Manoir du Bois Rouge
Le manoir du Bois Rouge est une demeure de la ville Belge de Tournai, située en Wallonie picarde et en Flandre romane dans la province de Hainaut.
| Manoir du Bois Rouge | ||
Manoir du Bois Rouge (Tournai) | ||
| Période ou style | Néo-classique | |
|---|---|---|
| Début construction | XIXème siècle | |
| Propriétaire actuel | Propriété privée | |
| Destination actuelle | Habitation | |
| Coordonnées | 50° 34′ nord, 3° 19′ estGoogle Maps | |
| Pays | ||
| Région historique | Province de Hainaut | |
| Localité | Tournai | |
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Localisation
modifierHistorique
modifierEn 1675, le curé de Froidmont, Gaspard Devleeschouwer, fonde une maison pieuse sous le nom de "Frères de la charité de St-Charles Borromée". Le curé de la paroisse s’associe avec quelques ouvriers de la campagne pour former une congrégation qui avait pour but d’instruire gratuitement la jeunesse du village, d’enseigner les métiers aux garçons et de visiter les malades.
En 1766, une nouvelle maison, l’hospice Saint-Charles, est alors fondée. L'établissement est alors placé sous la tutelle du gouvernement central. Il survit à la Révolution française et sera confié en 1819 aux Frères de la Charité de Gand qui en seront les administrateurs jusqu'en 1884 époque à laquelle, les autorités communales décident de la fermeture. Par un arrêté royal du 19 août 1890, les frères reviennent à Froidmont et ouvrent à nouveau sous le nom d'hospice Saint-Charles Borromée.

Au début du XXe siècle, le docteur Arthur Deroubaix en devient le médecin en chef. Les collègues de ce dernier ayant reconnu sa compétence exceptionnelle l'élisent Président de la Société de Médecine mentale de Belgique [1] il a en outre été fait officier de l'Ordre de Léopold.

Les bâtiments ont souffert durant la première guerre mondiale, quand le 20 octobre 1918 les allemands ordonnèrent à la population de se retirer à Tournai, de nombreux villageois choisirent de s'y refugier. Ce n'est qu'après 4 jours d'un intense bombardement de l'armée britanniques que le village fut libéré et évacué. L'Hospice, et le presbytère furent durement touchés par les opérations militaires mais il se releva encore une fois, permettant en 1920 aux frères de la Charité de Froidmont de fêter le centenaire de leur installation[2].
En 1946, les bâtiments sont en très mauvais état et son remis par le frère Ootbget à Emile Derasse, bourgmestre de Tournai[3]. En 1957, les bâtiments désaffectés sont mis en vente pour 700 000 F. L’État les rachète pour les restaurer afin de décharger l’hospice de Tournai d’une partie de ses pensionnaires, mais les travaux sont arrêtés. En 1965, un entrepreneur rachète le domaine en ruine avec l’intention de le raser et d’y construire 42 maisons.

La démolition commença en 1971 et modifia profondément l'urbanisme du bourg. De l’hospice, il ne reste que quelques murs d’enceinte et la maison du médecin directeur, le Manoir du Bois Rouge, Rue Delannay. L'immense jardin, par lequel on accède via une grille en fer forgée surmonté d'un lys, ne fait plus aujourd'hui qu'un demi hectare mais il compte encore plusieurs arbres remarquables. Il fut en effet démembré afin de permettre la création du quartier rue de Beauvois où les traces de l'ancien mur de briques de l'enceinte sont toujours visibles.
Architecture
modifierCe monument est à l'Inventaire régional du patrimoine en Wallonie pour son intérêt architectural, de style néo-classique au milieu d'un faste jardin de la deuxième moitié du 19e siècle. La demeure est sur deux niveaux d'habitation complété par une cave et un grenier, sur volume en double corps en briques et pierre calcaire structuré par le traitement en frontispice des trois travées centrales couronnées d’un fronton triangulaire au niveau de la toiture à croupes. Pilastre d’angle, cordon de pierre dynamisent la façade[4]. Sur la façade Est on devine l'ancien jardin d'hiver, marqué par une portion de façade peinte, cintré par les traces de l'ancienne structure métallique donnant sur une grande terrasse. Des quatre cheminées extérieures présentes à l'origine, deux seulement sont subsistantes.

L’ancienne tour colombier intégrée au mur de clôture de la propriété aujourd'hui disparu, était décrite ainsi dans la notice de 1978:
" Ancienne tour-colombier du XVIIIe s. incorporée à un mur de clôture. Sous bâtière de tuiles bordée d'une frise dentée, remplaçant vraisemblablement une toiture en pavillon, trois niveaux en briques sur plan carré, percés d'ouvertures ou remaniées. Au r.d.ch., deux portes, l'une condamnée au S., sous arc surbaissé de briques doublé d'une archivolte, la seconde à l'E. à linteau droit remplaçant probablement un arc cintré, sur jambages à queues de pierre. 1er étage éclairé d'une fenêtre en arc très surbaissé au S., d'une autre cintrée sur jambages à queues de pierre et murée à l'E. et enfin, d'une rectangulaire au N. Dernier étage percé seulement d'une baie sous arc très surbaissé à l'E. Face O. aveugle. Pignons en briques du XIXe s."[5]
Il est à noter que la rue porte le nom du Docteur Elie Delannay, médecin en chef en 1900 et conseiller provincial[6].
Articles connexes
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Société Historique du Pays de Pévèle : Les villages du Pays de Pévèle »
- ↑ Robert Wellens, « L'hospice de Saint-Charles Borromée à Froidmont. Notice historique et inventaire des archives », Archives et bibliothèques de Belgique, vol. 36, no 2, , p. 159–180 (ISSN 0775-0722, lire en ligne, consulté le )
- ↑ ETIENNE BOUSSEMART, « Le Tournai d'avant: Un couvent des seots au cœur du village de Froidmont », sur lavenir.net, (consulté le )
- ↑ Inventaire Régional du patrimoine, « Fiche n° 57081-INV-1003-02 »
- ↑ Inventaire Régional du patrimoine, « Fiche n° 57081-INV-1003-01 »
- ↑ Cushing/Whitney Medical Library Yale University, Les etablissements pour le traitement des maladies mentales et des affections nerveuses : des pays-bas, des colonies Néerlandaises et de la Belgique, en 1900 ; avec une carte géographique coloriée, Leiden : S. C. van Doesburgh ; Antwerpen : De Nederlandsche Boekhandel, (lire en ligne)