Marie-Marcelle Godbout
Marie-Marcelle Godbout, né en et morte le , est une pionnière québécoise des droits trans. Elle est la fondatrice de l'organisme Aide aux trans du Québec (ATQ)[1] et est fréquemment désignée dans les médias comme la « Mère Teresa » des personnes trans au Québec[2],[3],[4]. Elle meurt à l'âge de 73 ans après avoir donné sa vie à la cause trans.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Pseudonyme | Mère Teresa des personnes trans Mimi de Paris |
| Nationalité | |
| Activité |
Activiste des droits trans |
Fondation de l'ATQ |
Vie professionnelle
modifierMarie-Marcelle Godbout a eu plusieurs métiers, notamment, elle était infirmière[3], et performait en tant que magicienne travestie sous le nom de Mimi de Paris (dans le contexte, le mot « travestie » est culturellement et historiquement approprié)[5]. En 1980, elle fonde l'organisme Aide aux trans du Québec, premier organisme par et pour les personnes trans dans la province, et demeure en ligne de front pour offrir du soutien aux personnes transgenres du Québec pour le reste de sa vie.
Elle se fait connaître du grand public alors qu'elle devient l'une des premières personnes trans à prendre parole dans les médias à l'occasion d'une entrevue avec Jean-Luc Mongrain[2] en 1980.
Visibilité des personnes trans
modifierMarie-Marcelle Godbout trouvait important de donner une voix médiatique aux personnes trans. Suite à son entrevue avec Jean-Luc Mongrain, elle participe notamment à l'émission Les Francs-tireurs et est interviewée par Benoît Dutrizac. Parmi les extraits importants des archives de Radio-Canada figure une entrevue donnée à Liza Frulla le 10 février 2000[6]. Elle apparaît également dans l'épisode « Mamie, trans et heureuse » de l'émission Format Familial diffusée sur Télé-Québec[7].
Marie-Marcelle Godbout meurt le à l'âge de 73 ans[8].
Legs et importance du travail
modifierPour citer les mots de Julien Leroux Richard, président de l'ATQ au moment de la mort de Marie-Marcelle Godbout :
« On ne peut même pas chiffrer le nombre de personnes qui ont évité le suicide parce que Marie-Marcelle Godbout a répondu au téléphone au milieu de la nuit. »[2]
En effet, la ligne téléphonique de l'organisme a longtemps été le téléphone personnel de Marie-Marcelle Godbout[5], et c'est sa voix qui résonnait sur la boite vocale de l'ATQ jusqu'à son décès[2].
À ce jour, l'ATQ demeure un pilier en services offerts aux personnes transgenre.
Hommages posthumes
modifierÀ l'automne 2022, le Théâtre Duceppe présente la pièce Corps Fantômes, qui revient sur des moments clés de la mobilisation queer, de la descente au Sex Garage aux coups d’éclat d’ACT UP. Dans cette pièce, le personnage de Marie-Marcelle est inspiré de la vie et du legs de Marie-Marcelle Godbout.
Son portait est tiré dans l'ouvrage Histoires LGBTQ+ au Québec et au Canada par Jean-Charles Panneton, paru en juin 2026 aux Éditions du Septentrion[9],[10].
Sources et références
modifier- ↑ « 1980 | ATQ », sur aideauxtrans.com (consulté le )
- 1 2 3 4 Vincent Larin, « La «Mère Teresa» des trans au Québec est décédée », Journal de Montréal, (lire en ligne)
- 1 2 (fr-CA) « Mère Teresa des transsexuels », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ GrS Montréal, « Marie-Marcelle Godbout, la mère Teresa des personnes trans du Québec - TransAvenue - Blogue de GrS Montréal », (consulté le )
- 1 2 (fr-CA) Denis-Daniel Boullé, « L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne », sur Fugues, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Témoignage de Marie-Marcelle Godbout sur la transsexualité », sur Radio-Canada (consulté le )
- ↑ « Format Familial : Mamie trans et heureuse »
, sur En classe par Télé-Québec - ↑ (fr-CA) Vincent Larin, « La «Mère Teresa» des trans au Québec est décédée », Le Journal de Montréal, (lire en ligne)
- ↑ « Histoires LGBTQ + au Québec et au Canada de Jean-Charles Panneton », sur Septentrion (consulté le )
- ↑ Christian Saint-Pierre, « «Histoires LGBTQ+ au Québec et au Canada», Jean-Charles Panneton », sur Le Devoir, (consulté le )