Manon Auger

écrivaine, chercheuse et enseignante canadienne

Manon Auger est une écrivaine québécoise, chercheuse et enseignante, spécialiste de littérature québécoise et de création littéraire.

Manon Auger
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Année ou le Livre d’Émilie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Originaire de la région de Portneuf, elle fait des études de lettres à l’Université Lavalpuis à l’Université du Québec à Montréal, où elle obtient un doctorat en études littéraires. Depuis la fin de ses études, elle partage son temps entre la recherche, l’enseignement universitaire et la création[1]. Sa thèse, Journaux intimes et personnels au Québec (PUM, 2017) a obtenu le prix Jean-Éthier-Blais de la critique[2].

Par la suite, elle publie deux romans chez Leméac : Année ou le livre d’Émilie (2019) et Éloïse ou le violon (2022).

En 2024, elle publie un essai littéraire chez Nota Bene, intitulé Éminentes Victoriennes : Laure Conan, Henriette Dessaulles, Azélie Papineau et Joséphine Marchand. Cet ouvrage a été finaliste au Prix littéraire Janette-Bertrand 2025[3].

Œuvres

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Année ou le livre d’Émilie

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Ce premier roman est paru chez Leméac en 2019 et « s’inspire ouvertement du roman d’Emily Brontë, de sa poésie, ainsi que de sa vie ». L’éditeur le décrit comme un « récit d’apprentissage au féminin teinté d’accents gothiques » et qui « réinvente l’univers tourmenté de l’écrivaine anglaise pour le transposer […] dans un territoire canadien, à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire[4] »

Éloïse ou le violon

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Ce deuxième roman est paru chez Leméac en 2022 et se passe pendant la Grande Dépression (1929-1939). On y sent cette fois l’influence d’Anne Hébert et de Vladimir Nabokov[5]. En entrevue, l’autrice affirme d’ailleurs avoir « travaillé avec les figures féminines des contes de fées et celle de la petite fille dans l’imaginaire occidental ». Elle ajoute être aussi « allée du côté de la figure de femme plus adulte — ou plus controversée —, comme la figure de Lolita et celle de la sorcière[6]. »

Dans Le Devoir, Manon Dumais décrit ce roman ainsi : « Éloge vibrant de l’imaginaire et critique virulente du patriarcat, Éloïse ou le violon s’avère un roman d’une sombre et sulfureuse beauté rappelant les plus cruels contes pour enfants[5]. »

Éminentes Victoriennes

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Ce troisième titre est paru chez Nota Bene en 2024, dans la collection d’essais « Penser avec les mains » dirigée par Étienne Beaulieu. Il s’agit d’une biofiction – soit une œuvre qui mélange à la fois la vérité historique et les pouvoirs d’une mise en récit subjective [7]– portant sur quatre femmes ayant vécu au Québec au XIXe siècle, soit Laure Conan (reconnue comme la première romancière du Québec), Azélie Papineau (fille de Louis-Joseph Papineau et épouse de Napoléon Bourassa), Henriette Dessaulles et Joséphine Marchand (deux pionnières du journalisme au féminin).

Le titre de ce recueil de portraits est un clin d’œil ironique à l’ouvrage Eminent Victorians de Lytton Strachey, puisque les femmes dont il est question ont largement été oubliées par l’histoire officielle canadienne[8]. L’autrice, qui a côtoyé les écrits de ses femmes notamment lors de ses recherches universitaires, signale dans sa préface qu'elle voulait trouver une façon moins « normée » de parler d’elles, voire en inventer une toute nouvelle. Ainsi, « Laure Conan apparaît dans un portrait kaléidoscopique, faisant dialoguer, sous forme de fragments, le passé et le présent. Henriette Dessaulles fait l’objet d’un scénario. Azélie Papineau s’incarne à travers un ‘récit des derniers jours’, une fiction narrative qui lui donne enfin la parole. Joséphine Marchand est dépeinte dans un essai biographique permettant de réfléchir à son héritage féministe[9]. »

Dans cet ouvrage, l’autrice cherche également à retracer l’influence de l’époque victorienne sur le mode de vie canadien-français et ses répercussions sur les femmes[10].

Références

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  1. « Site web de l'éditeur »
  2. « Lauréate 2018 : Manon Auger | Fondation Lionel-Groulx », sur fondationlionelgroulx.org (consulté le )
  3. Le Devoir, « Rideau levé sur les 10 livres retenus pour le prix littéraire Janette-Bertrand », Le Devoir, (lire en ligne)
  4. « Année » (consulté le )
  5. 1 2 « Le Devoir (site web) »
  6. Josée-Anne Paradis, « Manon Louisa Auger : Sauvagerie ou L’art de la patience », sur Revue Les libraires, (consulté le )
  7. Alain Buisine, « « Biofictions » », Revue des Sciences Humaines, no n° 224, , p. 7-13.
  8. Manon Louisa Auger, Éminentes Victoriennes. Laure Conan, Henriette Dessaulles, Azélie Papineau et Joséphine Marchand, Montréal, Nota Bene Éditeur, , 339 p. (ISBN 9782895188391), p. 6
  9. « Site web de la Bibliothèque Nationale - fiche du livre », sur cap.banq.qc.ca (consulté le )
  10. (fr-CA) « Éminentes Victoriennes. Laure Conan, Henriette Dessaules, Azélie Papineau et Joséphine Marchand », sur Groupe Nota bene (consulté le )

Liens externes

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