Mame Diarra Bousso
Sokhna Mame Diarra Bousso (1833-1866) est née à Mboussobé dans le Djolof.
Biographie
modifierElle est la deuxième épouse du marabout Momar Anta Sali Mbacké et la mère de cheikh Ahmadou Bamba, chef religieux musulman, fondateur du mouridisme. Elle se fait appelée Sokhna [1].
Elle est l'objet d'une haute considération et d'une dévotion particulière de la part des membres de la confrérie des mourides. Une célébration annuelle – dénommée « Magal » comme le Grand Magal de Touba – lui est dédiée à Porokhane, une localité proche de Nioro du Rip dans la région de Kaolack[2], où elle meurt à l'âge de 33 ans. Ce pèlerinage est le seul dédié à une femme au Sénégal. Il attire chaque année des milliers de disciples, surtout des femmes, qui visitent son mausolée et plusieurs autres lieux saints[3].
Bref résumé sur son existence
modifierDans une société où le rôle de la femme est depuis des lustres réduit à s'occuper de l'éducation des enfants et de la tenue du foyer, Mame Diarra Bousso est un tout autre exemple. Il est raconté qu'elle s'occupait dignement et seule des besoins alimentaires de la famille, un rôle généralement confié aux hommes[4].
Notes et références
modifier- ↑ « Sokhna » est le nom réservé aux femmes de marabouts (Yves-Jean Saint-Martin, Le Sénégal sous le Second Empire, Karthala, Paris, 2000, p. 303 (ISBN 2865372014)
- ↑ « 58e édition du Magal de Porokhane. Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme magnifiée aujourd’hui, la route gâche la fête », 7 mai 2009, sur Nettali
- ↑ Cheikh Guèye, Touba : la capitale des mourides, ENDA, Dakar ; Karthala, Paris, 2002, p. 205 (ISBN 2-84586-262-8)
- ↑ « Qui est Mame Diarra BOUSSO? », sur Sunugox-Presse en ligne (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Joseph Suad et al. (dir.), Encyclopedia of women & Islamic cultures, Brill, Leyde, Boston, 2007,vol. 5, p. 333 (ISBN 978-90-04-12821-7)