Aufeis, naled, icing

Une marge glacée est une accumulation de glace saisonnière qui se forme durant l'hiver par le gel successif d'eaux souterraines ou d'eaux de surface débordant sur des surfaces terrestres, ou sur la glace des rivières ou des lacs. Ce phénomène est répandu dans les régions froides et joue un rôle important en hydrologie, en géomorphologie, au sein des écosystèmes et pour la stabilité des infrastructures[1]. Les marges glacées sont aussi appelées aufeis, naleds ou icings.

Terminologie

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Le terme « marge glacée » fait référence au caractère superficiel de ces couches de glaces. Le nom aufeis, utilisé pour la 1re fois par le Germano-Balte Alexander von Middendorff en 1859, est une contraction de l'allemand auf Eis (« sur-glace »). Les mots naled et icing, d'origine respectivement russe (наледь) et anglaise, sont originellement moins précis (« glace » et « congélation »).

XXIe siècle

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Les données acquises en 2026 indiquent que l'étendue des aufeis a diminué dans de nombreuses régions froides au cours des dernières décennies, bien que d'importantes incertitudes subsistent concernant les zones forestières, montagneuses et celles où les données sont rares, notamment en Asie. Dans un contexte de réchauffement climatique continu et d'intensification hydroclimatique, les aufeis sont susceptibles de devenir plus réduits, plus fragmentés et moins continus spatialement. La dégradation du pergélisol peut cependant favoriser localement la recharge des eaux souterraines, le développement de taliks et le débit de base hivernal, stimulant ainsi la formation d'aufeis dans certains contextes. Cette double réponse illustre la forte dépendance de la dynamique des aufeis vis-à-vis de la structure hydrogéologique locale, des conditions du pergélisol, du régime nival et de la connectivité entre les eaux de surface et souterraines. Au-delà de leur expression géomorphologique, les aufeis peuvent constituer d'importants réservoirs d'eau saisonniers, contribuant de manière significative au ruissellement printanier et estival précoce et, dans certains bassins, égalant ou dépassant l'apport hydrologique des petits glaciers voisins. Ces fonctions hydrologiques sont cruciales pour le maintien des écosystèmes des régions froides, la régulation de la saisonnalité des débits fluviaux et l'atténuation des pénuries d'eau durant les premières phases du dégel. Parallèlement, les aufeis présentent des risques persistants (et parfois croissants) pour les routes, les voies ferrées, les pipelines et autres infrastructures linéaires, incitant à passer de mesures de contrôle passives conventionnelles à des stratégies d'atténuation intégrées, fondées sur la compréhension des processus et axées sur la résilience. Les formes de terrain, les enregistrements sédimentaires et les signatures géochimiques associés aux aufeis constituent également de précieuses archives pour la reconstitution des environnements hydrogéologiques et périglaciaires du Quaternaire[1].

Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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