Marie-Anne de Mailly-Rubempré
Marie-Anne de Mailly-Rubempré, marquise de Coislin ou Marie Anne de Coislin, est une aristocrate française et une maîtresse de Louis XV, née le et morte le à Paris.
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Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Coislin (d) |
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| Famille | |
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| Mère |
Anne-Françoise de Melun (d) |
| Conjoint | |
| Parentèle |
Louis de Mailly (grand-père) |
Biographie
modifierFille du général Louis de Mailly (1696-1767), chevalier des ordres du roi, et d'Anne-Françoise-Elisabeth Arbaleste de Melun, petite-fille de Louis, comte de Mailly et sœur de la princesse de Montbarrey, elle épouse, le , Charles-Georges-René du Cambout de Coislin, marquis de Coislin, colonel des grenadiers de France. Elle en eût plusieurs enfants morts en bas âge et son époux la délaissa alors pour se consacrer à sa carrière militaire, avant de mourir en 1771[1].
Présentée à Louis XV en 1755 par l'intermédiaire du prince de Conti, elle devient une de ses maîtresses. Elle fut surnommée « l'altière Vasthi ». Écartée par la marquise de Pompadour qui la craignait, elle est délaissée par le roi. Elle quitte alors la Cour et entreprend un voyage à travers l'Europe, durant lequel elle devient, entre autres, la maîtresse du roi Gustave III de Suède, ainsi que celle du tsar Pierre III de Russie.
Elle reparait à la cour de Versailles après le décès de Louis XV, en 1774, et réside dans un pavillon baptisé "Brimborion", aux abords du château de Bellevue.
En 1782, la banqueroute du prince de Guéméné, à qui elle avait confié d'importants capitaux, amoindrit sa fortune[2].
À la Révolution, elle n'émigre pas, se cache discrètement à Rouen, puis en Bretagne et en Vendée. Elle vend "Brimborion" en 1797 pour résider à Paris, dans l'hôtel de Coislin[3].
Devenue l'amie et la confidente de Chateaubriand, qui fut son locataire dans l'hôtel de Coislin, elle reste royaliste de cœur et se tient à l'écart sous l'Empire. Elle reçoit la visite du comte d'Artois à la Restauration.
Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (24e division)[4]. Sa sépulture fut sauvée de la destruction grâce à l'intervention, auprès de la Conservation du cimetière, de Colinette Miquelestorena-Albanese, et la restauration effectuée par José Larrère, mécène de l'Association Internationale du cimetière du Père-Lachaise, présidée par Domenico Gabrielli.
Références
modifier- ↑ Comte Fleury, Louis XV intime et les petites maitresses, Paris, Plon, , 388 p. (lire en ligne), p. 146-147
- ↑ Comte Fleury, Louis XV intime et les petites maitresses, Paris, Plon, , 388 p. (lire en ligne), p. 159-167
- ↑ Comte Fleury, Louis XV intime et les petites maitresses, Paris, Plon, , 388 p. (lire en ligne), p. 169-170
- ↑ Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 110
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Comte [Maurice] Fleury, Louis XV intime et les petites maîtresses, 1899, Paris, Librairie Plon, 388 pages, pages 145 à 181, lire en ligne ;
- Chateaubriand, « Mémoires d'outre-tombe »
- René de Castries, « La Pompadour », Albin Michel, 1983