Marguerite Whissel-Tregonning
Marguerite Whissel-Tregonning, née Whissel le à Saint-André-Avellin et morte le à Sudbury, est une écrivaine canadienne.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Domicile |
Grand Sudbury (à partir de ) |
| Activités |
Biographie
modifierJeunesse, famille et études
modifierNée en 1918 à Saint-André-Avellin, village d'origine de sa mère, Yvonne Nault, Marguerite Whissel grandit en Ontario, à proximité d'autres membres de sa famille maternelle. En effet, très tôt veuve, Yvonne Nault, bien qu'elle ne parle pas anglais, déménage dans la province anglophone tant pour se rapprocher de ses frères et sœurs que pour bénéficier de l'aide aux veuves et aux orphelins, alors inexistante au Québec[1].
Marguerite Whissel fait ses premières classes en français, dans des écoles séparées, sa mère cherchant activement à conserver et transmettre sa langue d'origine[1]. Elle est néanmoins bilingue[1] et, après avoir étudié en 1937 au Collège Bruyère d'Ottawa, elle fréquente le Collège de commerce de Sudbury l'année suivante[2]. Cette même année, Marguerite Whissel épouse Wilfred Tregonning. Par la suite, ils ont ensemble 7 enfants[3].
Carrière
modifierDe 1964 à 1967, toujours à Sudbury, elle travaille à l'hôpital, au service des admissions. Ensuite, de 1969 à 1971, elle est secrétaire dans un cabinet d'avocats[2].
En 1978, Marguerite Whissel-Tregonning publie son premier ouvrage, Kitty, le gai pinson, une biographie de sa mère. Pour Jeannette Urbas, à l'instar d'autres femmes qui couchent leur vie sur le papier passé la soixantaine, Marguerite Whissel-Tregonning chercherait moins à faire œuvre de littérature qu'à « faire un legs à [ses] enfants, à [ses] petits-enfants »[1]. Elle autoédite d'autres livres par la suite, la plupart sur l'histoire de Sudbury, ce qui lui vaut d'être considérée par Angèle Deschamps comme une « historienne amateur »[4].
Œuvres
modifier- (fr-CA) Kitty, le gai pinson : Résumé de la vie d'une pionnière du Nord de l'Ontario, écrit en français-canadien, Sudbury, Éditions Prise de Parole, , 218 p. (ISBN 9780920814116)
- (fr-CA) Visites à la ferme, Sudbury, Whissel-Tregonning, , 320 p.
- (fr-CA) Regard sur le passé : Sudbury 1883-1983, Hull, Whissel-Tregonning, , 318 p.
- (fr-CA) Mémoires d'enfance, Sudbury, Whissel-Tregonning, , 363 p.
- (fr-CA) La vie à l'ombre des silos : Les maisons rouges du Moulin à Fleur, Hull, Whissel-Tregonning, , 177 p.
- (fr-CA) Qu'a-t-on fait de mon amour ?, Subdury, Whissel-Tregonning, , 214 p.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Urbas 1997
- 1 2 « WHISSEL-TREGONNING, Marguerite », notice biographique dans Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Montréal, Fides, , 1364 p. (lire en ligne), p. 1352.
- ↑ « M-Fleurette-Marguerite WHISSELL b. 15 Feb 1918 St-Andre-Avellin,,,QUEBEC,, d. 11 Oct 2004 Sudbury,,,ONTARIO,,: Lavoie Whissell connection », sur delavoye.ca (consulté le )
- ↑ Angèle Deschamps, Sudbury, 1911 : Espace et population dans une période de forte croissance (mémoire de maitrise ès arts en Histoire), Sudbury, Université Laurentienne, , 153 p. (lire en ligne), p. 114
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Denise Lemieux et Lucie Mercier, Les femmes au tournant du siècle, 1880-1940 : Âges de la vie, maternité et quotidien, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, , 398 p. (lire en ligne)
- Jeannette Urbas, « Au fil de la mémoire : Trois Franco-Ontariennes se racontent », Francophonies d'Amérique, no 17 « Le(s) discours féminin(s) dans la francophonie nord-américaine », , p. 59-70 (lire en ligne).
