Marie-Louise Ledru
Marie-Louise Ledru, née Marie-Louise Belliard le dans le 1er arrondissement de Paris et morte le à Brasilia (Brésil), est une athlète française, connue pour être la première femme à avoir couru un marathon, le à Paris, en 5 heures et 40 minutes.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 96 ans) Brasilia |
| Nom de naissance |
Marie-Louise Belliard |
| Autres noms |
Marie-Louise Dulac |
| Nationalité | |
| Activité |
| Membre de |
Club des Marcheurs français |
|---|---|
| Sport | |
| Discipline sportive |
Toutefois, l'Association internationale des fédérations d'athlétisme reconnaît la Britannique Violet Piercy comme première détentrice du record au marathon pour une femme, le en 3 heures 40 minutes et 22 secondes[1].
Biographie
modifierJeunesse et famille
modifierMarie-Louise Belliard naît en 1895 à Paris, fille de François René Belliard, garçon de café, et d'Isabelle de Montoya, concierge, son épouse[2].
En , elle épouse Georges Marie Ledru, photograveur, dont elle prend le nom. En , domicilié rue du Banquier, le couple a un fils prénommé Georges, qui meurt à l'âge d'un mois[3],[4].
Carrière
modifierMarie-Louise Ledru débute la marche à pied en 1917 et remporte en septembre un brevet d'audax sur 100 km[5]. Membre fondateur, avec son mari, du club des Marcheurs français, elle se spécialise dans la marche de fond.
Après s'être entraînée sur 40, 50 et 60 km à la vitesse de 7 km/h, elle termine début une seconde course de 100 km[5]. Elle a alors 23 ans et mesure 1,54 m. Le , elle participe à une marche Paris-Rouen en moins de 24 heures[6]. Malgré la chaleur et les difficultés de ravitaillement, elle fait partie, avec son mari, des six athlètes sur 24 à terminer : elle parcourt les 131,6 km en 16 heures, devenant la troisième femme à remporter l'épreuve, après Mme Raymond Goffard en 1916 et Mlle Paulette Vassard en 1917. Peu après, elle échoue à terminer une marche Paris-Bernay (150 km) en raison de douleurs aux reins[5].
En , après qu'elle a participé à Neuilly à sa première épreuve de course à pied, sur une distance de 250 m, le journal L'Auto lui consacre un portrait[5]. Le , elle prend part à la 10e édition du marathon du Tour de Paris[7]. Avec Mme Hutinot et Mme Geo Carbonnier, elle est l'une des trois femmes inscrites sur 200 engagés[8]. Vêtue d'une ample robe longue à petits carreaux et col blanc, coiffée d'un béret et chaussée de bottines à lacets, elle porte le dossard 171[9]. Parmi les 80 athlètes à finalement prendre le départ[10], Marie-Louise Ledru termine à la 38e et dernière place des finalistes, en 5 heures et 40 minutes[11].
Après cette date, si Marie-Louise Ledru ne concourt plus dans de grandes compétitions, elle continue d'œuvrer pour le sport féminin[12] et participe avec son mari aux activités du club des Marcheurs français[13], qui organise des marches et distribue des « brevets » aux participants[14]. Elle ne semble pas reprendre sa carrière sportive après le décès de son fils, en .
Divorcée, Marie-Louise Belliard se remarie en 1951 à Brueil-en-Vexin[2]. Veuve en 1986[15], elle meurt en 1992 à Brasilia (Brésil)[2].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Marie-Louise Ledru » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « IAAF World Championships Doha 2019. Statistics Handbook » [PDF], Monte Carlo, IAAF Communications Department, , p. 827
- 1 2 3 Acte de naissance no 298, , Paris 1er (avec mentions marginales de mariages et de décès), Archives de Paris
- ↑ « Le monde et le sport », sur Gallica, L'Auto, (consulté le ), p. 2
- ↑ Acte de décès no 1108, , Paris 13e, Archives de Paris
- 1 2 3 4 « Nos " as " féminins », sur Gallica, L'Auto, (consulté le ), p. 2
- ↑ « La vie sportive. Une dure épreuve », sur Gallica, L’Écho de France, (consulté le ), p. 4
- ↑ « Le tour de Paris », sur Gallica, L'Auto, (consulté le ), p. 1
- ↑ « Le Tour de Paris », L'Auto, , p. 1-2 (lire en ligne)
- ↑ « Après le Tour de Paris », sur Gallica, L'Auto, (consulté le ), p. 1
- ↑ « Course à pied », Le Petit Parisien, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Mathieu Le Maux, Le Dico du running, Flammarion, , 400 p. (ISBN 978-2-08-133812-8, lire en ligne), p. 288
- ↑ « Allô ! Allô ! », sur Gallica, L'Auto, (consulté le ), p. 1
- ↑ « Marche », sur Gallica, Les Sports, (consulté le ), p. 91
- ↑ Géo Ledru, « La marche », sur Gallica, Le Forez sportif, (consulté le ), p. 3
- ↑ Acte de décès no 1333, , Paris 10e, Archives de Paris