Maison forte Laustania

La maison forte Laustania (ou Laustanea)[1],[2],[3] est une maison forte de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle située à Ispoure en Basse-Navarre.

Maison forte Laustania
Image illustrative de l’article Maison forte Laustania
Destination actuelle propriété privée
Coordonnées 43° 10′ 46″ nord, 1° 15′ 30″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Basse-Navarre
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Commune Ispoure

Historique

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Blason des Lastaun.

Le nom du seigneur de Lastaun apparaît dans divers documents au XIIIe siècle pour ses revenus en tant que ménadier et à propos de services rendus au roi de Navarre. Ainsi, en 1276, le nom de Sans (Sancho) de Lastaun apparaît dans la guerre de la Navarrerie à Pampelune[4],[5]. En 1282 il est capitaine-châtelain de la forteresse de Mondarrain[6].

La maison figure comme palacio (maison noble) dans les inventaires fiscaux de 1366 et 1388 du royaume[7].

Elle est située à l'entrée du défilé qui ferme l'entrée au Pays de Cize par la vallée de la Nive, entre les sommets de l'Arradoy et du Jara. Elle jouait donc un rôle défensif.

Légende

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La légende basque dit le château construit par des laminak. Voici l'histoire[8].

Il y a maintenant bien longtemps, le seigneur de Laustania, trouvant trop pauvre son château, demanda, dit-on, aux laminak qu’ils lui en fissent un nouveau.

Les laminak le voulurent bien. Volontiers ils feraient le château; et, même, ils le feraient avant le premier chant de coq postérieur au coup de minuit. Une condition : en guise de salaire, le seigneur leur donnerait son âme. Et le seigneur de Laustania en fit la promesse.

Dans la nuit même, les laminak commencèrent leur besogne. Ils taillèrent parfaitement de belles pierres rouges d’Arradoy. Et puis, ils se les passaient vivement de l’un à l’autre, en se disant à voix basse : « Tiens, Guillen – Prends, Guillen – Donne, Guillen ». Et le travail avançait, avançait furieusement. Du haut de l’escalier du poulailler, le seigneur de Laustania regardait les laminak. Dans la main il tenait un certain paquet gris.

Et voici que les laminak empoignèrent la dernière pierre : « Tiens, Guillen – Prends, Guillen… C’est la dernière, Guillen ». Dans le même instant, le seigneur de Laustania mettait le feu à un gros morceau d’étoupe ; une grande lueur s’éleva devant le poulailler. Un jeune coq s’effraya, craignant que le soleil ne l’eût devancé ce jour là : il chanta kukuruku et se mit à battre des ailes.

Avec un hurlement aigu, le dernier Laminak au fond de la rivière jeta la dernière pierre que déjà il tenait dans ses mains : « Maudit coq ! » Et il s’abîma lui-même dans le gouffre avec ses compagnons.

Cette pierre, jamais personne n’a pu la retirer du gouffre. Elle est toujours là, au fin fond de l’eau : les laminak la retiennent avec leurs griffes. Et, depuis toujours, il manque une pierre au château de Laustania.

Architecture

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Reconstitution de la façade[3].

La partie subsistante de l'édifice actuel, comportant deux niveaux, n'a subi que peu de modifications depuis sa construction. Il manque la partie haute, probablement constituée également de deux niveaux. Un tableau d'Hélène Feillet de la fin du XIXe siècle conservé au Musée basque et de l'histoire de Bayonne permet de voir que la maison forte possède encore une partie crénelée à cette date[2]. Toujours au XIXe siècle une porte charretière a été ouverte au nord et une habitation mitoyenne a été construite.

Les murs en moyen appareil, d'épaisseur 1,5 m, sont en grès rose du massif de l'Arradoy voisin. Chaque élévation est équipée de meurtrières orientées dans diverses directions. Les élévations est et ouest possèdent chacune une porte à linteau sur coussinets. L'élévation sud est équipée d'une porte encadrée par deux meurtrières.

Références

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  1. « Toponymes (noms de lieux) », sur Euskaltzaindia
  2. 1 2 « La maison forte de Laustania », sur Ispoure
  3. 1 2 Benoît Duvivier, « Ispoure (Pyrénées-Atlantiques). « Laustania » », sur Persée
  4. « Ispoure Basse navarre) », sur Armorial des communes du Pays Basque
  5. Guillaume Anelier (trad. Francisque Michel), Histoire de la guerre de Navarre en 1276 et 1277, Paris, Imprimerie Impériale, coll. « Collection des documents inédits sur l'histoire de France », , 785 p. (lire en ligne)
  6. « Château du Mondarrain (XIIe siècle) », sur Les Routes des Châteaux et Maisons historiques du Pays Basque Nord
  7. « maison forte Lastaunea actuellement remise », sur Plateforme ouverte du patrimoine - POP
  8. « François dit Brie Jean Baptiste », sur Émigration 64

Voir aussi

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