Marcellin Leroy

homme d'affaires français
(Redirigé depuis Marcellin leroy)

Marcellin Leroy, né le à Merck-Saint-Liévin et décédé le à Angoulême, était un industriel charentais, fondateur du groupe Leroy-Somer.

Marcellin Leroy
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Biographie

modifier
Mémorial de Marcellin Leroy.

Marcellin Leroy était le fils de Florimond Leroy, maréchal-ferrant dans le nord de la France, et Marie-Héloïse Paquez.

Artisan bobineur, il s'installe à Paris et le et y épouse Isabelle Cadet. Il part travailler à la Poudrerie Nationale à Angoulême pendant la Première Guerre mondiale. En 1919, il reste en Charente et ouvre un petit atelier de mécanique, pour réparer des moteurs électriques[1].

Le succès est au rendez-vous, et il acquiert un grand hangar à Sillac[2] au sud de la ville d'Angoulême, ce qui lui permet de recruter et augmenter son effectif d'ouvriers. C'est à ce moment-là qu'il va se décider à fabriquer ses propres moteurs.

En 1929-1930, il fait construire une fonderie pour devenir autonome, sur de nouveaux terrains achetés dans la même zone à Sillac. Dans les années 1930, son entreprise fournit des moteurs à une toute nouvelle industrie, l'industrie frigorifique.

En 1944-1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Leroy fabrique pour des industriels, des alternateurs pour groupes électrogènes, très utiles pendant cette période de guerre pour les fréquentes coupures de courant. En 1947, il lancera le moteur N[3].

Postérité

modifier

Au décès de Marcellin Leroy en 1958, son successeur Georges Chavanes dirigera l'entreprise jusqu'en 1986. Leroy-Somer est aujourd'hui l'une des plus importantes entreprises industrielles de la région Nouvelle-Aquitaine avec un effectif total de 8450 salariés et un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros[4].

Le Domaine Castay à Torsac en Charente, est une ancienne ferme créée par Marcellin Leroy, pour les besoins en nourriture et alimentation du personnel de son entreprise. Il est constitué d'un vignoble de 24 hectares qui appartient à des descendants directs de l'industriel[5].

Notes et références

modifier

Sources

modifier
  • Roger Façon, L'Usine Leroy d'Angoulême, Norois, 1963, p. 299-303
  • Georges Chavanes, Leroy-Somer, aventure industrielle et humaine du XXe siècle, 2012

Voir aussi

modifier