Une maison prébendale est la demeure d'un chanoine prébendé c’est-à-dire d'un membre d'un chapitre qui bénéficie d'une prébende, un bénéfice ecclésiastique qui lui assure un revenu.

Maison prébendale de Saint-Pol-de-Léon datant de la Renaissance, construite en granite rosé de l'île Callot[1].

Au Moyen Âge, les chanoines ont progressivement abandonné la vie commune, pour habiter leurs maisons familiales ou des maisons prébendales[2].

Selon Olivier Charles, la maison prébendale est, pour le chanoine breton du XVIIIe siècle, « constitutive de sa prébende. Comme elles sont moins nombreuses que les chanoines, elles sont attribuées en fonction de l’ancienneté. »[3]. Ainsi, au XVIIIe siècle, le chapitre de Dol possède huit maisons prébendales pour seize chanoines, qui doivent attendre leur tour pour y accéder[4]. En Bretagne, au XVIIIe siècle, elles sont fréquemment dotées d'un jardin[5].

Notes et références

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  1. ↑ Louis Chauris, « L'extraction du granite rosé de l'île Callot et son emploi dans le pays de Morlaix (Finistère) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 102, no 1,‎ , p. 7–34 (DOI 10.3406/abpo.1995.3803, lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ Jean-Pierre Leguay, Vivre dans les villes bretonnes au Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 558 p. (ISBN 978-2-7535-0826-2 et 978-2-7535-6661-3, DOI 10.4000/books.pur.122463, lire en ligne), chap. 1.
  3. ↑ Olivier Charles, Chanoines de Bretagne : Carrières et cultures d'une élite cléricale au siècle des Lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-86847-917-4 et 978-2-7535-2469-9, DOI 10.4000/books.pur.17414, lire en ligne), p. 295.
  4. ↑ François Duine, « La métropole de Bretagne (suite) », Annales de Bretagne, vol. 32, no 2,‎ , p. 217–237 (DOI 10.3406/abpo.1917.1454, lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Olivier Charles, « Chanoines, jardinage et agriculture dans la Bretagne du XVIIIe siècle », dans Florent Quellier et Georges Provost (dir.), Du ciel à la terre : Clergé et agriculture, XVIe – XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 55–70 p. (ISBN 978-2-7535-3096-6, lire en ligne).

Voir aussi

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