Maison pompéienne
La maison pompéienne, parfois appelée palais pompéien, est l'hôtel particulier du prince Napoléon-Jérôme à Paris, construit dans le style de la villa de Diomède (en) près de Pompéi. Il était situé au 16-18, avenue Montaigne de 1860 à 1891.
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| Fondation |
- |
| Styles |
Architecture historiciste, style néo-pompéien (d) |
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démoli ou détruit |
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Historique
modifierIl est construit entre 1856 et 1860 sur l'ancien site du pavillon des Beaux-Arts de l'Exposition universelle de 1855. En tant que président de l'Exposition, Jérôme a acheté le terrain à cette fin, afin de faire plaisir à sa maîtresse, la tragédienne Rachel Félix, en lui construisant un palais rappelant les villas de Pompéi[1]. Jacques Ignace Hittorff, Auguste Rougevin et Alfred-Nicolas Normand en sont les architectes[2]. Camille-Auguste Gastine crée les schémas décoratifs dans le style pompéien[3].

Ses peintures intérieures comprennent des œuvres de Sébastien Cornu et de Jean-Léon Gérôme[4]. Il est considéré comme un bon exemple du style néo-grec[5].
| “ | ...on pourrait se croire à Pompéia, rue de Mercure ou de la Fortune, avant l'éruption du volcan; car ce n'est point un à peu près élégant, mais une restitution rigoureuse où Vitruve lui-même ne trouverait rien à reprendre, un traité d'archéologie d'une science profonde écrit en pierre et qu'on peut habiter. | ” |
| - Théophile Gautier, 1866 | ||
| The interior deserves inspection, but it can hardly be called a specimen of ancient Roman domestic architecture, as the plan of villas differed considerably from that of ordinary dwelling-houses. | ||
Une série de bustes en marbre de Napoléon Bonaparte à des âges différents par Eugène Guillaume, provenant de la villa pompéienne et ayant figuré à l'Exposition universelle de 1867, figurent à la vente des Anciennes collections Jacob-Desmalter et Le Fuel organisée en 2020[6].
La peinture de 1861 reproduite ci-contre montre dans l'atrium, au-dessus d'une fontaine, une statue de Napoléon Ier en empereur romain, comme il en existe encore un certain nombre.
Décédée en 1858, Rachel ne voit jamais la fin des travaux. Jérôme, marié en 1859 à Marie-Clotilde de Savoie, y tient des fêtes à l'antique où sont données des présentations de textes ou des pièces jouées par les acteurs en vogue[1].
Lorsque Jérôme part en exil en 1865, il la vend à un groupe d'investisseurs qui l'ouvrent au public lors de l'Exposition universelle de 1867.
Abandonnée pendant le siège de 1871 et en mauvais état en 1889[4], la maison est démolie en 1891[2] ; sur le terrain, Jules Porgès fait construire par Ernest Sanson un hôtel particulier, aujourd'hui disparu.
Exposition
modifier- « Plon-Plon, un Bonaparte rouge et or », musée Fesch, Ajaccio, – [7].
- L’Odyssée vue par Gérôme (décor).
- L'Illiade vue par Gérôme (décor).
- Le Bain turc, d'Ingres, ancienne coll. de Napoléon-Jérôme.
Références
modifier- 1 2 Saskia Hanselaar, « La maison pompéienne de Joseph Napoléon [sic] par Gustave Boulanger », L'Histoire par l'image, (lire en ligne).
- 1 2 Sara Betzer, Pompéi de Chassériau dans le Paris du XIXe siècle, Shelley Hales, Joanna Paul, Pompéi dans l'imaginaire public de sa redécouverte à aujourd'hui , 2011.
- ↑ Théophile Gautier, Arsène Houssaye, Charles Coligny, Le palais pompéien de l'avenue Montaigne : études sur la maison gréco-romaine, ancienne résidence du prince Napoléon, Paris, Palais pompéien, 1866.
- 1 2 Katharine T. von Stackelberg, Elizabeth Macaulay-Lewis, "Architectural Reception and the Neo-Antique" in Katharine T. von Stackelberg, Elizabeth Macaulay-Lewis, eds, Housing the New Romans: Architectural Reception and Classical Style in the Modern World, 2017, (ISBN 0190664916).
- ↑ James Stevens Curl, Susan Wilson, Oxford Dictionary of Architecture, 3e éd., 2016 (ISBN 0199674981), s.v..
- ↑ La Gazette Drouot, 16 octobre 2020.
- ↑ « Exposition temporaire “Plon-Plon, un Bonaparte rouge et or” 24 juin – 2 octobre 2023 », sur musee-fesch.com (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticle connexe
modifier- Hôtel Porgès, qui remplace la maison
Liens externes
modifier- Théophile Gautier, Le palais pompier de l'avenue Montaigne : étude sur la maison gréco-romaine, 1866, texte intégral
- Photos à l'Agence photo de la Réunion des Musées nationaux et du Grand Palais
