Margaret S. Roberts
Margaret Stevenson Roberts (21 mars 1872 – 25 mai 1952) était une bibliothécaire américaine, connue sous le nom de « gouverneure en jupon » de l'Idaho pour son influence dans la promotion du suffrage féminin. Elle a été la principale force motrice de l'Idaho Free Traveling Library (bibliothèque itinérante gratuite de l'Idaho) pendant plus de trente ans, encourageant la lecture et la création de bibliothèques publiques.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 80 ans) Boise (États-Unis) |
| Profession |
Bibliothécaire et historienne |
Enfance et éducation
modifierMargaret Stevenson Roberts est née le 21 mars 1872[1]. Elle était la fille du général de la guerre de Sécession George H. Roberts et de son épouse Julia[2],[3]. Elle a été diplômée de la Saint Mary-of-the-Wasatch Academy et du pensionnat Brownell Hall[4]. Elle a étudié le chant à Philadelphie[5].
Margaret S. Roberts avait une vingtaine d'années lorsque son père a déménagé la famille du Nebraska à Hailey, dans l'Idaho pour occuper un poste d'avocat pour la compagnie ferroviaireUnion Pacific, alors en pleine expansion[4]. Après son élection au poste de procureur général de l'Idaho, la famille a déménagé à Boise[4]. Elle participait activement à la vie culturelle de Boise, notamment en tant que membre fondatrice et plus tard présidente du Boise Columbian Club[6]. En 1893, Roberts a contribué à la création du premier jardin d'enfants gratuit de Boise[7].
Engagement politique
modifierMargaret S. Roberts était connue comme la « gouverneure en jupon de l'Idaho » pour ses efforts en faveur du suffrage féminin et d'autres réformes progressistes[3]. Elle était intéressée par le pouvoir du vote pour la protection des droits des femmes et des enfants[4]. Roberts a participé à la campagne pour un amendement sur le suffrage féminin dans l'Idaho, et après le succès de cette initiative en 1896, elle s'est activement employée à encourager les femmes des États de l'Ouest à s'organiser pour œuvrer en faveur du suffrage féminin national. Elle a été nommée par le gouverneur James H. Brady pour représenter l'Idaho au sein du Conseil national des femmes électrices, nouvellement formé. Cette organisation a ensuite formé une partie de la Ligue des femmes électrices en 1919, et Margaret S. Roberts a été la présidente de la section de l'Idaho[4]. Elle a rejeté les stratégies plus radicales des militantes suffragistes de l'Est des États-Unis, affirmant que les femmes de l'Ouest ne soutiendraient pas des stratégies qui risqueraient de mettre leurs hommes en colère[8]. Elle était fréquemment en conflit avec Carrie Chapman Catt, qui l'exhortait à faire davantage pression sur le sénateur de l'Idaho, William Borah, pour qu'il vote en faveur du suffrage féminin national[4]. Elle a démissionné de son poste de présidente en novembre 1920[4].
Active au sein du Parti républicain de l'Idaho, Margaret S. Roberts est devenue en mai 1919 la première femme à faire partie du comité exécutif du parti à l'échelle étatique [4]. Elle a également été la représentante de l'Idaho au sein de la division féminine du Comité national républicain, rejoignant un groupe appelé le « Conseil des Cent », axé sur la promotion de la pleine participation politique des femmes[4]. Contrairement aux autres « femmes de club » de son cercle social, elle aspirait à occuper des fonctions publiques et s'est présentée à plusieurs élections entre 1918 et 1938[4]. Elle a fait campagne pour le poste de secrétaire d'État de l'Idaho en 1922, mais a été battue lors de la convention républicaine de l'État[8]. Elle a dû faire face à de multiples obstacles pour accéder à la fonction, notamment son sexe, un manque de ressources financières en tant que femme célibataire et son devoir de prendre soin de ses parents vieillissants[4].
Elle a été nommée responsable des opérations en temps de guerre de la Société historique de l'État de l'Idaho en 1943[9].
Travail de bib
modifierPendant de nombreuses années, Margaret S. Roberts a été bibliothécaire pour l'Idaho Free Traveling Library (bibliothèque itinérante gratuite de l'Idaho), qui deviendra plus tard la bibliothèque étatique de l'Idaho[8]. Elle a voyagé dans tout l'Idaho, encourageant la lecture et la création de bibliothèques publiques locales[8]. Elle a été employée à la bibliothèque itinérante pendant plus de trente ans, dès sa création en 1898, et « appelait souvant en riant la bibliothèque 'mon enfant' »[4]. Les voyages qu'elle a effectués à travers l'État ont été possibles grâce à un laissez-passer annuel fourni à tous les fonctionnaires de l'État de l'Idaho par l'Union Pacific[4]. Margaret S. Roberts a construit la bibliothèque en achetant des livres qui, selon elle, « engendreraient l’amour de la lecture »[4]. Elle a pris sa retraite en 1933, mais est retournée travailler pour la bibliothèque itinérante en 1947 jusqu'à sa mort en 1952[6].
En décembre 1915, Margaret S. Roberts a convoqué la première réunion de l'Idaho State Library Association (devenue plus tard l'Idaho Library Association)[10].
Décès et reconnaissance
modifierRéférences
modifier- ↑ « Roberts, Margaret Stevenson, 1872-1952 », LC Name Authority File, Library of Congress (consulté le )
- ↑ Scofield et Aiken, « Balancing Act: Idaho's Campaign for Women's Suffrage », Western Legal History, vol. 30, nos 1–2, , p. 33–44
- 1 2 Lesley Wischmann, Frontier diplomats : Alexander Culbertson and Natoyist-Siksina' among the Blackfeet, Norman, University of Oklahoma Press, (ISBN 9780806136073, lire en ligne), p. 374
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Wimberly, « "The Ballot in the Hands of a Good Woman": Margaret S. Roberts, Municipal Housekeeping, and Idaho Partisan Politics, 1890-1952 », Idaho Yesterdays, vol. 41, no 3,
- ↑ Betty Penson-Ward, Idaho women in history : big and little biographies and other gender stories, Boise, Idaho, Legendary Pub. Co, , 188–189 p. (ISBN 0962504025)
- 1 2 « Papers of Margaret Stevenson Roberts, 1896-1956 », Harvard Library (consulté le )
- 1 2 Bolstad, « Singer, songwriter Carole King and 'Educated' author Tara Westover among influential Idaho women », USA Today, (consulté le )
- 1 2 3 4 Diana Caldwell, « Margaret Roberts Idaho's Petticoat Governor », The Arbiter, Boise State University, , p. 4 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Crapo, « Celebrating women leaders of Idaho », Argus Observer, (consulté le )
- ↑ « About », Idaho Library Association (consulté le )
- ↑ « Veteran Educator Succumbs in Boise », Idaho State Journal, Pocatello, (lire en ligne, consulté le )