Malachi Martin

écrivain irlandais

Malachi Martin, né le à Ballylongford (Irlande) et décédé le à New York, est un prêtre jésuite irlandais. Relevé a sa demande d’une partie de ses vœux religieux en 1965 et tout en restant fidèle a son sacerdoce, il quitte son ordre et vit de petits boulots avant de devenir un auteur à succès aux États-Unis.

Biographie

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Malachi Brendan Martin naît le à Ballylongford dans le comté de Kerry, en Irlande. Il est le quatrième d'une famille de 10 enfants. Son père, d'origine anglaise[1],[2], est gynécologue-obstétricien[2],[3]. Trois de ses quatre frères deviennent prêtres, dont l'historien Francis Xavier Martin (en) et Conor Martin (1920-1980), tous les deux jésuites[3]. Il fait ses études secondaires au Belvedere College (en) de Dublin puis entre en 1939 à l'âge de 18 ans dans la Compagnie de Jésus[3],[2].

Cursus universitaire

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Il étudie la philosophie à l'University College Dublin[4],[3]. Il obtient une licence en langues sémitiques et en histoire du Moyen-Orient à l'université nationale d'Irlande, puis poursuit ses études en assyriologie au Trinity College de Dublin[2]. Il est ordonné prêtre le [3]. il soutient une thèse à l'université catholique de Louvain sur les manuscrits de la mer Morte qu'il publie en 1958[5],[2]. Il étudie également à l'université d'Oxford et à l'université hébraïque de Jérusalem et mène des fouilles archéologiques au Moyen-Orient[2].

Carrière romaine

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Il enseigne à l'institut biblique pontifical de Rome de 1958 à 1964[3],[2]. En 1962, il noue des liens avec des cardinaux représentant l'aile libérale lors du concile Vatican II, notamment avec le jésuite Augustin Bea, responsable du secrétariat pour la promotion de l'unité des chrétiens[2],[3],[6],[7],[4]. Il devient ainsi proche des conseillers du pape Jean XXIII[2].

Il joue le rôle d'informateur auprès du journaliste américain Robert Blair Kaiser (en), lui-même ancien novice jésuite, envoyé par le magazine Time couvrir le concile Vatican II[3],[8]. Robert Blair Kaiser s'installe pour cela à Rome dans un appartement près de la place Saint-Pierre avec son épouse et son premier enfant[8].

Rôle dans la déclaration Nostra ætate

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Le cardinal Bea travaille alors à la rédaction d'un schéma visant à rapprocher juifs et catholiques et à condamner l'antijudaïsme dont la déclaration Nostra ætate, parue finalement en 1965, est le produit. En butte à l'opposition des conservateurs de la Curie romaine et des pays du Moyen-Orient en conflit avec l'État d'Israël, le cardinal Bea entretient des relations secrètes avec l'American Jewish Commitee (AJC) par l'intermédiaire de Malachi Martin, qui se lie ainsi d'amitié avec le rabbin Abraham Heschel, consultant théologique auprès de l'AJC[2],[note 1].

Grâce à son rôle auprès de l'AJC, Malachi Martin rencontre Roger Williams Straus (en), membre de la famille Guggenheim, patron des éditions Farrar, Straus and Giroux. Lorsque le pape Paul VI succède à Jean XXIII en 1963, Abraham Heschel, craignant que le travail de Bea en faveur d'un rapprochement entre juifs et catholiques soit remis en cause, persuade Straus de publier un ouvrage sur la déclaration en cours d'élaboration. C'est ainsi que Malachi Martin est chargé de publier à la hâte en 1964 The Pilgrim: Pope Paul VI, the Council, & the Church in a Time of Decision (Le Pèlerin : le pape Paul VI, le concile et l'Église à l'heure de la décision), sous le pseudonyme de Michael Serafian, livre dans lequel le jésuite expose de manière romancée les intrigues autour de l'adoption de la future déclaration Nostra ætate voulue par Bea, livrant le portrait d'un Paul VI faible et indécis. La revue catholique américaine Commonweal a tôt fait de démasquer l'auteur de The Pilgrim, ce qui oblige l'éditeur à retirer le livre de la circulation[8],[note 2].

Sortie de l'ordre jésuite

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Robert Blair Kaiser découvre la liaison entre sa femme et Malachi Martin. Le couple se sépare. La femme de Kaiser part s'installer au Nevada où elle demande le divorce. En rendant visite à ses enfants au domicile de son épouse, Kaiser met la main sur les lettres envoyés par Malachi Martin à son épouse. En juin 1964, il envoie aux supérieurs de Malachi Martin une copie de cette correspondance dont la teneur ne laisse aucun doute sur la nature de la relation entretenue[note 3](référence a citer). Le jésuite démissionne de l'institut biblique pontifical. En juin 1965, Paul VI donne son approbation à un accord qui dispense Malachi Martin de ses vœux religieux de pauvreté et d'obéissance, sans toutefois le délier de son vœu de célibat[10],[note 4]. Dans ses déclarations, Malachi Martin motive son départ de la Compagnie de Jésus par son désaccord avec les nouvelles orientations de l’Église catholique, ce qui le rend populaire dans les milieux traditionalistes opposés au concile Vatican II[11].

Exil aux États-Unis

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Malachi Martin part pour Paris où il rend visite à Roger Straus auquel il explique qu'il a dû fuir Rome en raison de menaces contre sa vie. Straus paye son billet d'avion pour New York et contacte son oncle Harry Frank Guggenheim (en) pour que sa fondation lui accorde une bourse. Il obtient 7 350 dollars pour des recherches sur « le rôle de la volonté de domination dans le développement historique du christianisme, de l’islam et du judaïsme » (dont il tire en 1969 son livre The Encounter: Religions in Crisis). Peu après son arrivée à New York en 1965, lors d'un dîner donné par Straus et sa femme, Malachi Martin rencontre Kakia Livanios, veuve d'un riche armateur grec mort un an auparavant. Il s'installe dans son appartement de Manhattan. La Fondation Harry Frank Guggenheim (en) lui accorde en 1967 une deuxième bourse de 5 000 dollars, mais cette somme ne lui permet pas de subvenir à ses besoins. Il travaille comme chauffeur de taxi, employé de restaurant, antiquaire, rédacteur dans une agence de relations publiques et pour l'Encyclopædia Britannica[12]. Il publie également des articles pour le National Review et occasionnellement pour le New York Times[3].

En 1970, Malachi Martin acquiert la citoyenneté américaine. Il vit en 1972 une brève idylle (reference ?)avec Wanda Jablonski (en), journaliste spécialiste de l'industrie pétrolière, avec laquelle il voyage en Égypte et en Arabie saoudite. Cette information, comme l'ensemble de ses prétendues frasques sont démenties par son biographe, Robert Marro, ancien agent de la CIA et qui a fréquenté Malachi Martin pendant de longues années avant de publier "Malachi Martin: In the shadows of the Vatican"[13]. Marro insiste sur l'incohérence de ces prétendues relations féminines avec la droiture morale de Martin ainsi que sa foi très vive, pour laquelle il était capable de prendre de grands risques, y compris en tant qu'écrivain à succès. En1973, son éditeur refuse son livre Jesus Now (qui paraît finalement chez E. P. Dutton) jugeant son contenu « incohérent et antisémite », mettant fin à sa collaboration avec Roger William Straus. En 1976, dans le sillage de la sortie du film L'Exorciste, Malachi Martin obtient le succès escompté avec la publication de Hostage to the Devil[14] qui le pose auprès du grand public comme un spécialiste en matière d'exorcisme régulièrement sollicité sur ce thème par la télévision[3]. Dans les années 1980 et 1990, il publie plusieurs ouvrages, essais et romans, consacrés à la corruption qui régnerait au Vatican[3].

À partir d'octobre 1996, il participe régulièrement à l'émission Coast to Coast AM d'Art Bell, animateur radio féru de paranormal et de théories du complot[15].

À la fin des années 1990, il est victime de plusieurs accidents vasculaires cérébraux[16]. Il meurt dans son appartement de Manhattan le d'une hémorragie intracérébrale à la suite d'une chute[6],[3],[4],[7],[1].

Thèmes

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Exorcisme

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En quête d'un best-seller[17], Malachi Martin publie en 1976 Hostage to the Devil: The Possession and Exorcism of Five Living Americans (Otages du diable : la possession et l'exorcisme de cinq Américains vivants) qui exploite l'engouement suscité par le roman L'Exorciste de William Peter Blatty (1971) et son adaptation au cinéma (1973) par William Friedkin. Le livre relate cinq cas d'exorcisme, présentés comme véridiques, dont Malachi Martin aurait eu connaissance par un prêtre exorciste expérimenté[18], en empruntant au genre du récit d'épouvante et en versant volontiers dans les descriptions scabreuses[19],[3],[note 5].

L'authenticité de ces récits est largement mise en doute par les critiques de presse et les spécialistes du sujet qui vont jusqu'à parler de supercherie[21]. La démonologie développée par l'auteur, qui rend le possédé responsable de son état et le démon capable de s'approprier son libre-arbitre, est également désavouée par des théologiens[22]. Ses déclarations sur sa participation personnelle à des exorcismes sont contradictoires. Il a affirmé tour à tour ne jamais avoir assisté à aucun, travailler avec « un groupe d’environ 42 personnes issues de différentes confessions chrétiennes – protestantes, catholiques et orthodoxes – qui pratiquent l’exorcisme sur la côte Est, principalement à New York et dans ses environs », ou encore en pratiquer lui-même, avec une permission spéciale du Vatican, ce qui ne correspond à aucun usage connu, l'autorisation relevant du pouvoir discrétionnaire de l'évêque du lieu[23].

Vatican et théories du complot

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Dans ses romans, dont il prétend qu'« environ 85 % des événements [...] reflètent des événements réels », il développe la thématique conspirationniste d'une infiltration du Vatican par des clercs libéraux, francs-maçons, ou satanistes cherchant à renverser l’Église catholique et à s’en servir comme d’un instrument du Nouvel ordre mondial. Ses thèses rencontrent un public réceptif dans certaines franges du catholicisme traditionaliste[24],[3].

Publications

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Ouvrage académique

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  • (en) The Scribal Character of the Dead Sea Scrolls, Louvain, Publications universitaires, Institut orientaliste, coll. « Bibliothèque du Muséon, vol. 44-45 », , 715 p. (BNF 32424253, présentation en ligne)

Sous le pseudonyme « Michael Serafian »

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  • (en) Michael Serafian, The Pilgrim : Pope Paul VI, the Council, & the Church in a Time of Decision, New York, Farrar, Straus and Company, , 281 p.
  • (en) Three Popes and the Cardinal : The Church of Pius, John, and Paul in Its Encounter with Human History, New York, Farrar, Straus and Giroux, , 300 p. (ISBN 0-374-27675-7)
  • (en) The New Castle : Reaching for the Ultimate, New York, E. P. Dutton, (ISBN 0-525-16553-3)
  • (en) Hostage to the Devil : The Possession and Exorcism of Five Living Americans, New York, Reader's Digest Press, , 477 p. (ISBN 0-88349-078-1)
  • (en) Rich Church, Poor Church : The Catholic Church and Its Money, New York, G. P. Putnam's Sons, (ISBN 0-399-12906-5)
  • (en) There Is Still Love : Five Parables of God's Love That Will Change Your Life, New York, Macmillan, (ISBN 0-02-580440-5)
  • The Keys of This Blood : The Struggle for World Dominion Between Pope John Paul II, Mikhail Gorbachev, and the Capitalist West, New York, Simon & Schuster, , 734 p. (ISBN 0-671-69174-0)
  • King of Kings : A Novel of the Life of David, New York, Simon & Schuster, (ISBN 0-671-24707-7)

Traductions françaises

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  • Le Pèlerin : les secrets du Concile, Paris, Plon, , 337 p. (BNF 33172749)
  • Les Jésuites, Monaco, Éditions du Rocher, coll. « Documents », , 299 p. (ISBN 2-268-00766-9)
  • Le Déclin et la chute de l'Église romaine, Chambéry, Éditions Exergue, coll. « Foi et histoire », , 312 p. (ISBN 2-911525-11-6)
  • La Saga des papes : Déclin et chute de l'Église romaine, Chambéry, Éditions Exergue, (ISBN 2-911525-30-2)
  • La Maison battue par les vents : le roman du Vatican, Éditions Saint-Rémi, , 770 p. (ISBN 978-2816203141)

Notes et références

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  1. Malachi Martin « semble s’être sincèrement soucié des relations entre catholiques et juifs, tout en savourant l’occasion de jouer un rôle dans les intrigues du Vatican[8] ».
  2. Dans La Décomposition du catholicisme, Paris, Aubier-Montaigne, (lire en ligne), p. 15, le théologien français Louis Bouyer évoque ainsi l'affaire :
    « Un test révélateur [de la naïveté des médias] a été fourni par l'ouvrage [The Pilgrim, 1964] sur la personnalité du pape Paul VI publié sous un pseudonyme arménisant. Une publicité officieuse s'est employée à le faire passer pour l’œuvre d’un diplomate familier des milieux romains. La fraude était si grossière (conversations évidemment fictives, qui, si même elles avaient eu lieu, n’auraient jamais pu être connues de ceux qui n’y étaient point, méconnaissance totale des caractères et des relations authentiques des personnages principaux mis en cause, etc.) qu'un journaliste américain put la dénoncer dès la parution du volume. Il n’eut aucune peine à établir que le « diplomate » en question était en réalité un jeune jésuite irlandais défroqué, lequel n'avait passé à Rome que le temps d'y collecter les plus stupides ragots. Ledit livre n'en a pas moins été traduit en français après cela, et recommandé chaudement par une des revues catholiques qu’on aurait cru sérieuses. Avertis de leur erreur, les rédacteurs se sont dérobés à toute rectification. On touche ici du doigt la forfaiture (consciente ou inconsciente) d’une intelligentsia catholique contemporaine : au nom des exigences modernes de la libre information, on est prêt à gober pour sa part, sans ombre d'esprit critique, des légendes à faire pâlir Grégoire de Tours [...] »
  3. Outre cette affaire d'adultère, Malachi Martin aurait eu à la même époque d'autres liaisons avec des femmes[9],[3].
  4. Bien qu'il n'ait plus dès lors célébré publiquement les sacrements, ni porté l'habit sacerdotal, Malachi Martin a affirmé dire quotidiennement la messe en privé. « Les circonstances du départ de Martin des jésuites et son statut exact en tant que prêtre restent contestés à ce jour[11]. »
  5. On peut notamment y lire le viol d'un prêtre par un démon invisible, lacérant de ses griffes ses parties intimes, ou encore celui d'une personne transgenre lors d'une orgie rassemblant 80 satanistes[20].

Références

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  1. 1 2 (en) Elaine Woo, « Malachi Martin; Author, Former Jesuit Priest », Los Angeles Times, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Laycock et Harrelson 2023, p. 109.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 (en) Patrick Maume, « Martin, Malachi Brendan », dans Dictionary of Irish Biography, (DOI 10.3318/dib.005484.v1).
  4. 1 2 3 (en) Eric Galati, « Malachi Martin », The Guardian, (lire en ligne).
  5. Henri Michaud, « Malachi Martin, S.J., The scribal Character of the Dead Sea Scrolls, volume I, XXXII et 410 pages, plus 70 pages de références et de tables, 1958 », Revue d'histoire et de philosophie religieuses, vol. 40, no 2, , p. 204-206 (lire en ligne).
  6. 1 2 (en) « Malachi Martin Is Dead at 78; Author of Books on the Church », The New York Times, (lire en ligne).
  7. 1 2 (en) Felix Corley, « Obituary: Malachi Martin », The Independant, (lire en ligne).
  8. 1 2 3 4 Laycock et Harrelson 2023, p. 110.
  9. Laycock et Harrelson 2023, p. 111.
  10. Laycock et Harrelson 2023, p. 111-112.
  11. 1 2 Laycock et Harrelson 2023, p. 112.
  12. Laycock et Harrelson 2023, p. 113.
  13. Robert Marro, Malachi Martin: In the Shadows of the Vatican, Post Hill Press, (ISBN 979-8-88845-670-5 et 979-8-88845-671-2)
  14. Laycock et Harrelson 2023, p. 113-114.
  15. Laycock et Harrelson 2023, p. 114, 120, 124, 128.
  16. Laycock et Harrelson 2023, p. 128.
  17. Laycock et Harrelson 2023, p. 114.
  18. Laycock et Harrelson 2023, p. 105.
  19. Laycock et Harrelson 2023, p. 115.
  20. Laycock et Harrelson 2023, p. 115, 117.
  21. Laycock et Harrelson 2023, p. 118-119.
  22. Laycock et Harrelson 2023, p. 122-123.
  23. Laycock et Harrelson 2023, p. 119-120.
  24. Laycock et Harrelson 2023, p. 107, 127.

Voir aussi

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Bibliographie

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Documentaire

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Liens externes

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