Manuel José García Caparrós

Manuel José García Caparrós (Málaga, 26 décembre 1958 - 4 décembre 1977) est un ouvrier espagnol de l'usine de Bière Victoria et militant des Commissions Ouvrières, assassiné pendant la manifestation pour l'autonomie andalouse le 4 décembre 1977[1],[2].

Manuel José García Caparrós
Biographie
Naissance
Décès
(à 18 ans)
Málaga
Sépulture
Parc cimetière de Málaga
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Fils privilégié de Malaga (d) ()
Hijo Predilecto de Andalucía ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Titres honorifiques
Hijo Predilecto de Andalucía
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

Histoire

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Il est mort à Málaga, à l'âge de 18 ans, d'un tir de la Police Armée pendant la manifestation du 4 décembre 1977 qui revendiquait l'autonomie pour l'Andalousie[1]. Le coupable de l'assassinat n'a jamais été identifié. On confond souvent García Caparrós Juan Manuel Trinidad Berlanga. Pendant la manifestation pour l'autonomie andalouse le 4 décembre 1977, Trinidad Berlanga a grimpé sur la façade du bâtiment de la Députation Provinciale de Málaga pour y placer un drapeau de l'Andalousie, que le président de la Députation, Francisco Cabeza López, avait interdit.

À partir du moment où Trinidad Berlanga a placé le drapeau andalou sur la députation, un déploiement policier a été mis en place dans toute la ville de Málaga. Pendant les charges, plusieurs policiers ont commencé à tirer des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, et ensuite avec leurs pistolets réglementaires. Le résultat a été de deux blessés (une jeune femme et un garçon de 15 ans) et la mort de García Caparrós, à l'angle du bâtiment situé dans la Alameda de Colón.

Lorsque la mort du jeune syndicaliste a été connue, la ville a été mise en état d'exception pendant plusieurs jours jusqu'aux obsèques de Manuel José García Caparrós. On a proposé aux membres de la famille de porter le cercueil dans toute la ville jusqu'au cimetière, mais ceux-ci ont refusé. L'enterrement a été suivi par une foule nombreuse.

La foule à l'enterrement de García Caparrós

La mort de García Caparrós est restée l'un des symboles de la lutte du peuple andalou pour son autonomie et de la répression exercée par l'État sur la population civile qui manifestait pacifiquement pour obtenir l'autonomie de l'Andalousie dans le cadre de la Transition espagnole. Beaucoup d'andalous revendiquent le 4 décembre comme le véritable jour de l'Andalousie, étant donné que c'est à ce moment que s'est cristallisé un sentiment de peuple qui augmentait dans la société depuis des années. Le 28 février est considéré comme le jour imposé par les institutions pour commémorer la date du référendum.

Le lieu où García Caparrós est tombé mort est devenu un autel improvisé où sont passés des milliers de malaguènes, jusqu'à ce qu'il soit vandalisé par des membres de l'organisation d'ultra-droite Fuerza Nueva. Pendant plusieurs jours il y a eu des protestations contre la répression policière.

Ses restes ont été déplacés au jardin du Souvenir du cimetière de Málaga, dans un lieu plus remarquable, pour commémorer le 40e Anniversaire de sa mort[3].

Reconnaissances

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La session plénière de la Mairie de Málaga du 16 novembre 1995 a approuvé le projet de donner son nom à une rue en sa mémoire[4].

Des oeuvres comme le reportage radiophonique de la journaliste Ketty Castillo en 2002 ou le livre de Rosa Burgos La mort de García Caparrós pendant la Transition politique, en 2007, ont récupéré des données cachées depuis plus de 25 ans, comme la véritable identité du garçon qui a placé le drapeau andalou sur la députation de Málaga (dans le cas du reportage de Castillo).

L'angle de la rue où est mort García Caparrós, déclaré Lieu de Mémoire Démocratique

Depuis 2002 il y a une plaque sur le lieu où il a été assassiné dans la Alameda de Colón, qui a été déclaré Lieu de Mémoire Historique en 2017[5].

La Députation Provinciale de Málaga l'a nommé Hijo Predilecto ("Fils préféré") de la province à titre posthume le 20 avril 2009. Après des années de revendications, enfin García Caparrós a été nommé Hijo Predilecto de Andalucía à titre posthume en 2013[6].

En 2017, 40 ans après l'événement, Rosa Burgos a publié un deuxième livre, cette fois intitulé Les morts de García Caparrós (au pluriel). Il contient les témoignages de plusieurs personnes témoins de la mort et du transfert à l'hôpital du corps sans vie du jeune homme[7]. Il fournit aussi des informations sur les conclusions de la commission d'enquête qui, bien que le bureau de la Chambre des Députés ait mis son veto à leur diffusion, avaient été partiellement publiées dans L'Observateur[8]. Un livre de José Chamizo a été publié aussi sur la figure de García Caparrós, sous le titre M.J. García Caparrós, mort en blanc et vert, en commémoration du 40e anniversaire de sa mort.

En octobre 2017 le bureau de la Chambre des députés, sur proposition de Unidas Podemos, a accepté de lever le secret qui pesait sur les conclusions de la Commission qui a enquêté en 1978 sur les événements qui ont conduit à la mort de García Caparrós, sous la condition que les noms qui apparaîtraient dans ces documents soient rayés.

Le 4 décembre 2017, est sorti le thriller documentaire 23 disparos (23 tirs), écrit et dirigé par Jorge Laplace, qui reconstruit, 40 ans après, les circonstances qui ont entouré la mort de Manuel José et qui livre des données et des témoignages jusqu'alors inédits. Après sa première au Festival de Málaga, ce documentaire a obtenu un Prix Iris de l'Académie de la Télévision et le Pajarraco d'Argent pour le Meilleur Documentaire au Festival du Nouveau Cinéma Andalou de Casares[9].

En décembre 2020, pour la première fois, le gouvernement de l'Espagne a reçu les soeurs de García Caparrós. Ce sont les ministres Pablo Iglesias et Alberto Garzón qui en ont été chargés et qui ont informé Purificación, Francisca et Dolores que la nouvelle Loi de Mémoire Démocratique protège des cas comme celui de leur frère[10].

Bibliographie

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  • Burgos, Rosa, La mort de García Caparrós pendant la transition politique, Airon Soixante, Málaga, 2007
  • Mellado, JD, Ramos Miroir À., Rodríguez R., Ruiz J.À., Checa Godoy À., Pablo J., Chronique d'un Rêve: mémoire de la Transition Démocratique à Málaga, C&T éditions, Centre d'Études Andalouses, Cabinet de Présidence

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Manuel José García Caparrós » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 « El PA pide un busto de García Caparrós y corregir el error en una placa. SUR.es », www.diariosur.es (consulté le )
  2. ↑ (es) Marta Borraz, « Víctimas 'en la sombra' del tardofranquismo y la Transición: "No hay dinero en el mundo para pagar lo que nos hicieron" », elDiario.es, (consulté le )
  3. ↑ (es) Málaga Hoy, Málaga Hoy, « García Caparrós descansará bajo un olivo del Jardín del Recuerdo de Málaga », Málaga Hoy,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ « Levantado el secreto sobre el asesinato de García Caparrós », El diario,‎ (lire en ligne)
  5. ↑ « La esquina donde murió García Caparrós ya es Lugar de Memoria Histórica », La Opinión de Málaga,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ (es) « Aprobadas las distinciones de Hijo Predilecto y Medallas de Andalucía 2013 - Portavoz del Gobierno Andaluz », Junta de Andalucía (consulté le )
  7. ↑ (es) Teodoro León Gross, « El penúltimo misterio de la Transición », EL PAÍS,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ (es) « Revista El Observador - García Caparrós », www.revistaelobservador.com (consulté le )
  9. ↑ (es) Diario de Sevilla, Diario de Sevilla, « '23 disparos', sobre García Caparrós, premio Iris de la Academia », Diario de Sevilla,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. ↑ « El Gobierno recibe por primera vez en cuatro décadas a las hermanas de García Caparrós », Diario Sur,‎ 3 de diciembre de 2020 (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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