Marie-Adélaïde de Cambridge

princesse britannique

Marie-Adélaïde de Cambridge, née le à Hanovre et morte le à White Lodge (Londres), est une princesse britannique, duchesse de Teck à la suite de son mariage avec le duc François de Teck.

Marie-Adélaïde de Cambridge
Description de cette image, également commentée ci-après
Marie-Adélaïde de Cambridge en 1897.
Biographie
Titulature Princesse du Royaume-Uni
Princesse de Hanovre
Duchesse de Teck
Dynastie Maison de Hanovre
Nom de naissance Mary Adelaide Wilhelmina Elizabeth
Surnom « Fat Mary »
Naissance
Hanovre (Royaume de Hanovre)
Décès (à 63 ans)
White Lodge (Royaume-Uni)
Sépulture Chapelle Saint-Georges de Windsor (Windsor)
Père Adolphe de Cambridge
Mère Augusta de Hesse-Cassel
Fratrie George de Cambridge
Augusta de Cambridge
Conjoint François de Teck
Enfants Mary de Teck
Adolphe de Teck
Francis de Teck
Alexandre de Teck

Signature

Signature de Marie-Adélaïde de Cambridge

Famille

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Fille du prince Adolphe, duc de Cambridge, et de la princesse Augusta de Hesse-Cassel, et petite-fille du roi George III du Royaume-Uni, elle épouse le le prince François de Teck, futur duc de Teck. Ils ont quatre enfants :

Biographie

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Jeunesse

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Portrait de Marie-Adélaïde par Franz Xaver Winterhalter (1846).

Marie-Adélaïde naît le dans le royaume de Hanovre, en Confédération germanique. Son père est le prince Adolphe, duc de Cambridge, le plus jeune fils survivant de George III et de Charlotte de Mecklembourg-Strelitz. Sa mère est la princesse Augusta de Hesse-Cassel, fille du prince Frédéric de Hesse-Cassel. En tant que petite-fille en ligne masculine d'un monarque britannique, elle porte le titre de princesse du Royaume-Uni avec le traitement d'altesse royale[1].

La jeune princesse est baptisée le à Cambridge House, à Hanovre, par le révérend John Ryle Wood, aumônier du duc Adolphe de Cambridge. Sa marraine et tante paternelle, la princesse Élisabeth de Hanovre, est la seule présente. Ses autres parrains et marraines sont le roi Guillaume IV et la reine Adélaïde (son oncle et sa tante paternels), la princesse Marie de Hanovre (sa tante paternelle), la princesse Marie-Wilhelmine de Hesse-Cassel (sa tante maternelle) et la princesse Marie-Louise-Charlotte de Hesse-Cassel (sa cousine germaine par sa mère). Elle est prénommée Marie-Adélaïde Wilhelmine Élisabeth en l'honneur de ses tantes et de son oncle[2].

Marie-Adélaïde passe les premières années de sa vie à Hanovre, où son père exerce les fonctions de vice-roi, représentant ses oncles George IV puis Guillaume IV[1].

Après la mort de Guillaume IV en 1837, la cousine germaine de Marie-Adélaïde, la princesse Alexandrina Victoria de Kent, monte sur le trône[3]. Cependant, selon la loi salique en vigueur dans le royaume de Hanovre, seule la succession patrilinéaire est autorisée, ce qui empêche Victoria de monter également sur le trône hanovrien. Celui-ci revient à l'oncle de Marie-Adélaïde, le prince Ernest-Auguste, duc de Cumberland. Ainsi, l'union personnelle entre la Grande-Bretagne et le Hanovre, qui durait depuis plus d'un siècle, prend fin, de même que l'arrangement selon lequel le souverain de Hanovre résidait en Angleterre en tant que monarque britannique et se faisait représenter par un vice-roi à Hanovre. Ernest-Auguste s'installe à Hanovre et le père de Marie-Adélaïde, dont la présence n'est plus requise, rentre à Londres avec sa famille et établit sa résidence au palais de Kensington.

Mariage et descendance

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Portrait de Marie-Adélaïde par Camille Silvy (1860).

Toujours célibataire à l'âge de 30 ans, Marie-Adélaïde  surnommée « Fat Mary » (« Grosse Marie »)[4],[5],[6]  est victime de son poids, de son manque de revenus et de son âge avancé. Pendant un temps, le roi Victor-Emmanuel II d'Italie a été envisagé comme un possible époux pour Marie-Adélaïde, mais sa réputation sulfureuse et son comportement en Angleterre l'ont disqualifié définitivement[7]. Le prince François de Teck, officier de l'armée autrichienne et membre non dynaste de la famille royale de Wurtemberg, apparaît comme un prétendant convenable pour le prince et la princesse de Galles, en visite à Vienne en 1865. Ceux-ci l'invitent à Londres afin de lui présenter Marie-Adélaïde et les deux jeunes gens se fiancent rapidement[8]. Le couple se marie le à l'église Sainte-Anne de Kew (en), dans le Surrey[9].

De cette union naissent quatre enfants[10] : la princesse Mary de Teck[11] (future reine du Royaume-Uni), le prince Adolphe de Teck (futur duc de Teck et marquis de Cambridge), le prince Francis de Teck et le prince Alexandre de Teck (futur comte d'Athlone). Dans les années qui suivent, François et Marie-Adélaïde choisissent de résider à Londres plutôt qu'à l'étranger, principalement pour permettre à la princesse de continuer à percevoir sa rente parlementaire annuelle de 5 000 £ et à assumer ses obligations royales. La reine Victoria met à la disposition des Teck des appartements au palais de Kensington[12] ainsi que White Lodge, dans Richmond Park, comme résidence de campagne.

Vie à l'étranger

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Malgré ses revenus modestes, Marie-Adélaïde aime le luxe et mène une vie fastueuse, faite de réceptions, de mets et de vêtements raffinés et de voyages à l'étranger. En 1883, afin de réduire leurs dettes, la princesse et son époux sont contraints de partir vivre plus modestement à l'étranger. Avec leurs enfants, ils se rendent à Florence, en Italie, puis séjournent chez des proches en Allemagne et en Autriche. Ils voyagent sous les noms d'emprunt de comte et comtesse von Hohenstein mais, désireuse de voyager avec plus de panache, Marie-Adélaïde finit par reprendre son véritable titre[réf. nécessaire].

Fin de vie et mort

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Portrait de Marie-Adélaïde par Alexander Bassano (v. 1880).

Les Teck reviennent de leur exil volontaire en 1885 et continuent de résider au palais de Kensington et à White Lodge[12]. Marie-Adélaïde consacre alors son temps à des œuvres caritatives et devient la marraine de Barnardo's, de la Société nationale pour la prévention de la cruauté envers les enfants et d'autres associations de protection de l'enfance, ce qui lui attire une popularité croissante, surtout dans l'East End de Londres, et, selon les rumeurs de l'époque, la jalousie de la reine Victoria[13].

En 1891, Marie-Adélaïde entreprend de marier sa fille, la princesse Mary de Teck (dite « May »), à l'un des fils du prince de Galles. Parallèlement, la reine Victoria souhaite une épouse britannique et de sang royal pour son héritier en second et la fille de Marie-Adélaïde semble répondre à ces critères. Après avoir obtenu l'approbation de la souveraine, Mary se fiance au prince Albert Victor, duc de Clarence et d'Avondale, deuxième dans l'ordre de succession au trône britannique[12]. Cependant, le prince meurt subitement six semaines plus tard et la reine, qui apprécie beaucoup la princesse Mary, persuade le frère d'Albert Victor, le prince George, duc d'York, de l'épouser. Le mariage du prince George et de Mary de Teck est ainsi célébré à la chapelle royale du palais Saint James le [12].

À la fin de sa vie, Marie-Adélaïde est tellement obèse qu'il lui faut parfois s'asseoir sur deux chaises[13]. Elle a les jambes et les chevilles enflées et souffre de crises de syncope, si bien que ses médecins lui interdisent d'assister à des réceptions en présence de la reine Victoria. Jane Ridley fait remarquer qu'il semble alors impensable aux yeux de tous qu'elle puisse s'asseoir au côté de la souveraine. En , on lui diagnostique une hernie étranglée. Opérée dans sa chambre, elle se rétablit suffisamment pour assister au jubilé de diamant de la reine Victoria avec son époux, où elle est acclamée par la foule. Opérée une seconde fois en octobre, elle meurt à White Lodge le [13].

Marie-Adélaïde est inhumée le , dans la crypte royale de la chapelle Saint-Georges de Windsor[14].

Titulature et honneurs

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Titulature

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  •  : Son Altesse Royale la princesse Marie-Adélaïde de Cambridge.
  •  : Son Altesse Royale la princesse Marie-Adélaïde de Teck.
  •  : Son Altesse Royale la duchesse de Teck.

Honneurs

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Ascendance

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8. Frédéric de Galles
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
4. George III du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
9. Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2. Adolphe de Cambridge
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10. Charles-Louis-Frédéric de Mecklembourg-Strelitz
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
5. Charlotte de Mecklembourg-Strelitz
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. Élisabeth-Albertine de Saxe-Hildburghausen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1. Marie-Adélaïde de Cambridge
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12. Frédéric II de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
6. Frédéric de Hesse-Cassel-Rumpenheim
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13. Marie de Grande-Bretagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
3. Augusta de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
14. Charles-Guillaume de Nassau-Usingen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
7. Caroline de Nassau-Usingen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15. Caroline-Félicitée de Leiningen-Dagsbourg-Falkenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 (en) « The other Princesses of Cambridge », Hello!, (lire en ligne).
  2. (en) The London Gazette, no 19126, p. 227, 7 février 1834.
  3. (en) « A Queen of great courage », The Bulletin, (lire en ligne).
  4. (en) A. N. Wilson, Victoria : a Life, New York, Penguin Press HC, (ISBN 978-1594205996), p. CXCV.
  5. (en) Frank Prochaska, « Mary Adelaide, Princess [Princess Mary Adelaide of Cambridge], duchess of Teck (1833–1897) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne).
  6. (en) Jane Ridley, The Heir Apparent : a Life of Edward VII, the Playboy Prince, New York, Random House, (ISBN 978-0812972634).
  7. (en) Queen Sophie of the Netherlands, Lady Marian Dora Malet, Sydney Wayne Jackman et Hella Haasse (éd.), A Stranger in The Hague : The Letters of Queen Sophie of the Netherlands to Lady Malet, 1842–1877, Duke University Press, (ISBN 9780822308119), p. 169.
  8. (en) Michael L. Nash, Royal Wills in Britain from 1509 to 2008, Springer, (ISBN 9781137601452), p. 217.
  9. (en) Alison Weir, Britain's Royal Families : The Complete Genealogy, Pimlico, Londres, Random House, (ISBN 978-071267448-5).
  10. (en) « Teck », dans Who Was Who, Oxford University Press, (lire en ligne Inscription nécessaire) (consulté le ).
  11. (en) John Lane, A Right Royal Feast : Menus from Royal Weddings and History's Greatest Banquets, , p. 22.
  12. 1 2 3 4 (en) « Queen Mary : Devotion to duty », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne).
  13. 1 2 3 (en) Jane Ridley, Never A Dull Moment (biographie de George V), Londres, Chatto & Windus, (ISBN 0701188707), p. 60-63 et 94-96.
  14. (en) « Princess Mary of Teck », sur English Monarchs (consulté le ).