Mariam Constance Komara
Mariam Constance Komara est une écrivaine ivoirienne, enseignante et inspectrice d’éducation, reconnue pour ses contributions à la littérature ivoirienne contemporaine, notamment dans le genre de la nouvelle.
Biographie
modifierTitulaire d’une licence en lettres modernes et d’un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées (DESS) en management et gestion des ressources humaines obtenus à l’Université d’Abidjan, Mariam Constance Komara a exercé comme professeur de français avant de devenir inspectrice d’éducation au sein du ministère de l’Éducation nationale en Côte d’Ivoire[1],[2],[3],[4].
Passionnée de lecture et de voyage, elle s’est tournée vers l’écriture il y a une dizaine d’années, développant une œuvre centrée sur les expériences féminines, les relations humaines et les enjeux sociaux[5].
Œuvres littéraire
modifierMariam Constance Komara est principalement reconnue pour ses recueils de nouvelles, dont:
Pouvoir de femme (2005): recueil de 11 nouvelles parrainé par l’écrivain Isaïe Biton Koulibaly, qui souligne son style clair et sa capacité à «écrire vrai »[1].
Une femme amoureuse est comme un orage (2003)[6].
Je n’attendais que toi (2010)[7].
Obsession (2015)[6].
Engagement associatif et culturel
modifierMariam Constance Komara est membre active de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) depuis 2007[8]. En 2016, elle a présenté sa candidature à la présidence de cette association, avec pour ambition de redynamiser la littérature ivoirienne et de promouvoir une alternance à la tête de l’organisation, notamment en faveur d’une représentation féminine accrue[9].
Elle préside également l’ONG DIA, une association vouée au bien-être des femmes et des enfants, et occupe des fonctions de vice-présidente dans d’autres structures associatives liées au personnel éducatif.
Distinctions
modifierMariam Constance Komara a reçu plusieurs prix littéraires, parmi lesquels:
Le Prix Isaïe Biton Koulibaly de la Nouvelle (2003), récompensant son talent dans le genre de la nouvelle[10].
Le Prix Spécial du Jury du Prix Yambo Ouologuem au Mali (2012).
Participation à la vie littéraire
modifierElle a participé à une pléthore de salons et de festivals consacrés à la littérature, tant en Afrique qu'en Europe, parmi lesquels on peut citer:
Le Salon du livre de Paris (en 2012)
La Fête du livre de Saint-Louis (Sénégal, en 2012)
Le Salon du livre d'Abidjan à diverses reprises[11].
Le Salon du livre de Ouagadougou (Burkina Faso, en 2013) La Foire du livre de Conakry (Guinée, en 2015) Le Festival International de la Littérature et du Livre de Jeunesse (FELIV) en Algérie (2015).
Elle anime également des ateliers d’écriture et des conférences, notamment sur des thèmes liés à l’immigration et à la condition féminine[12].
Mariam Constance Komara incarne une voix de la littérature ivoirienne contemporaine, mêlant engagement social, passion pour la langue française et volonté de promouvoir la culture littéraire africaine.
Notes et références
modifier- 1 2 « AMINA Mari Constance Komara », sur aflit.arts.uwa.edu.au (consulté le )
- ↑ Yahn AKA, « Chronique littéraire / « Obsession » de Constance Mariam Komara : Qu’est-ce qui obsède le monde ? », Intelligent d'Abidjan, (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Mari Constance Komara », sur aflit.arts.uwa.edu.au (consulté le )
- ↑ « Ivoirematin.com | News - Actualités cote d'ivoire », sur www.ivoirematin.com (consulté le )
- ↑ Coulibaly Brahima, « Cote d'Ivoire: Mari Constance Komara, auteur de « Pouvoir de femme » », Le Patriote, (lire en ligne)
- 1 2 Yahn Aka, « Chronique littéraire / « Obsession » de Constance Mariam Komara : Qu’est-ce qui obsède le monde ? », L’intelligent d’Abidjan, (lire en ligne)
- ↑ Sanou Amadou, « Sortie de livre : “Je n’attendais que toi” dans les rayons », Nord-Sud, (lire en ligne)
- ↑ SK, « Election du président de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire: Komara Constance Mariam “vend” son programme », L’intelligent d’Abidjan, (lire en ligne)
- ↑ SD, « 6e Congrès de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (l’AECI) : N’dri Etti Macaire élu nouveau président », Intelligent d'Abidjan, (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Prix Koulibaly », sur aflit.arts.uwa.edu.au (consulté le )
- ↑ « Le programme du Salon International du Livre d’Abidjan – Culturiche.com » (consulté le )
- ↑ Prince Beganssou, « 3ème édition du Festilad : « Le volet social ajouté aux activités culturelles est bien pensé » (Ecrivaine) », sur AFRIK SOIR, (consulté le )
