Viaud a "sauvé" du sac de Pékin »[4]. Disparue en 1920, la ville la fait renaître grâce à des photographies d'époque, les archives des enchères Drouot et des éléments de scénographie retrouvés ou supposés grâce à des indices découverts pendant les travaux de 2012 à 2025[14].
Les pièces disparues ou dénaturées
modifier- La pagode japonaise[4], démontée et vendue aux enchères dans les années 1950[3].
- La salle des momies égyptiennes[4] ou Bibliothèque.
- La salle paysanne, qui est à l'origine un chai, dont Loti s'est emparé en 1894 pour reconstituer une cuisine typique des milieux populaires de la région[3].
- La chambre des abeilles[3]
- La chambre des grands-mères[3]
- Le bureau de Gustave[3], le frère de Pierre Loti.
- Le petit musée, dont les collections sont amoindries. D'abord cabinet d'histoire naturelle, Loti transforme cette salle en musée intimiste, contrairement au reste de la maison pensé pour être vu[3].
Fréquentation
modifierLe musée de la Maison de Pierre Loti est l'un des musées les plus visités du département et a recensé depuis son ouverture au public en 1973, 1 500 000 entrées[source insuffisante]
Cependant, victime de son propre succès, ce musée doit réduire les visites de nombreux touristes dont la fréquentation a avoisiné les 50 000 visiteurs par an à la fin des années 1990[15]. Avant les travaux, le but est de limiter à environ 20 000 visiteurs chaque année alors qu'il en reçoit encore 25 000.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Extrait de l'article du quotidien régional Sud-Ouest en date du 2 juillet 2009, intitulé « Les experts au chevet de la maison Pierre Loti ».
- ↑ Le musée sur le site de l'Office de tourisme de Rochefort Océan.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 « Les salles disparues de la maison de Pierre Loti », sur Alienor.org (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (en) Anthony Purdy, « At Home in the Museum: Pierre Loti, Self-Collected, Self-Possessed », Image [&] Narrative, no 16, (ISSN 1780-678X, lire en ligne)
- 1 2 3 Notice no PA00104869, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Ministère de la Culture, « Maison des illustres » (consulté le )
- 1 2 3 DRAC de la Nouvelle-Aquitaine, « Un siècle après, l'âme de Pierre Loti souffle à nouveau sur sa maison restaurée » (consulté le )
- ↑ « AGENCE », sur sunmetron (consulté le ).
- ↑ « Bienvenue - Maison Pierre Loti », sur maisondepierreloti.fr (consulté le ).
- ↑ https://www.ville-rochefort.fr/la-maison-pierre-loti-rouvre-mardi-10-juin-2025
- ↑ Marie Lepesant, « À Rochefort, l’éblouissante maison-musée de Pierre Loti dévoile sa splendeur et ses décors retrouvés », Connaissance des arts, no 848, (lire en ligne)
- 1 2 Anne Daubrée, « Fermé depuis 2012, le « palais » de Pierre Loti dévoile enfin ses extraordinaires décors restaurés », Connaissance des arts, (lire en ligne [17-04-2026])
- ↑ « La Maison de Pierre Loti à Rochefort : Le joyau architectural unique ! », sur Rochefort Océan (consulté le )
- ↑ Eva Bensard, « La renaissance de la maison-monde de Pierre Loti à Rochefort », Actu-culture.com, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ La maison Loti à Rochefort, un autre chef-d'œuvre en péril?, Sud-Ouest, 7 avril 2010.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Thierry Liot, La Maison de Pierre Loti à Rochefort, 1850-1923, Chauray, 1999. Prix de l'académie de Saintonge
- Catherine Hardouin, « Un magicien nommé Loti », Marie Claire Maison, n° 277, sept. 1991 p. 60 à 67, ill. de trois documents anciens et de six photos d'Alexandre Bailhache)
- Elsa Ricaud et Gilles Vignier « FR La maison de l’écrivain-voyageur Pierre Loti » (lire en ligne, consulté le ).
— Cité de l'Architecture et du Patrimoine, ().
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :
- Ressource relative au tourisme :
- maisondepierreloti.fr site officiel présentant la maison et son projet de réaménagement
- Site de l'association internationale des amis de Pierre Loti
