Marc Peauger
Marc Peauger, né le à Angers[1] et mort en [2],[3] à Paris[4], est un journaliste, patron de presse et homme politique français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité |
française |
| Activité |
| A travaillé pour |
Le Progressif, Le Progrès, L'Indépendant du Centre |
|---|---|
| Parti politique |
Républicain et socialiste, il rallie le boulangisme.
Biographie
modifierFamille et débuts
modifierNé à Angers en 1841, Marc Peauger est élevé par sa mère Marie-Irma Joubert[1] et son père Arsène Peauger, avocat et journaliste (fondateur du Progressif de la Haute-Vienne en 1838 et du Précurseur de l'Ouest en 1840), maître des requêtes au Conseil d'État (), préfet de la Sarthe (), des Bouches-du-Rhône (-1849) puis directeur de l'Imprimerie nationale à partir de 1850 (démissionnaire la même année)[5].
Ayant crée le journal Le Progrès en 1876 (ne dure que quelques mois par manque de lecteurs -)[6], Marc Peauger écrit des articles républicains dont certains l'amènent devant les tribunaux. En 1876, il est assigné devant la cour d'appel de Limoges pour diffamation et injure par Hippolyte Lézaud (premier président de la cour d'appel de Limoges) et son frère Léon Lézaud. Ceux-ci l'ayant accusé d'avoir publié un article jugé injurieux contre leur ancêtre Pierre Lézaud, il est condamné en à cinq jours de prison et 1,000 francs de dommages et intérêt. Il fait appel[7] mais est finalement condamné en [8]. En 1880, il se présente comme radical dans la 2ème circonscription de Limoges mais pour ne pas diviser les voix, il décide de se retirer au second tour en faveur de René Pénicaud[9].
Campagnes boulangistes
modifierEn 1888, Marc Peauger rallie le boulangisme et se présente comme candidat révisionniste aux élections sénatoriales pour la Haute-Vienne[10]. Il avait cependant adhéré auparavant à la Fédération socialiste de la Haute-Vienne, celle-ci ayant développée de l'hostilité pour le boulangisme. Ainsi, c'est en octobre de la même année que Peauger est exclu à l'unanimité comme un « traître au socialisme »[11]. Dans la foulée, il fonde un Comité socialiste révisionniste à Limoges pour soutenir la candidature du candidat boulangiste pour les élections législatives de septembre 1889 : Georges Le Veillé. Celui-ci se présentant comme « socialiste » et « antisémite »[12] se présente dans la première circonscription de Limoges accompagné par Peauger qui le seconde au cours de ses réunions publique et se charge de promouvoir le programme révisionniste dans toutes les localités. Élu par 7,307 voix contre 6,991, Le Veillé lance avec Peauger le journal L'Indépendant du Centre : Organe de la République sociale. Cependant, après quatre ans de mandat, Le Veillé décède prématurément de maladie en 1893 et c'est Peauger qui organise ses funérailles[13].
Références
modifier- 1 2 « Extrait », Le Nouvelliste de Bellac, , page 2 (lire en ligne)
- ↑ « Tablettes limousines », Lemouzi : organe mensuel de l'E̛cole limousine félibréenne, , page 206 (lire en ligne)
- ↑ « Chronique biographique », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, , page 585 (lire en ligne)
- ↑ « Famille militaire », La France militaire, , page 2 (lire en ligne)
- ↑ Noémi-Noire Oursel, Nouvelle Biographie Normande, Alphonse Picard, (lire en ligne), page 337
- ↑ « Nouvelles du jour », Gazette nationale ou le Moniteur universel, , page 1 (lire en ligne)
- ↑ « Un procès en diffamation devant la cour de Limoges », L'Homme libre, , page 4 (lire en ligne)
- ↑ « Extrait », L'Ordre de Paris, , page 3 (lire en ligne)
- ↑ « Les élections de demain », Le Progrès de la Côte-d'Or, , page 1 (lire en ligne)
- ↑ « Les élections sénatoriales », La Lanterne, , page 2 (lire en ligne)
- ↑ « Exécution de boulangistes », Le Petit Quotidien, , page 2 (lire en ligne)
- ↑ « Ce que je veux, ce que poursuis par ma proposition et mes écrits, c’est le relèvement du petit commerce atteint par les grands magasins, la centralisation juive du capital. (…) Je persiste à croire que je suis conséquent avec moi-même et que mon œuvre est socialiste, démocratique et antisémite. » Georges Le Veillé
- ↑ « Obsèques de Le Veillé », L'Indépendant du Centre, , page 1 (lire en ligne)
