Marc Joseph de Gratet Dubouchage

aristocrate français (1746-1829), préfet des Alpes-Maritimes (1803-1814) puis préfet de la Drôme (1815-1823)

Marc Joseph de Gratet, comte Dubouchage, ou du Bouchage, né le à Grenoble (province du Dauphiné)[1], mort le à Valence (département de la Drôme), est un militaire de la Révolution française, du Premier Empire et de la Restauration.

Marc Joseph de Gratet Dubouchage
Marc Joseph de Gratet en grande tenue de préfet d'Empire. Portrait exposé au musée Masséna à Nice.
Fonctions
Préfet de la Drôme
-
Préfet des Alpes-Maritimes
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
ValenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Juriste, fonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Claude François de Gratet du Bouchage (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfants
Julie Eleonore de Gratet du Bouchage (d)
Antoine de Gratet du Bouchage
François Louis Gustave Gratet Du Bouchage (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Blason.
signature de Marc Joseph de Gratet Dubouchage
Signature.

Biographie

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Jeunesse

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Sa famille est issue de la noblesse dauphinoise. Son père Claude-François de Gratet du Bouchage est conseiller au parlement du Dauphiné.

Carrière militaire et administrateur dans l'Ancien Régime

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Capitaine dans le génie[2] en 1771, Marc Joseph de Gratet devient procureur général syndic de la noblesse des états de Dauphiné de à , aux assemblées de Vizille et Romans[2], époque de l’organisation de la province en département. Son frère François-Joseph est en 1792 le dernier ministre de la marine de Louis XVI[2].

Bref exil pendant la Révolution puis retour dans l'administration préfectorale pendant le Consulat

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Pendant la Révolution, Marc Joseph de Gratet quitte l'armée et se retire sur ses terres ; il émigre brièvement mais il apparaît au conseil de la préfecture de l'Isère sous son nom républicanisé « Dubouchage »[2], le 9 germinal an VIII ()[3] ; au moment de l'Empire, il signe parfois DuBouchage[2].

En ventôse an XI (), il est nommé préfet du département des Alpes-Maritimes par le Premier consul, succédant à Alexandre de Châteauneuf-Randon[4].

Préfet sous le Premier Empire et la Restauration

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Fait baron d'Empire en 1809[réf. nécessaire] et officier de la Légion d’honneur en 1820[5], Dubouchage est un excellent administrateur aux dires de ses contemporains[6]. C'est pendant son exercice que la route de la Grande Corniche (de « Paris à Rome ») est tracée : il utilise ses anciennes compétences dans le génie pour formuler des avis ; pour les autres projets dont il formule le souhait, il n'est pas suivi ou très laborieusement par l'État (percement du tunnel de Tende, nombreux chemins à rendre carrossables dans l'arrière-pays)[7]. Selon ses attributions, il participe à la désignation des maires des communes du département, il écarte notamment Romey, le maire de Nice, avec lequel la coopération est mauvaise[2]. Il a aussi la sagesse de conserver auprès de lui des hommes sérieux et estimés, Benoît Bunico (oncle d’un autre Benoît Bunico 1801-1863), secrétaire général et Jean-Baptiste Sauvaigo (ou Sauvaigue), conseiller de préfecture. Malgré les difficultés des dernières années de l’Empire dans les Alpes-Maritimes, il sait se faire aimer des Niçois puisque, le peu avant son départ, la municipalité de Nice décide de frapper une médaille en son honneur[8]. Le suivant[9], il transmet ses pouvoirs à l’intendant général Fighiéra, dans le cadre de la restauration sarde. L'année suivante, il devient préfet de la Drôme[10] : à compter du et jusqu'au [3]. Dès le lendemain, le , quittant sa dernière fonction publique active à plus de 76 ans, il est nommé conseiller d’État[3], ce qui le fait bénéficier d'une pension de six mille francs[3]. Il meurt six ans plus tard à Valence le .

Descendance

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De son mariage, il a quatre enfants : Antoine-Louis-Joseph-Flodard de Gratet du Bouchage, capitaine en second dans les lanciers de la garde ; François-Louis-Gustave de Gratet du Bouchage, sous-préfet à Castelnaudary ; Éléonore-Julie de Gratet du Bouchage, épouse du comte Armand de Reynaud de Villevert ; Albine de Gratet du Bouchage, tous domiciliés à Grenoble en 1829.

Hommages

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Le boulevard Dubouchage à Nice vers 1910.

À Nice, le boulevard Dubouchage, situé dans le quartier Carabacel, perpétue le souvenir de son ancien préfet.

Distinctions

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  • Chevalier de la Légion d'honneur, 17 messidor an XII ().
  • Officier de la Légion d'honneur, le .

Notes et références

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  1. ↑ Archives Municipales et Métropolitaines de Grenoble, registre paroissial de Grenoble, paroisse Saint-Louis, baptêmes mariages et enterrements, 1741-1749, GG 183.
  2. 1 2 3 4 5 6 Derlange 1969, p. 123.
  3. 1 2 3 4 Archives nationales.
  4. ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°181 du 1er germinal an XI (22 mars 1803), p. 3.
  5. ↑ Base Léonore
  6. ↑ Derlange 1969, p. 121.
  7. ↑ Derlange 1969, p. 123 et 139-141.
  8. ↑ Derlange 1969, p. 121 et 145.
  9. ↑ Derlange 1969, p. 119.
  10. ↑ Derlange 1969, p. 143.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Christiane Lamoussière, Patrick Laharie (revu et complété par) et Patrick Laharie (introduction), Le personnel de l’administration préfectorale, 1800-1880 (répertoire nominatif), Paris, Centre historique des Archives nationales, , 774 p., 27 cm (ISBN 2-86000-271-5).
  • Michel Derlange, « L'administrative préfectorale de Dubouchage dans les Alpes-Maritimes ( - ) », Nice Historique, Paris, no 52,‎ , p. 119-145 (lire en ligne, consulté le ).

Liens internes

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Liens externes

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