Maria Hardouin

princesse italienne

Maria D'Annunzio, princesse de Montenevoso, née Maria Hardouin, duchesse de Gallese (), est une aristocrate italienne, connue en tant que l'épouse de l'écrivain Gabriele D'Annunzio.

Maria Hardouin
Portrait de la duchesse Maria Hardouin di Gallese d'Annunzio, huile sur toile d'Antonio de La Gandara (v. 1885, palais Altemps).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Père
Jules Hardouin, duc de Gallese (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Luigi Hardouin, duc de Gallese (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Parentèle
Luigi Lezzani (d) (grand-père maternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.

Elle est la mère de l'homme politique Mario D'Annunzio (1884-1964), de l'acteur et cinéaste Gabriellino D'Annunzio (1886-1945) et de l'ingénieur Ugo Veniero D'Annunzio (it) (1887-1945).

Biographie

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Fille de Jules Hardouin (it), duc de Gallese, et de sa seconde épouse, la duchesse Natalia Lezzani, Maria Hardouin rencontre Gabriele D'Annunzio en 1883. Leur relation est désapprouvée par la famille de Maria, en raison de la différence de classe sociale entre les deux amants. Ceux-ci continuent néanmoins à se fréquenter en secret, jusqu'au « péché de mai » (peccato di maggio) et à leur fuite à Florence, dont les journaux italiens se font l'écho[1],[2].

L'acte de mariage de Gabriele D'Annunzio et Maria Hardouin.

La situation de Maria, alors enceinte, contraint son père à accepter un « mariage réparateur », célébré le de la même année, dans la chapelle du palais Altemps, à Rome. Ni le père de la mariée, ni la famille D'Annunzio n'y assisteront. De cette union, naissent trois fils : Mario en 1884, Gabriellino en 1886 et Ugo Veniero (it) l'année suivante[1].

Après plusieurs années passées dans les Abruzzes, le couple revient à Rome, à la demande de la duchesse Natalia di Gallese, mère de Maria, qui trouve à Gabriele D'Annunzio un emploi de rédacteur à la Tribuna. Le couple habite alors une maison modeste, mais D'Annunzio vit luxueusement et multiplie les liaisons amoureuses, commençant ainsi à s'endetter[3],[4].

En 1890, Maria D'Annunzio se sépare de son époux et, afin qu'il ne dilapide pas l'intégralité de la fortune familiale, elle demande officiellement la séparation de corps quatre ans plus tard, puis s'installe à Paris. Malgré les infidélités répétées de D'Annunzio, elle lui demeure toujours légalement mariée et entretient avec lui de bonnes relations[3],[4]. Cette phase de sa relation avec D'Annunzio, tiraillé entre elle et sa maîtresse Barbara Leoni, inspire notamment à celui-ci son roman L'Innocent, publié en 1892[5].

Après la Première Guerre mondiale, Maria s'installe à Gardone Riviera, dans la Villa Mirabella, au Vittoriale degli Italiani, puis, à partir de 1924, porte le titre de princesse de Montenevoso, conformément au titre que le roi Victor-Emmanuel III a conféré à D'Annunzio[6].

Maria D'Annunzio survit à son époux, mort le , et à deux de leurs fils. Elle meurt le , à près de quatre-vingt-dix ans[6]. Elle est enterrée au Vittoriale degli Italiani, sous la tour des archives, sur la Piazzetta Dalmata[6].

Références

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  1. 1 2 (it) Gianni Turchetta, Gabriele D'Annunzio, Morano, (lire en ligne), p. 11.
  2. (it) « D'Annùnzio, Gabriele - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  3. 1 2 (it) « Maria Hardouin di Gallese e Gabriele D'Annunzio: stoia di un matrimonio », sur www.vittoriale.it (consulté le )
  4. 1 2 (it) « Cercava in D'Annunzio amore e poesia Trovò solo sofferenze », Il Piccolo, (lire en ligne, consulté le ).
  5. (it) Maria Flavia Maroiano, « Inquietudini coniugali e frustrazioni sociali ne L’innocente di d’Annunzio », dans Atti del XXV Congresso dell’ADI - Associazione degli Italianisti, Scenari del conflitto e impegno civile nella letteratura italiana, Roma, ADI editore,
  6. 1 2 3 (it) Ugo Baldi, « Domenica a Gallese si parla di Maria Hardouin, moglie di Gabriele D'Annunzio », Il Messaggero, (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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