Marie Bartoszewski
Marie Bartoszewski, épouse Veillet de 1936 à 1953, est une botaniste et bibliothécaire française née le à Reims et morte le à Paris 16e[1]. Elle signait ses travaux Bartoszewska, Veillet-Bartoszewska ou Bartoszewska-Veillet.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Marie Emma Augustine Bartoszewski |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure (à partir de ) |
| Activités |
Assistante de recherche (- |
| Père |
Stanislas Bartoszewski (d) |
| Conjoint |
André Veillet (d) (de à ) |
Biographie
modifierSon père, Stanislas Casimir Bartoszewski, né en 1883 à Paris (4e arrondissement)[2], mort en 1965 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), fils d'un sous-inspecteur de l'Enregistrement, est ingénieur et enseigne la physique. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 132e régiment infanterie ; le 13 septembre 1914, il est blessé à Aguilcourt (Aisne) ; en 1920, il est élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur[3],[4].
Marie Bartoszewski suit un cursus scientifique au lycée de Lorient puis entre en CPGE scientifique au lycée Chaptal à Paris où elle prépare l'entrée à l'École normale supérieure, que son père avait intégrée en 1907[5]. En 1932, elle devient l'une des 41 femmes à réussir le concours avant son interdiction aux femmes après la session 1939[6]. Elle choisit d'y étudier les sciences naturelles, réalisant notamment un diplôme d'études supérieures en géologie en , année de son mariage avec son camarade de promotion André Veillet[7]. Après avoir échoué à l'agrégation Marie Veillet devient femme au foyer, suivant son mari en fonction de ses affectations tout en élevant quatre enfants[7].
Fin 1953, le couple se sépare et Marie retourne à Paris[7]. Elle entre fin 1954 au Muséum national d'histoire naturelle comme stagiaire dans un laboratoire du CNRS mais l'année suivante le directeur décide de renvoyer toutes les femmes ; elle reprouve cependant rapidement un poste comme attachée de recherche en botanique à la faculté de pharmacie[7]. Elle publie deux articles dans le Bulletin de la Société géologique de France[8] et quatre dans le Bulletin de la Société botanique de France[9] puis soutient en 1963 une thèse sur l'embryogénèse des éricales[7],[10]. Faute de débouchés dans la recherche en botanique, elle se réoriente une nouvelle fois, acceptant un poste de bibliothécaire à l'école des Mines, où elle travaille jusqu'à sa retraite en 1977[7]. Issue d'une ancienne famille protestante, elle contribue régulièrement au bulletin de la Société d'histoire du protestantisme français et s'implique dans la société des anciens élèves de l'ENS[7]. Atteint par une maladie neurodégénérative à partir de 1998, elle meurt en .
Annexes
modifierNotes et références
modifier- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ Archives de Paris, « État civil du 4e arrondissement, registre des naissances du 24 février au 15 mars 1886, acte n°576, vue 12 / 31, V4E 5607 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « Registre des matricules militaires, 3e bureau de recrutement de la Seine, classe 1906, matricule n°4269, D4R1 1372 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Lafont 2002, p. 53.
- ↑ Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18, , p. 91-112 (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 Lafont 2002, p. 54.
- ↑ https://pubs.geoscienceworld.org/bsgf/search-results?f_Authors=Marie+Veillet-Bartoszewska
- ↑ https://www.tandfonline.com/author/Veillet-Bartoszewska%2C+Marie
- ↑ Marie-Emma Veillet-Bartoszewska, Recherches embryogéniques sur les éricales, comparaison avec les primulales, Paris, Librairie générale de l'enseignement, (BNF 33208764).