Marché de substitution
Un marché de substitution, dans la terminologie du marketing, peut être défini comme le marché d'un produit substituable au produit du marché principal, en l'absence de celui-ci, et qui peut satisfaire le besoin de manière plus ou moins identique (exemple : baguettes et croissants).
Définition
modifierUn marché de substitution correspond au marché d’un produit qui peut remplacer un autre produit principal en cas d’absence, tout en satisfaisant le même besoin.
Économie
modifierLes marchés de substitution sont essentiels pour comprendre la concurrence indirecte : Coca-Cola et Pepsi sont concurrents directs, mais le jus d’orange et le thé glacé représentent des substituts. Les substituts peuvent être parfaits (ex. sucre blanc / sucre roux) ou imparfaits (ex. vélo / voiture pour se déplacer)[1]. Plus un produit a de substituts disponibles, plus son pouvoir de fixation des prix est limité. C’est une idée centrale en économie industrielle[2].
Applications
modifierLe concept est utilisé dans la stratégie marketing pour anticiper les comportements des consommateurs : si le prix du café augmente fortement, certains se tournent vers le thé ou la chicorée[3]. En économie, la croix de Marshall illustre comment la demande d’un produit diminue quand le prix de son substitut baisse[2].
Dans l’histoire, certains marchés de substitution sont apparus en période de crise : par exemple, pendant la Seconde Guerre mondiale, la chicorée a servi de substitut au café en Europe[4].
Notes et références
modifier- ↑ Thibaut Clermont, « Les produits de substitution : qu'est-ce que c'est ? Pourquoi s'en méfier ? », sur Le coin des entrepreneurs, (consulté le ).
- 1 2 Ghislain Deleplace et Christophe Lavialle, « Alfred Marshall et les Principes d’économie », sur cairn.info, (consulté le ).
- ↑ « "Une boisson jeune et branchée" : le retour en grâce de la chicorée et des autres ersatz de café », sur .rtl.fr, (consulté le ).
- ↑ Elena Gillet, « Comment les restrictions durant la Seconde Guerre mondiale ont durablement changé notre alimentation », sur Slate.fr, (consulté le ).