Marcelle Brisson
Marcelle Brisson est une écrivaine et philosophe québécoise née le à Montréal.
Après avoir passé la première partie de sa vie dans une communauté bénédictine, elle reprend des études de philosophie et se consacre à l'enseignement de cette discipline jusqu'à sa pré-retraite en 1987. En parallèle, Marcelle Brisson commence à publier des livres à partir de la moitié des années 1970.
Biographie
modifierMarcelle Brisson naît le à Montréal[1],[2].
Vie religieuse chez les Bénédictines (1949-1962)
modifierLa même année qu'elle obtient son baccalauréat en philosophie à l'Université de Montréal, en 1949, Marcelle Brisson entre en religion à l'abbaye bénédictine Sainte-Marie des Deux-Montagnes[1]. Elle y reste 13 ans durant, jusqu'en 1962. Ses années de noviciat constituent la matière de Par delà la clôture, un récit autobiographique publié en 1975[3].
Reprise d'études (1962-1973)
modifierEn 1962, elle quitte la communauté des Bénédictines et, en parallèle de l'enseignement, reprend des études de philosophie[1]. Titulaire en 1964 d'une maitrise en philosophie de l'Université de Montréal, Marcelle Brisson devient en 1973 docteure en philosophie après avoir soutenu une thèse en esthétique à l'Université de Paris X-Nanterre[1].
Carrière d'enseignante (1962-1987)
modifierProfesseure de philosophie, Marcelle Brisson exerce notamment au Collège Ahuntsic, un cégep à Montréal, jusqu'à sa pré-retraite en 1987[1].
Carrière littéraire (depuis les années 1970)
modifierŒuvre
modifier- (fr-CA) Expérience religieuse et expérience esthétique, Montréal, Presses universitaires de Montréal, , 254 p. (ISBN 0840502680, lire en ligne)
- Par delà la clôture, Parti pris, coll. « Paroles » (no 42), , 118 p. (ISBN 0885120841)
- (fr-CA) Maman, Montréal, Triptyque, coll. « Délire » (no 1), , 106 p.
- (fr-CA) Marcelle Brisson et Louise Poissant (dir.), Célibataire, pourquoi pas ?, Québec, Éditions Serge Fleury, , 196 p.
- (fr-CA) Plus jamais l'amour éternel : Héloïse sans Abélard, Montréal, Nouvelle Optique, , 176 p. (ISBN 2890170330)
- (fr-CA) Marcelle Brisson (dir.), Éros au pluriel, Montréal, Hurtubise HMH, , 229 p. (ISBN 2890456250)
- (fr-CA) Marcelle Brisson (dir.), Un bouquet de Narcisse(s), Montréal, L'Hexagone,
- Le bruissement du temps, la dynamique du vieillissement, Montréal, Triptyque, , 150 p.
- (fr-CA) Marcelle Brisson et Suzanne Côté-Gauthier, Montréal de vive mémoire, 1900-1939, Montréal, Triptyque, , 340 p. (ISBN 2-89031-198-8)
- Le Roman vrai, Québec Amérique, , 368 p.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 (fr-CA) Katia Stockman, « Brisson, Marcelle - Notice biographique », sur L'île - L'infocentre littéraire des écrivains québécois (consulté le )
- ↑ « BAnQ numérique », sur numerique.banq.qc.ca (consulté le ), p. 204
- ↑ (en-CA) Myreille Pawliez, « The Writings of Michèle Mailhot and Marcelle Brisson: Exploring Quebec's Religious Past », sur University of Toronto Press, (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en-CA) Stephanie Kirkham, Écriture féminine and Cixous' "Voice-Cry" in Marcelle Brisson's Plus jamais l'amour éternel and Daphne Marlatt's Ana Historic (mémoire de maitrise en Littérature comparée), Sherbrooke, Université de Sherbrooke, , 130 p. (lire en ligne)
- Myreille Pawliez, « La religieuse dans Le Portique de Michèle Mailhot et dans Par delà la clôture de Marcelle Brisson », International Journal of Canadian Studies, vol. 52,
- (fr-CA) Patricia Smart, « Les filles de Marie de l'Incarnation : l'éducation au couvent telle qu'évoquée dans les écrits personnels de jeunes filles et de femmes au Québec », dans Lori Saint-Martin et Ariane Gibeau (dir.), Filiations du féminin, Montréal, Institut de recherches et d'études féministes, , 100 p. (ISBN 978-2-922045-44-4, lire en ligne), p. 7-16
Liens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :