Marché des Enfants-Rouges
Le marché des Enfants-Rouges ou marché de Beauce, anciennement petit marché du Marais ou petit marché du Marais du Temple, était le plus vieux marché couvert de Paris. Créé en (ou , selon l'historien Jacques Hillairet[1],[a]) sous le règne de Louis XIII, il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
| Type | |
|---|---|
| Construction |
1615 |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
| Arrondissement | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
Le marché doit son nom à la proximité immédiate de l'ancien hospice des Enfants-Rouges (un orphelinat créé au XVIe siècle), dont les enfants étaient vêtus de rouge, couleur de la charité chrétienne. Avant sa destruction, ce lieu emblématique du Marais abritait de nombreux commerces de bouche (fruits, légumes, pains) et commerce de fleurs, ainsi que des stands de restauration.
Dans la nuit du au , un très violent incendie détruit totalement la halle couverte et sa structure métallique, ravageant une surface de près de 1 000 m2. Le sinistre ne fait aucune victime, mais affecte fortement une vingtaine de commerces historiques[3].
Situation et accès
modifierIl est situé 39, rue de Bretagne, dans le 3e arrondissement de Paris. Il se trouve administrativement dans le quartier des Enfants-Rouges, et il appartient au quartier informel du Marais.
Origine du nom
modifierLe nom des « Enfants-Rouges » vient de la proximité de l'hospice des Enfants-Rouges (-) créé par Marguerite de Valois-Angoulême pour des orphelins de père et de mère, qui a aussi donné son nom au quartier des Enfants-Rouges.
Il est aussi appelé marché de Beauce, en raison de la proximité de la rue de Beauce[1].
Historique
modifier
Le marché des Enfants-Rouges est créé en (ou , voir supra) à la demande du roi Louis XIII, on l'appelait alors le « petit marché du Marais »[4]. En , le marché adopte le nom qu'il garde encore aujourd'hui, celui du marché des Enfants-Rouges.
C'est bien longtemps après, en , que la Mairie de Paris l'achète et il devient ainsi le lieu repère des Parisiens pour acheter leur lait[5].
En , la Mairie projette d'aménager dans cet espace un commerce, une crèche, des locaux sociaux et un garage. Composée d'habitants, de défenseurs du patrimoine et de commerçants, une association de défense se constitue[6]. Le marché des Enfants-Rouges fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [7].
En , le marché échappe de nouveau à une démolition et une transformation en parking. Le projet voulu par le nouveau maire de Paris, Jacques Chirac, et le maire du 3e arrondissement, Jacques Dominati, est de nouveau combattu par des riverains constitués en associations, dont le réalisateur Bertrand Tavernier. Le maire d'arrondissement y perd son siège aux municipales de [8],[9],[10].
À partir de l'an , à la suite de travaux de rénovation, le marché rouvre peu à peu avec de nouveaux commerces[8].
Dans la nuit du dimanche au lundi , le marché est détruit par un incendie, faisant un blessé léger parmi les pompiers[11],[12]. Les deux portails en fer emblématiques du marché restent intacts[13].
Description
modifierCe marché dispose de trois entrées : située rue de Bretagne, rue Charlot et rue des Oiseaux.
- Marché, côté rue Charlot.
- Marché, côté rue de Bretagne.
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 Hillairet 1960, t. 1 (A–K)
- p. 239, s.v. « Bretagne (rue de) », no 41 (lire en ligne
) ; - p. 322, s.v. « Charlot (rue) », no 35 (lire en ligne
).
- p. 239, s.v. « Bretagne (rue de) », no 41 (lire en ligne
- ↑ Jean-Baptiste-Michel Renou de Chauvigné (dit Jaillot) et Michel Fleury, Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, t. 3 (reprod. en fac-sim. de l'éd. de Paris, Le Boucher, ), Paris, Berger-Levrault, (ISBN 2-7013-0127-0), « Quartier du Temple, ou du Marais », p. 21.
- ↑ Candice Doussot et David Charpentier, « « Les commerçants sont affligés » : un impressionnant incendie détruit le marché des Enfants rouges, les pompiers sur place », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Histoire du marché des Enfants-Rouges », sur evous.fr, (consulté le ).
- ↑ « Le Marché des Enfants Rouges, le plus vieux marché parisien », sur Vivre Paris, (consulté le ).
- ↑ Chantal Guichard, « Le Marché des Enfants Rouges », Paris aux cent villages, no 58, , p. 3.
- ↑ « Marché des Enfants-Rouges », notice no PA00086227, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 « Le marché des enfants rouges », sur lemaraismood.fr (consulté le ).
- ↑ « Perspectives marchés forains : Les Enfants-Rouges »
, Le Monde, (consulté le ). - ↑ Camille Labro, « Les Enfants-Rouges, un marché unique à Paris », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « Le marché des Enfants-Rouges, à Paris, « totalement détruit » après un incendie », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Juliette Moreau Alvarez (avec Arthur Descudet et Alexandra Gonzalez), « "Il ne reste plus rien": un impressionnant incendie ravage le marché des Enfants rouges au cœur de Paris », BFM TV, .
- ↑ ATS, « Un incendie ravage le marché des Enfants Rouges, lieu phare de la vie parisienne », Le Temps, (consulté le ).
Sources
modifier- Napoléon Chaix, Paris guide, Librairie internationale.
- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
- Philippe Sorel, Vie et histoire du IIIe arrondissement : Archives, Arts et Métiers, Enfants Rouges, Sainte-Avoye, Paris, Éditions Hervas (rééd. numérique FeniXX), coll. « Paris » (no 3), (réimpr. 1999), 153 p. (ISBN 2-903118-22-1 et 978-2-402-42180-5, lire en ligne
).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Gérard Devèze, « Le marché des Enfants-Rouges », Le Magasin pittoresque, 81e année, série III, t. 14, no 9, , p. 135–137 (lire en ligne).
- Le Marché des Enfants-Rouges (préf. Charles Pépin, photogr. Milomir Kovačević), Paris, Éditions Dans la boîte, , 125 p. (ISBN 979-10-91933-10-0).
- Le marché des Enfants-Rouges (préf. Daniel Roche), Paris, Association défendre le marché et le quartier des Enfants-Rouges, , 28 p. (BNF 35782514).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :