Marie-Louise Martin
Marie-Louise Martin, née le à Alençon et morte le à Lisieux, plus connue sous le nom de Marie Martin, en religion Sœur Marie du Sacré-Cœur, est une religieuse de l'Ordre des Carmes déchaux. Elle est l'une des sœurs de sainte Thérèse de Lisieux, religieuse avec elle dans le carmel de Lisieux.
| Sœur Marie du Sacré-Cœur | |
Sœur Marie du Sacré-Cœur en habit de carmélite | |
| Date de naissance | |
|---|---|
| Lieu de naissance | Alençon |
| Date de décès | (à 79 ans) |
| Lieu de décès | Lisieux |
| Nom de naissance | Marie-Louise Martin |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Ordre des Carmes déchaux |
| Vénéré à | Carmel de Lisieux |
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|
Biographie
modifierEnfance
modifierMarie-Louise Martin, appelée Marie Martin, est née le à Alençon. Ses parents sont Louis et Zélie Martin. Marie est l’aînée de la famille Martin (5 filles, plus 4 autres frères et sœurs qui meurent en bas âge). Elle est baptisée dans l’église Saint-Pierre de Montsort le jour de sa naissance.
Après la naissance de sa première sœur, la santé fragile de leur mère pousse les parents à confier les deux enfants au pensionnat de la Visitation[1]. Elles y entrent en [2].
Le Marie fait sa première communion dans la chapelle de la Visitation. La même année, elle fait sa confirmation. Marie est nommée marraine de sa sœur Thérèse à son baptême, le .
Enfant, elle se montre « indépendante, jalouse de sa liberté mais d'une exquise sensibilité, ennemie de toute complication, droite et franche, avec des saillies d'originalité et parfois des manifestations de timidité qui la faisaient passer pour sauvage et énigmatique »[3].
Le , Marie quitte le pensionnat de la Visitation après avoir reçu six premiers prix[2].

En , le R.P. Almire Pichon, de la Compagnie de Jésus, devient son directeur spirituel. C'est un apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et de la Miséricorde qui aura une grande influence sur la spiritualité de la famille Martin. Le , Pauline entre au Carmel de Lisieux. Marie, qui vit difficilement le départ de sa sœur, reçoit le soutien de l'abbé Pichon.

Le , Marie soigne Thérèse, tombée gravement malade. Après la guérison de Thérèse, Marie comprend que la guérison de Thérèse est survenue après une « vision de la Vierge Marie ». Durant les années 1885-1886, Marie devient la confidente de sa petite sœur Thérèse[2].
Entrée au couvent
modifierLe Marie entre au Carmel de Lisieux et prend le nom de sœur Marie du Sacré-Cœur[2]. Dans la mesure où Léonie souhaite également entrer en religion, Céline, âgée de 17 ans, reprend alors la charge de maîtresse de maison[4].
Le , Marie fait sa prise d’habit. Une fois les quatre sœurs Martin réunies au Carmel de Lisieux (1894), Marie a l'intuition que les souvenirs familiaux (évoqués par Thérèse lors d'une soirée commune) ont une richesse qu'il serait dommageable de perdre. Elle incite donc Mère Agnès de Jésus (qui est sa sœur Pauline) de demander à Thérèse, au nom de l'obéissance, d’écrire ses souvenirs d’enfance. Mère Agnès accède à sa demande, et ce récit deviendra le Manuscrit A, première partie de l’œuvre thérèsienne bien connue sous le titre de Histoire d'une âme.
Un peu plus tard, en (entre le 8 et le 17), Marie demande à Thérèse de mettre par écrit sa « petite doctrine ». Rédigée sous forme d'une longue lettre, cet écrit est intégré dans le récit autobiographique thérésien sous le titre de Manuscrit B[2].
Décès et sépulture
modifierSœur Marie du Sacré-Cœur tombe gravement malade le . Elle reçoit même l’extrême-onction. Elle se remet un peu puis décède le [2]. Seconde des sœurs Martin à décéder (Thérèse est décédée en 1897), Marie est inhumée dans le caveau sous la chapelle du Carmel. Après leur décès, ses autres sœurs seront inhumées avec elle[5].
Héritage
modifierLe pape François déclare dans sa lettre encyclique Dilexit nos qu'un passage de la correspondance de Thérèse avec Marie-Louise "devrait être lue mille fois pour sa profondeur, sa clarté et sa beauté": "C'est la confiance, et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour" [6].
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Thérèse de Lisieux, Thérèse de Lisieux : Œuvres complètes, Cerf, coll. « Thérèse de Lisieux - Œuvres et études », (1re éd. 1992), 1599 p. (ISBN 978-2-204-04303-8), p. 71-285.
- R.P. Stéphane-Joseph Piat, Histoire d'une famille : Une école de sainteté - Le foyer ou s’épanouit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Lisieux, Office Central de Lisieux, .
- Du même auteur : Une Âme libre, Marie Martin : Sœur aînée et marraine de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Office Central de Lisieux, 1967, 256 p.
Liens externes
modifier- Marie Martin documents (biographie, lettres, photos) sur le site du Carmel de Lisieux.
- Marie (Sœur Marie du Sacré-Cœur) notice chronologique sur le site du Carmel de Lisieux.
- biographie de Marie Martin livre épuisé, mis en ligne.
Notes et références
modifier- ↑ Dans ce couvent de la Visitation, les jeunes filles ont une tante maternelle qui est religieuse : sœur Marie-Dosithée.
- 1 2 3 4 5 6 « Marie (Sœur Marie du Sacré-Cœur) », sur Sanctuaire de Lisieux, www.therese-de-lisieux.catholique.fr (consulté le ).
- ↑ P. Piat, Histoire d'une famille : une école de sainteté – Le foyer où s'épanouit sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, 1945, p. 161.
- ↑ Guy Gaucher, Histoire d'une vie : Thérèse Martin, Paris, Éditions du Cerf, (1re éd. 2002), 258 p. (ISBN 2-204-06966-3), p. 62.
- ↑ fr. Paulus Bonnel, o. f. m., Circulaire de Sr Geneviève (Céline) : Sr Geneviève de la Sainte Face (Céline Martin) 1869-1959, , 65 p. (lire en ligne), p. 59,65.
- ↑ François (pape), Dilexit nos, 138, consulté le 9 février 2025