Marianne Lemoine
Marianne Lemoine-Goumard est une astrophysicienne française, directrice de recherche au CNRS au Laboratoire de physique des 2 infinis de l'Université de Bordeaux. Spécialiste des rayons cosmiques et du rayonnement gamma, elle reçoit la médaille d'argent du CNRS en 2026.
| Directrice de recherche au CNRS |
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| Formation | |
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| A travaillé pour | |
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| Directeur de thèse |
Bernard Degrange (d) |
| Distinctions |
Biographie
modifierCarrière
modifierMarianne Lemoine suit des études à l'École centrale de Lille, puis à l'École centrale Paris. Elle s'oriente ensuite vers la recherche en astrophysique[1].
Elle prépare une thèse en astrophysique des très hautes énergies au Laboratoire Leprince-Ringuet de l'École polytechnique sous la direction de Bernard Degrange. Ses recherches portent alors sur le rayonnement cosmique émis par les vestiges de supernovae et s'inscrivent dans l'expérience d'astronomie gamma H.E.S.S.[2]. Elle soutient sa thèse en 2004[3].
En 2006, elle est recrutée comme chargée de recherche au CNRS au Centre d'études nucléaires de Bordeaux Gradignan, devenu par la suite le Laboratoire de physique des 2 infinis de Bordeaux. Elle travaille ensuite sur les données du télescope spatial Fermi, en collaboration avec la NASA[2].
Elle dirige le groupe d'astrophysique du Laboratoire de physique des 2 infinis Bordeaux[4].
Recherches
modifierLes recherches de Marianne Lemoine portent sur les rayons cosmiques et les rayons gamma. Elles visent à mieux comprendre les mécanismes qui accélèrent les particules de très haute énergie dans notre galaxie[4].
Elle étudie notamment les vestiges de supernovæ, les pulsars et les nébuleuses de vent de pulsar, afin de déterminer le rôle de ces objets dans l'accélération des rayons cosmiques[2]. Pour cela, elle s'appuie sur les observations réalisées par le réseau de télescopes H.E.S.S. et par le télescope spatial Fermi, qui détectent les rayons gamma émis sur ces sites d'accélération[4].
Elle développe également des méthodes d'analyse pour identifier les sources de rayonnement gamma et étudier leurs propriétés. Ces méthodes contribuent à mieux comprendre le rôle des différents accélérateurs dans l'origine des rayons cosmiques[4].
En 2026, elle participe à une étude fondée sur seize années d'observations du télescope spatial Fermi, qui met en évidence un possible premier cas de « supernovæ sœurs »[5].
Distinctions
modifier- 2007 : prix du jeune chercheur de la Société française de physique[1].
- 2011 : médaille de bronze du CNRS[2].
- 2023 : prix Friedrich-Wilhelm-Bessel de la Fondation Alexander-von-Humboldt[6].
- 2026 : médaille d'argent du CNRS[4],[7].
Références
modifier- 1 2 « Marianne Lemoine-Goumard », sur La Recherche (consulté le )
- 1 2 3 4 « Marianne Lemoine-Goumard, médaille de bronze 2011 », sur CNRS (consulté le )
- ↑ « Stéréoscopie de gerbes de gamma avec les télescopes H. E. S. S. : premières images de vestiges de supernovæ au TeV », sur Fichier central des thèses (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « Marianne Lemoine, astrophysicienne des rayons cosmiques, médaillée d’argent du CNRS 2026 », sur CNRS Nucléaire & Particules (consulté le )
- ↑ « Le satellite Fermi révèle un possible premier cas de supernovæ sœurs », sur CNRS Nucléaire & Particules (consulté le )
- ↑ (en) « Dr. habil. Marianne Lemoine-Goumard », sur Alexander von Humboldt Foundation (consulté le )
- ↑ « Recherche scientifique : quatre chercheuses et chercheurs bordelais récompensés par le CNRS pour leurs travaux », sur Sud Ouest (consulté le )
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :