Marie Bartette
Marie Bartette ⓘ, née le à Albi (Tarn) et morte le à Saint-Séverin (Charente), est une résistante française de la Seconde Guerre mondiale.
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Biographie
modifierMarie Bartette est la fille d'un officier, alors en poste à Albi. Après la mort de son père, elle rejoint sa mère et son petit frère à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), obtient son brevet supérieur puis travaille pour la Lloyds and National Provincial Foreign Bank (en) à Paris et enfin à Bordeaux. Elle finit par démissionner pour soutenir sa mère malade et déménage à Arcachon, où elle devient la propriétaire de la mercerie Au Bonheur des dames sur la place de la mairie[1],[2].
Elle est très intéressée par la politique et sa boutique devient bientôt un lieu de réunion pour ses amis engagés dans le combat électoral. Les deux issues de la boutique seront utiles lorsqu'elle s'investira dans la Résistance arcachonnaise à partir de 1940, servant de boîte aux lettres sous le nom de code « L'Hirondelle »[1],[2].
Elle est à l'origine du premier groupe OCM (Organisation civile et militaire) et a des responsabilités dans le réseau de résistance Jove.
Marie Bartette est arrêtée le . Elle est enfermée au fort du Hâ à Bordeaux, puis au Bouscat, siège de la Gestapo. Elle est ensuite déportée par le convoi (dit train fantôme) parti le 3 juillet 1944 de Toulouse et arrivé le 28 août 1944 à Dachau (au lieu de Ravensbrück)[3], où elle est affectée au Kommando Agfa. À la fin de la guerre, elle subit une marche forcée avant d'être libérée par l'avance américaine au village de Wolfratshausen, le [4]. Elle revient à Arcachon fin et reprend la gestion de son magasin[1],[2].
Elle meurt en 1961 à Saint-Séverin (Charente). Une stèle réalisée par Claude Bouscau lui rend hommage au cimetière d'Arcachon ; elle figure une hirondelle libérée d'une chaîne[1],[2].
Décorations
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Chevalier de la Légion d'honneur par décret du [1].
Croix de guerre -[1].
Lieu portant son nom
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 « 150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon », sur Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Un musée à ciel ouvert à Arcachon : Visite et découverte du cimetière des Abatilles, Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, 2021, pp. 36-38.
- ↑ « Transport parti le 3 juillet 1944 de Toulouse et arrivé le 28 août 1944 au KL Dachau », sur www.bddm.org (consulté le )
- ↑ Laurent Lutaud et Patricia Di ScalaHarmattan, Les naufragés et les rescapés du "Train fantôme", , 249 p. (lire en ligne
)
Bibliographie
modifier- Michel Boyé, Arcachon raconté par ses rues et ses lieux-dits, Société historique et archéologique d'Arcachon et du pays de Buch, 2001.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : archives départementales de la Gironde (72 J, view:4752)
- Ressource relative à la vie publique :
- Biographie de Marie Bartette
- « Marie Bartette – Les étapes d’une déportée », Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, Journal d’Arcachon à partir du n°45 du au : 1, 2
- « Mémoires posthumes de Marie Bartette », Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, Journal d’Arcachon à partir du n°1162 du : 1, 2, 3, 4, 5.