Mangouste noire

Un type de mammifère appartenant à l'espèce de mangouste africaine

La Mangouste noire est une population pétrophile et une variété mélanique de la mangouste flavescente, un mammifère carnivore de la famille des Herpestidés. Elle est endémique des régions montagneuses et rocailleuses du nord-ouest de la Namibie et du sud-ouest de l'Angola.

Mangouste noire
Description de cette image, également commentée ci-après
Mangouste noire sur les rochers au plateau de Waterberg en Namibie.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Herpestidae
Sous-famille Herpestinae
Genre Galerella
Espèce Galerella flavescens

Sous-espèce

Galerella flavescens nigratus
(Thomas, 1928)
(Invalide)

Synonymes

Taxonomie et évolution

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L'histoire taxonomique de la mangouste noire a connu plusieurs révisions. Décrite à l'origine comme une espèce distincte par le zoologiste britannique Oldfield Thomas en 1928 sous le nom binominal Myonax nigratus[1], elle a ensuite été considérée comme une simple variété mélanique de la mangouste sanguine (Galerella sanguinea).

Des analyses de génétique moléculaire menées au début du XXIe siècle ont montré qu'elle constituait une lignée évolutive bien séparée de la mangouste sanguine, dont elle a divergé il y a environ quatre millions d'années[2]. Si certains auteurs l'ont temporairement traitée comme une espèce à part entière sous le nom de Galerella nigrata[3], le consensus scientifique moderne la considère comme une population spécifique ou une sous-espèce de la mangouste flavescente, caractérisée par une adaptation morphologique aux dalles rocheuses sombres[2].

Description

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La mangouste noire est une petite mangouste au corps svelte pesant entre 0,7 et 0,9 kg[4]. Son corps mesure entre 31 et 35 cm de long, prolongé par une longue queue touffue de 32 à 36 cm[4].

Elle se distingue des individus typiques de mangouste flavescente par la coloration de son pelage, presque entièrement noir profond avec de légères nuances rougeâtres ou rousses sur les flancs[2]. Cette robe sombre constitue une adaptation évolutive offrant un camouflage efficace dans l'ombre des dalles et des blocs de granit où cette population évolue[2].

Distribution et habitat

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La distribution de la mangouste noire s'étend du fleuve Cunene au nord jusqu'aux monts Erongo et au plateau de Waterberg au sud, en Namibie[4].

Population petrophile stricte, elle est hautement spécialisée et adaptée aux environnements très rocailleux dominés par de grands affleurements de granit[4][5]. Les individus passent plus de 65 % de leur temps au milieu des blocs de rochers, où ils chassent et établissent leurs gîtes[4]. Cette population évite scrupuleusement les plaines ouvertes dégagées entre les reliefs rocheux, où elle est particulièrement vulnérable aux rapaces prédateurs comme l'Aigle fascié[2].

Écologie et comportement

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Activité et organisation sociale

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La mangouste noire est principalement solitaire et diurne[4]. Bien que solitaires, les individus ne se montrent généralement pas agressifs envers leurs congénères et ne défendent pas de territoires stricts ; les domaines vitaux des mâles peuvent se chevaucher jusqu'à 100 %[4]. La taille du domaine vital varie considérablement selon l'habitat, s'étendant de 12 à 145 hectares (0,12 à 1,45 km²)[4].

Chaque individu utilise plusieurs tanières et fentes de rochers réparties sur son domaine vital[4]. Le marquage olfactif s'effectue par des dépôts d'urine et par le frottement de la gorge et du thorax contre la roche pour y déposer les sécrétions de leurs glandes cutanées[4]. Des mâles forment parfois des duos de chasse temporaires, l'un débusquant la proie pour l'autre[4].

Alimentation

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Opportuniste, la mangouste noire possède un régime alimentaire très varié[5]. Elle consomme une grande quantité d'invertebrés, notamment des larves, pupes et adultes de mouches Sarcophagidae, des scorpions et des arachnides, ainsi que des reptiles, des oiseaux, des petits rongeurs et des fruits[5].

À proximité des carcasses de grands herbivores, des rassemblements ponctuels de plusieurs mangoustes noires peuvent s'observer ; elles s'y nourrissent préférentiellement des larves de mouches nécrophages abondantes plutôt que de la viande elle-même[6]. Elle pratique la chasse à l'affût et est capable d'attaquer des proies plus volumineuses qu'elle, comme les damans des rochers, des pintades ou des drongos[4].

Notes et références

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Références

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Bibliographie

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  • (en) Oldfield Thomas, « Two new S.W. African Mungooses », Annals and Magazine of Natural History, 10e série, vol. 2, no 11, , p. 408 (DOI 10.1080/00222932808672901)
  • (en) Sarah A. Rapson, Anne W. Goldizen et Philip J. Seddon, « Species boundaries and possible hybridization between the black mongoose (Galerella nigrata) and the slender mongoose (Galerella sanguinea) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 65, no 3, , p. 831–839 (PMID 22940151, DOI 10.1016/j.ympev.2012.08.005)
  • (en) Galen Rathbun et Tristan Cowley, « Behavioural ecology of the black mongoose (Galerella nigrata) in Namibia », Mammalian Biology - Zeitschrift für Säugetierkunde, vol. 73, no 6, , p. 444–450 (DOI 10.1016/j.mambio.2008.02.006)
  • (en) Galen Rathbun, Tristan Cowley et Otto Zapke, « Black mongoose (Galerella nigrata) home range and social behaviour affected by abundant food at an antelope carcass », African Zoology, vol. 40, no 1, , p. 154–157
  • (en) Y. Warren, P. Cunningham, A. Mbangu et V. Tutjavi, « Preliminary observations of the diet of the black mongoose (Galerella nigrata, Thomas, 1928) in the Erongo Mountains, Namibia », African Journal of Ecology, vol. 47, no 4, , p. 801–803 (DOI 10.1111/j.1365-2028.2008.01028.x)
  • (en) Sara Tromp, Introducing the black mongoose, University of Queensland, (lire en ligne)

Voir aussi

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Articles connexes

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